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Danse, Exposition, Festival, Performance, Projection, Publication

OUVERTURE(S)

Une exposition personnelle de Michaël Allibert et Jérôme Grivel à la Galerie Uni-Vers-Photos, dans le cadre des Rencontres cinématographiques In & Out - Festival du film Queer de Nice
sous le commissariat d'Isabelle Pellegrini - Circa

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L’événement en images

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OUVERTURE(S) : une exposition personnelle de Michaël Allibert et Jérôme Grivel à la Galerie Uni-Vers-Photos dans le cadre des Rencontres cinématographiques In & Out – Festival du film Queer de Nice, sous le commissariat d’Isabelle Pellegrini – Circa

Exposition du 31 août au 18 septembre 2021

à la Galerie Uni-Vers-Photos 1 rue Penchienatti à Nice – dans le cadre des Rencontres cinématographiques In & Out – Festival du film Queer de Nice

sur rdv du 31/08 au 10/09

Vernissage le vendredi 10 septembre de 18h à 21h

puis de 15h à 19h du 11 au 18 septembre sauf dimanches et lundis

ou sur rdv (par sms) au 06 24 09 98 03 ou au 06 61 93 02 52

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Michaël Allibert & Jérôme Grivel poursuivent depuis plusieurs année un travail de recherche à la croisée de leur discipline entre art visuel et art vivant.

Bien que leurs pratiques soient différentes (l’un est chorégraphe, l’autre plasticien), les lignes de force qui traversent leurs travaux respectifs se rejoignent : la place du corps de l’actant et/ou du spectateur-visiteur au sein des propositions, les systèmes coercitifs ou encore la fausse inefficience des structures de Jérôme Grivel face à l’immobilité chorégraphique de Michaël Allibert. Chacun à sa façon, ils mettent en place des dispositifs de perception, des propositions pour appréhender son propre corps, celui des autres et celui de l’espace qui les entoure.

Le projet Ouverture(s) :

Les recherches autour de la notion jouir, qui ont germé en mai 2015 et qui ont été accompagnées par L’L*Chercher autrement en arts vivants à Bruxelles à partir de janvier 2017, nous ont mené à interroger plusieurs notions : le consentement, le pouvoir et ses modalités de partage, l’ennui, la performativité du genre (artistique), le corps comme objet d’étude, les normes et leurs empêchements, notre propre pratique d’artiste et le système dans lequel nous évoluons.

Une notion connexe à celles précitées est apparue : l’obscène, qui signifie étymologiquement ce qui est hors de la scène, ce qui ne devrait pas être montré. Si l’on applique cette définition au domaine de l’art, on peut qualifier d’obscène tout ce qui n’est habituellement pas représenté au public, comme les activités d’atelier ou de studio, les recherches théoriques ou pratiques préalables, la création et ses modalités, l’écriture du geste, la préparation au mouvement, les protocoles d’interprétation ou, encore, les différentes discussions concernant le projet avec les institutions, les lieux de diffusion ou les différents partenaires de production.

Ouverture(s) s’intéresse à ces à-côtés, aux préalables, à tout ce qui pourrait, d’une certaine façon, être impropre à la représentation et qui, pourtant, déploie tout un ensemble de matériaux chorégraphiques, plastiques, dramaturgiques et sensibles.
L’importance donnée aux étapes de visibilité dans les arts oblitère pour le public 90% du travail de l’artiste et donne à l’objet fini (le spectacle ou la sculpture) un statut de supériorité par rapport à ce qui a amené cette réalisation sans qu’il y ait finalement de raisons à cela.

En exposant ou en représentant « la chose en train de se faire » à différentes étapes de son élaboration, nous cherchons d’une part à déplacer le centre d’attention de l’œuvre vers ce qui la précède ou vers ce qui est mis en jeu pour qu’elle advienne et d’autre part à ce que le regard du public ne soit pas porté sur la finalité mais sur le parcours de l’objet en question.

Ce que nous montrons, ce sont des fragilités, des interrogations, des expérimentations, des erreurs et des ratés aussi, parce que l’espace artistique permet de décider qu’ici ce sont ces notions qui priment et pas nécessairement celle de la force, de la puissance ou de la réussite.

Tous les modules proposées sont pensé pour pouvoir entrer en conversation avec le public dans le sens où ce ne sont pas des représentations (du moins pas seulement) et qu’elles donnent donc la possibilité aux interprètes de s’extraire et d’être dans l’échange avec celui ou celle qui regarde, s’intrigue ou s’interroge. Et, à chaque fois, cette rencontre a la possibilité de se faire sous toutes sortes de formes en fonction des désirs de chacun, par exemple en participant à un training tout en ayant conscience que ce training est un pièce performative à part entière, ou en discutant, échangeant sur ce que nous faisons, pourquoi, ou encore en pénétrant avec son corps l’espace de cette recherche et devenir d’une certaine façon interprète de la proposition et plus seulement spectateur.

Ouverture(s) est un espace de possibles, d’utopies artistiques et un carrefour d’échange horizontal entre tous les protagonistes en présence sans distinction entre « spécialistes » ou « non-spécialistes » 

Michaël Allibert & Jérôme Grivel
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Présentation de quelques-unes des séries exposées :

Triolisme / Relation

 Les recherches en atelier comme matériaux de base à une pièce.

Pour la série Triolisme, des captations vidéo d’ateliers d’expérimentation intitulés « Avoir la jouissance du corps de l’autre », qui proposaient à un interprète de consentir à devenir l’objet des deux autres, ont été retravaillées en vue d’une composition photographique.

 La série « Relation » est une variation photographique de la pièce « Activité d’atelier (cubes) » présente sous forme de vidéo.

 Ces deux séries procèdent d’une méthodologie de travail commune que nous développons depuis quelques années. Nous tentons d’établir un vocabulaire formel et conceptuel à partir de thèmes récurrents, de matériaux familiers et d’expérimentations corporelles. Variations et altérations sont ici en jeux dans une esthétique de l’auto-engendrement.  

Correspondre

L’échec comme matière première. Dessins reproduisant « à la main » des lettres répondant de façon négative à nos sollicitations de soutien. Ou comment retourner les rapports de dominations, de pouvoirs et d’empêchements. C’est aussi une façon d’inclure dans l' »artistique » (les œuvres) le « para-artistique » (les échanges avec les institutions).

Modèles à conversation

Série de sculptures manipulables de différentes tailles et finitions mais suivant le même plan de construction. Elles sont laissées à libre disposition des personnes désireuses de « converser » avec elles.

Retours – Claire

Les retours « sur le vif » d’une spectatrice suite à la représentation d’une performance qu’elle a vu seule. Aucunes indications préalables ne lui ont été fournies et elle livre ici ses impressions, seule face à la caméra. Considérer la parole du public et l’interprétation qu’il ou elle fait d’une œuvre comme un support d’extrapolation pour une nouvelle œuvre : celle qui s’invente à l’écoute de la parole déployée, des sentiments partagés et du corps exprimé.

https://www.trucmuche.org/ouvertures

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Michaël Allibert

Plusieurs récurrences traversent le projet chorégraphique de Michaël Allibert : un motif rythmique (la lenteur), un motif gestuel (l’immobilité) et un motif pictural (le corps nu). Ce sont autant d’éléments constitutifs de propositions qui tentent de mettre en jeu des statuts poétiques/politiques dans des environnements poétiques/politiques interrogeant notre façon d’habiter les espaces et de converser avec ceux qui les peuple.

La plasticité sculpturale de cette écriture « infra- chorégraphique » et les différents formats de représentation qu’expérimente la compagnie depuis 2009 (frontal, quadrifrontal, muséal, en immersion) tendent toujours à mettre le public dans une situation de questionnement en l’invitant à participer à une production collective d’imaginaire.

De 2011 à 2020, il est artiste-chercheur au sein de L’L*Chercher autrement en arts vivants à Bruxelles.

En juillet 2012, Michaël Allibert a été invité par la SACD et le festival In d’Avignon dans le cadre des Sujets à vif.

En 2020, une autre commande lui est faite par la SACD est le Festival ActOral dans le cadre de l’objet des mots, avec l’auteure et plasticienne allemande Sarah Bahr.

Depuis 2021, il est membre de l’ACD – association des chercheurs en danse.

Très investi sur son territoire d’implantation, il crée différents dispositifs de médiation, de diffusion d’oeuvres, de soutien aux artistes et d’actions pédagogiques. 

 

Jérôme Grivel 

Jérôme Grivel s’attache à explorer, à travers différentes disciplines et fils de pensée, les rapports enchevêtrés, sensoriels, physiques et spatiaux, entre situations, environnements et corps, et les relations sociales et états psychologiques qu’ils entraînent. Décliné sur le mode performatif, son répertoire sculptural, vocal et filmique convoque les « tactiques » émises par les courants conceptuels subversifs des années soixante-dix avec l’apparente légèreté des reprises de tubes. Désamorçant les faits perceptuels mêmes qu’elles semblent appeler, ses œuvres tantôt labyrinthiques, cryptiques ou énigmatiques ouvrent des perspectives critiques sur les mécanismes informant nos expériences et nos émotions. Contraintes absurdes, détournements d’usages normatifs donnent lieu à des situations extrêmes autant que dérisoires, brisant toute fétichisation des codes et langages, esthétiques y compris. 

Diplômé de l’ENSA Villa Arson (Nice), Jérôme Grivel expose, performe et est accueilli en résidence en France et à l’étranger et notamment au Palais de Tokyo, Paris (Fr); Collection Lambert, Avignon (Fr); Kunsthausl6, Fribourg (De), Museum of impossibles forms, Helsinki (Fi), Espace de l’Art Concret, Mouans Sartoux (Fr); Institut d’Art Contemporain, Villeurbanne (Fr); Biennale de Mulhouse (Fr); Salon de Montrouge (Fr);  Site Gallery, Sheffield (Uk) 

Depuis 2016, il est artiste invité au laboratoire Espace Cerveau, le laboratoire de recherche artistique de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne et entre 2019 et 2021, artiste associé au laboratoire de recherche CNRS Factory à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse. 

Il a été finaliste du prix international Françoise pour l’œuvre contemporaine en 2016, a été nommé à la Bourse Révélation Emerige en 2017, finaliste du prix science Po pour l’art contemporain en 2019, du Salomon foundation residency award en 2020 et du prix de dessin Pierre-David Weill, académie des beaux-arts en 2021.

http://www.documentsdartistes.org/artistes/grivel/repro.html

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