Jean Charles BLAIS, VOILÀ

Exposition

Jean Charles BLAIS, VOILÀ

Exposition personnelle jusqu'au 19 septembre 2020

Jean Charles BLAIS, VOILÀ
1/4
  • Jean Charles Blais, 2020, ©Anthony Lanneretonne

    Jean Charles Blais, 2020, ©Anthony Lanneretonne

  • Courtesy de l'artiste et de la galerie Catherine Issert

    Courtesy de l'artiste et de la galerie Catherine Issert

L’exposition consacrée par la galerie Catherine Issert à Jean Charles Blais présentera ses oeuvres les plus récentes et développera des connexions avec certaines oeuvres plus anciennes. Des peintures inédites qui tissent, avec certains vocables de son travail antérieur, des formes et des tournures inattendues. L’exposition est à voir comme une plongée dans la praxis de l’artiste.

Comme le souligne Michaël Semff (1) , « si les premiers travaux de Blais peuvent de prime abord sembler très différents de ceux de ses phases de création ultérieures, son oeuvre n’en est pas moins marquée, jusqu’à ce jour, par des constantes essentielles. Du point de vue du contenu, l’attachement à la représentation de la figure prédomine et, du point de vue esthétique, la tendance à la fragmentation et au renversement permanent des proportions se manifeste, dès le début, par la coexistence de formats tantôt gigantesques, tantôt, comparativement, minuscules (2) »

Confiant dans le processus de la peinture, Jean Charles Blais adopte une mise en péril volontaire, réfute les notions d’identité et d’inédit en s’appuyant sur un large champ référentiel dans lequel se croisent, entre autres et indifféremment, des ex-voto napolitains et le suprématisme. Au fil du temps, Blais a « constitué une collection d’images, de reproductions photographiques, une iconographie hirsute associée au goût [qu’il a] pour ce qu’elle décrit : prédominance du sujet, mais aussi détail d’une posture singulière, attirance pour des images déjà composées. Pas l’influence, non, l’observation d’un modèle, la copie instructive d’une complexité déjà disposée au regard (3) ».

Jean Charles Blais s’est toujours attaché au fait « que l’image en soi était occultée par son contenu, par le narratif. Pour montrer clairement ce qui m’intéresse dans les images, j’ai passé beaucoup de temps à les libérer de tout cela. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de raconter des histoires ou de faire de la littérature. On pourrait dire que ce qui m’importe depuis toujours, c’est la représentation du corps, et le « comment » de la représentation (4) ».

 

____________________________

(1) Michaël Semff, ancien directeur de la Staatliche Graphische Sammlung, Munich 

(2) In Evocation – Défense – Disparition, Michaël Semff, cat. exp. Jean Charles Blais, Musée Picasso d’Antibes, 2013, p.39

(3) In Trop près, trop loin, Op. Cit, p.33

(4) In « Jean Charles Blais ûber seine Arbeit mit stoffen- Auszûg aus einem Gesprâch mit Pascaline Cuvelier », mars 1998, cat. exp Jean Charles Blais, Vienne, Bawag Foundation, 1998, p.5-6. 

Haut de page