Exposition

Noirs de cuivre, Exposition de Bernard Dejonghe

  Je la regarde et je vois le soleil dans la nuit, Je la regarde et je sens la chaleur du corps noir. Loin du grand four, les atomes de cuivre parlent encore à mes yeux le langage de la flamme. Et je la regarde encore et encore et je pense à tous ces cailloux […]

 

Je la regarde et je vois le soleil dans la nuit,
Je la regarde et je sens la chaleur du corps noir.
Loin du grand four,
les atomes de cuivre parlent encore à mes yeux
le langage de la flamme.
Et je la regarde encore et encore
et je pense à tous ces cailloux célestes,
ces pierres errantes échouées solitaires,
sur la terre brulée des déserts.
Voir le noir, voir dans le noir,
et s’abandonner au silence cosmique,
au silence premier de la matière,
au coeur de la nuit en Atacama

Violaine Sautter – géologue – 22/09/18
Directrice de Recherche CNRS

 

 

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