Exposition

Pulse (Spanda), Exposition de Nano Valdés

L’événement en images

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Nouvelle exposition au Dolceacqua Arte Contemporanea !
A découvrir du vendredi au dimanche, de 15h30 à 18h30 ou sur RDV

Pulse (Spanda)

Quand les hommes l’enroulent,l’espace comme s’il s’agissait d’une peau, alors la fin de la douleur viendra sans connaître Dieu.

Śvetāśvatara-upaniṣad

Une grande partie de mon travail artistique tourne autour du concept de limite en tant que ligne de démarcation qui sépare un intérieur de l’extérieur. Les limites construisent, permettent de vivre là où il y avait de l’espace avant.

Donc dès le début j’ai été très attiré par les contenants, que j’ai compris comme des métaphores de l’être. Le signifiant résidait dans la manière dont ces limites étaient construites ou déconstruites. Souvent, la différence entre être (à l’intérieur) et ne pas être (à l’extérieur) était représentée par des conteneurs qui se dissolvaient, se brisaient après avoir tourné dans un équilibre précaire, coulaient, s’enfouissaient, gonflaient ou se dégonflaient, et finissaient par faire partie du tout.

Il y a une intuition artistique, étant donné que beaucoup de mes œuvres vont involontairement dans cette direction, qui me suggère qu’il y a peu de différence entre l’intérieur et l’extérieur, séparés par cette fine membrane qu’on appelle « l’être ». Nous sommes l’écho du dehors et nous construisons constamment ce qui est dehors.

Le mot Spanda, qui du sanskrit fait allusion à la pulsation primordiale ou vibration créatrice dans tout l’univers*, sert à encadrer l’œuvre qui sera installée au DAC Art Contemporain, où le spectateur est face à un grand ovale (diaphragme) qu’il respire et se déplace comme s’il s’agissait d’une vague. L’espace est intrinsèquement lié au temps et le sujet transite dans l’intervalle entre les deux limites du souffle. Cette membrane (matrice) pourrait être considérée comme un seuil qui change continuellement de sa forme concave, qui invite le visiteur à scruter l’espace vide, à la forme convexe, qui envahit lentement la pièce obligeant les spectateurs à reculer.

J’aime souligner l’apparente dualité entre présence et vide, intérieur et extérieur, accueil et poussée, féminin et masculin ; Apparent car c’est la même membrane qui, grâce aux différences de pression atmosphérique, passe d’un côté à l’autre de la pièce.

La plupart du temps, le spectateur reste dans le territoire entre inspiration et expiration, là où tout est possible ; la membrane devient une pure possibilité plastique, comme les ondes, toutes semblables mais pas pareilles.

Ainsi Pulse (Spanda) répond à l’intuition que nous ne sommes plus les seuls à traverser l’espace immobile et passif, mais que l’espace bouge aussi autour de nous.

Rien ne s’arrête, tout vibre.

 

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