Exposition, Festival, Projection

Renata HAAR – Festival OVNi

B O A T + FLOWER MOUTH

L’événement en images

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« Je cherche à réfléchir sur des sujets très humanistes, liés à la vie ou à la mort. Et dans toute cette lourdeur, on retrouve aussi de la joie, le ciel bleu, la fête et le côté un peu léger des choses. » R. H.

Pour le Festival OVNi 2022, Isabelle Pellegrini – Circa en tant que curatrice invitée, présente le travail de l’artiste brésilienne Renata Haar dans une chambre de l’Hôtel Windsor.

Deux vidéos de l’artiste – « Flower Mouth » et « BOAT » (inédite) seront projetées en continu pendant les 3 jours, accompagnées d’œuvres sur tissu et papier afin d’être immergé.e dans l’univers créatif de Renata.

Ma pratique vidéo part toujours des textes réunissant mes écrits et pensées sur mes cahiers d’artiste que je remplis depuis 2005 et dont j’organise des extraits afin de trouver le ton le plus juste.

Les images en mouvement ont pour but de créer l’atmosphère propice pour entrer plus profondément dans le texte (et aussi en sortir). L’idée est de réaliser des poèmes visuels hypnotiques, où les limites des médiums puissent être explorées, poussées à leur maximum. Dans le travail technique de réalisation, je suis accompagnée par mon frère Caio Haar.

Mes vidéos mélangent de extraits de films et d’écrits de mes archives personnelles et des images que je trouve sur internet. Ensuite, à partir d’une parole ou d’une image « clef », je réalise une sorte de tissage entre ces images et les textes afin de créer une possible synesthésie.

 

“BOAT” part de la phrase “Nous sommes tous tombés d’un bateau” qui m’a été dite par une personne qui m’est très chère. Cette phrase évoque, dans l’étape actuelle de mes recherches, l’exode et ses reflets. De là, le texte souhaite rendre compte des questionnements existentiels, poétiques ou picturaux dans le contexte de changement d’ère et ses paradigmes. Ainsi comme dans mes derniers « videos essays », le paysage comme corps, la nature comme phénomène artistique, l’invisible comme matière première, basés sur la quête de toucher l’inframince (avec son humour aussi) sont toujours présents comme axes de mon travail.

« Apples that grew from hair, hair that reaches the moon, juices from the center of the earth.
A fierce fiery heart licking essence of natural resines, on an eclipsed lake, in the center of the dark forest.» (extrait)

 

“Flower Mouth” a été réalisé pendant un auto-exil de presque 2 ans au moment de la pandémie de Covid, à Caraíva, un petit village à Bahia au Brésil, que je fréquente depuis 2001. La nature y est omniprésente et les ressources techniques assez rares. Les vidéos utilisées pour ce film on été enregistrées là-bas et faisaient partie de mes archives personnelles. La phrase de Vita Sackville-West que quelqu’un m’avait dite et que j’avais retenue : “In times of war we need to talk about the flowers” résonnait dans ma tête depuis longtemps, comme une volonté de trouver dans le banal et le spectaculaire de la nature une issue pour jouer le paysage comme corps, la nature comme phénomène artistique, l’invisible comme matière première, basés sur la quête de toucher l’inframince (avec son humour aussi) qui sont les axes de mon travail.

« Púrpura, pourpre

Ça n’a rien à voir avec les fleurs

Mais à l’origine d’un mollusque

Tout est parsemé de violet et de l’invisible. » (extrait)

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