Ateliers, Exposition, Parcours
Parcours Galerie Ambulante 2026 / Laurent Le Forban
L’événement en images
C’est un espace feuilleté et enchevêtré : un camion cabanon et grotte, la grotte Laurent. (2) A l’intérieur polypier d’images, les images nous traversent nous constituent, collés directement sur le support, mise en abimes diverses, c’est pour moi l’équivalent d’une mémoire.
Parcours Galerie Ambulante, Vallée de la Roya du 30 mars au 10 avril 2026
Lundi 30 et mardi 31 mars Tende / Jeudi 2 avril la Brigue / Vendredi 3 avril St Dalmas de Tende / Mardi 7 , jeudi 9, vendredi 10 Breil sur Roya
Depuis 1999 , l’association ART’ccessible mène un parcours dans Marseille et ses environs, s’étendant au delà des bouches du Rhône jusque dans la vallée du Queyras, de la Roya ou encore aux alentours l’arrière pays Niçois.
Ce parcours est mené à l’aide de la Galerie Ambulante, véhicule aménagé en espace d’exposition. Cette mobilité permet à l’artiste Stéphane Guglielmet de présenter des œuvres à différents publics souvent éloignés de l’offre culturelle de par leur situation géographique ou sociale. Le but est d’établir une relation particulière entre les participants et l’œuvre présentée, de sensibiliser les personnes, enfants comme adultes, au travail d’un artiste et par la même à la création contemporaine.
Tout sujet tisse des relations comme autant de fils d’araignée avec certaines caractéristiques des choses, et les entrelace pour faire un réseau qui porte son existence. Jacob von UEXKÜLL (1)
Entretien avec Laurent Le Forban
Questions de Stéphane Guglielmet
Est-ce que tu peux m’expliquer le projet d’exposition pour la Galerie Ambulante ? On est dehors, face au véhicule extérieur.
C’est un espace feuilleté et enchevêtré : un camion cabanon et grotte, la grotte Laurent. (2) A l’intérieur polypier d’images, les images nous traversent nous constituent, collés directement sur le support, mise en abimes diverses, c’est pour moi l’équivalent d’une mémoire. A l’extérieur feuilletages
modulables des tissus qui retracent mes sensations de baignades. Pour ce projet, j’ai continué mon travail sur les reflets et les mouvements de l’eau avec la peinture soustractive sur des foutas et des grands tissus. On y retrouve le motif des reflets de l’eau qui se reflètent partout, tous ces motifs un
peu chatoyants qui donnent la trace des gestes. L’idée générale, c’est qu’il n’y a plus d’intérieur ou d’extérieur. À l’intérieur du camion, il y a des photos qui reprennent cette idée de mondes maritimes. Je voulais faire un objet complet qui reprenne cette idée de tisser le dedans avec le dehors.
Ce qui me plait beaucoup dans les foutas, ce sont leurs origines et usages polyvalents. Ibn Battûta explorateur marocain découvre la fouta en Inde vers 1330, elle sert de couchage et de vêtements avant l’arrivé du pantalon. D’autre part la fouta pour moi rappelle les tapis persans avec ses franges.
L’hiver, je n’ai plus de jardin et grâce à mon tapis j’ai un jardin à l’intérieur de ma maison. C’est mon petit en dedans/dehors. Le dedans/dehors, c’est un problème qui regarde fondamentalement la peinture. L’installation est modulaire. À chaque voyage, on peut se dire « aujourd’hui, je vais mettre ça, comme ça, je vais faire en sorte que cette partie prenne plus de place… ». Quand on rentre dans le camion, on tombe sur le monde intérieur en relation directe avec le monde extérieur. Il y a toutes ces images qui sont directement collées dans le camion avec une mise en abîme du monde aquatique, des élastiques qui rappelle l’exposition que l’on avait faite à Territoires Partagés, une pensée Kung Fu « Be water my friend » comme disait Bruce Lee. Je peux être tendu ou prendre une autre forme, je suis un être et un espace élastique.
Suite de l’entretien avec laurent Le Forban territoirespartages.com











