Exposition

Empreintes #2 – Claire CHEFDEVILLE

Cette exposition intègre le parcours d’exposition « Des retours d’odyssées » du Musée muséum départemental des Hautes-Alpes.

L’événement en images

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« Mon travail d’atelier s’inscrit dans une démarche opératoire et dans l’expérimentation de matières pour produire des formes. Je mets en œuvre des procédures d’empreintes d’éléments du corps, d’objets ou de lieux, chargés de mémoires et de blessures, avec des matériaux « à prise » : le mortier-colle, l’alginate, le latex et le béton. Ainsi, mes […]

« Mon travail d’atelier s’inscrit dans une démarche opératoire et dans l’expérimentation de matières pour produire des formes. Je mets en œuvre des procédures d’empreintes d’éléments du corps, d’objets ou de lieux, chargés de mémoires et de blessures, avec des matériaux « à prise » : le mortier-colle, l’alginate, le latex et le béton. Ainsi, mes travaux ont une relation indicielle avec des objets qui sont en rapport avec la maison et le corps, avec ce qui fait tenir debout, ce qui protège et enveloppe : la fondation ou la colonne vertébrale ; des parois, murs et baies vitrées ; la peau ; un châle, un dessus-de-lit, une valise chargée d’histoires familiales.

L’empreinte porte en elle une présence paradoxale, celle de l’absence, et ainsi mes travaux portent à interroger des mémoires, des transmissions et des blessures, qui me conduisent à aborder des formes de reconstruction mémorielle et réparatrice. Je m’intéresse tout particulièrement aux transmissions entre les femmes de différentes générations et de différentes cultures.

Dans mes dernières recherches, j’effectue un passage vers des mémoires plus collectives, dans des lieux chargés d’histoire, me conduisant par exemple à réaliser des empreintes des pierres usées par les genoux des femmes, au lavoir de ma ville, Martigues. C’est une forme d’hommage à ces femmes lavandières, ces femmes du peuple, dont le travail et la place dans la société sont invisibilisés. »

Claire Chefdeville

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