Exposition
Impressions volatiles permanentes | Isabelle Varlet
Exposition capsule individuelle dans le cadre de la résidence collective Edition
L’événement en images
Vernissage dimanche 1 février de 14h à 17h
Impressions volatiles permanentes est un deuxième rendez-vous autour de la recherche d’Isabelle Varlet axée sur la mémoire familiale et le jardin. Après son projet L’âge d’or exposé en 2024 à la MDAC, c’est cette fois l’occasion de découvrir le prolongement de ses recherches dans une installation d’œuvres textiles.
Les soies imprimées présentées résultent d’un travail de transformation des archives photographiques familiales par un double procédé, tout d’abord artisanal par l’anthotypie, puis technologique par le développement génératif. Les images obtenues recomposent un monde à partir du fragment, un paysage de formes indéterminées semblable aux incertitudes de la mémoire. Leur couleurs proviennent des végétaux utilisés : iris, souci, géranium, glycine, canna. Elles sont ici installées enroulées-suspendues à des branches d’arbres fruitiers, refuges des jeux enfantins, qui libèrent leur parfum estival dans l’espace.
L’exposition présente également l’édition Famille de jardin.s qui retrace l’intégralité des trois années de recherche du projet L’âge d’or ainsi que les dessins originaux qui figurent dans le livre.
Cure care curation Anne Sechet
» Impressions volatiles permanentes
Ce titre n’est pas deux contraires, deux adjectifs qui se font face ni s’éloignent dos à dos.
C’est plutôt une invitation à la porosité. Une strate temporelle. Une complexité des archéologies des sensations. Une matérialité émotionnelle en strates.
Les Impressions c’est d’abord les anthotypes aux jus végétaux qui s’estompent au fil du temps, à la lumière du soleil ou des lumières des expositions.
Les impressions c’est aussi les sensations passées, les matières collectées, les sons, les mouvements du vent, les odeurs de figues qui s’estompent. Les souvenirs qui s’éloignent de la source, se transforment et échappent.
Mais en fait les textiles imprimés, les branches aux figues séchées-figées un temps, les chants enfantins dont on ne se souvient plus des paroles exactes. Tout chez Isabelle Varlet perdure de manière infime, intime. Bien longtemps après. Tout le temps après. Elle tisse les mémoires, ses mémoires, nos mémoires, comme un micro courant d’air libre qui strie doucement les herbes aux jardin.s, les anthotypes aux fenêtres ouvertes, et nos corps qui expérimentent ses espaces. «
Anne Sechet, 20 janvier 2026



