« J’ai comme vous-même j’imagine besoin de pas mal de silence et de distance. »

Une exposition de Jérôme Joy

« Ce sont sans doute des petites transes que généralement on garde pour soi. » J. Joy

« J’ai comme vous-même j’imagine besoin de pas mal de silence et de distance. »

Une exposition de Jérôme Joy

Du 18 septembre au 17 octobre 2021

Jérôme Joy est artiste, musicien, compositeur, interprète, auteur, membre de The Thing (NYC), d’Avatar (Québec), du P9 (Saint­-Nazaire), et de plusieurs ensembles de musique expérimentale. Il a initié plusieurs différents projets internationaux : Collective JukeBox, nocinema.org, RadioMatic / Streaps, Locus Sonus, NMSAT, Auditorium Terre/Mars. Il a été professeur à la Villa Arson (1992-2010), et à l’ENSArt Bourges depuis 2010.

joy.nujus.net

JÉRÔME JOY, Les Dahlias (par centaines, dans le noir), 2020-21. Installation audiovisuelle

« Les réalisations de Jérôme Joy depuis plusieurs décennies sont toutes reliées entre elles par un récit sous-jacent, sans que chacune de ses œuvres ne s’arrête vraiment, mais constitue, une-à-une, une sorte d’éclairage momentané, “de lampe de poche”, au travers d’un travail au long cours, de terrain et de fond.

Dans ce travail, beaucoup de formes sont différentes et autorisées, beaucoup de sauts et de glissements de pratiques aussi, entre musiques, sons en espace, documents, de plus en plus d’images, des textes, des livres, à partir de simples assemblages et captations, ce dont sa récente collaboration avec David Ryan (Palais de Tokyo, 2016) témoignait et re-montrait une des origines.

Alors on dira qu’il s’agit d’un espace psychique, d’un espace sensitif de rapport au monde, d’une zone étrange oscillante entre langue et non-langage, à l’imaginaire éloquent, dont l’objectif est d’inverser le visible et l’invisible, par le biais d’une fragile recherche de l’extrême et du brûlant. C’est comme plonger dans l’eau ou se tenir un temps, pour essayer ou pour retrouver une sensation, dans un angle en plein vent ou encore à un emplacement en plein soleil. Ce sont sans doute des petites transes que généralement on garde pour soi. Elles sont momentanées, improvisées, et néanmoins solides, et la proposition est de les prendre au sérieux, sans plus. »

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