Exposition, Projection

Photographier les vodous : Catherine De Clippel

Commissariat : François Cheval et Yasmine Chemali

L’événement en images

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  • © Catherine De Clippel, Vodou Legba, 1989, Séko, Togo

    © Catherine De Clippel, Vodou Legba, 1989, Séko, Togo

  • © Jean-Paul Colleyn, Catherine De Clippel filmant une cérémonie de succession, 1988, Anfouin, Togo

    © Jean-Paul Colleyn, Catherine De Clippel filmant une cérémonie de succession, 1988, Anfouin, Togo

  • © Catherine De Clippel, Vodou Zangbeto, 1989, Séko, Togo

    © Catherine De Clippel, Vodou Zangbeto, 1989, Séko, Togo

  • © Catherine De Clippel, Vodou Djagli, Tournage du film « Les Dieux-Objets », 1989, Séko, Togo

    © Catherine De Clippel, Vodou Djagli, Tournage du film « Les Dieux-Objets », 1989, Séko, Togo

« Ce qui nous arrive ici, en plein visage, à l’improviste, ce n’est pas l’habituelle matière à curiosité […], ce précieux butin, il n’était pas à la portée d’un touriste ordinaire, ou même à un ethnologue du modèle habituel, de le conquérir […] Pierre Verger ne dit pas tout, et ne montre pas tout. Car c’est, aussi, un sage. » Préface de Théodore Monod, dans Pierre Verger, Dieux d’Afrique, Paris : Paulartmann, 1954.

À propos de l’exposition

 

Trop facilement associé aux morts-vivants ensorcelés, aux poupées violentées et à la magie noire, le vodou est une croyance actuelle bien éloignée des affabulations qui l’entourent. En Afrique de l’Ouest, la photographe, réalisatrice et productrice Catherine De Clippel (née en 1940 à Aalst, Belgique) a rencontré les adeptes de cette religion animiste. Elle en rapporte des images se situant à la frontière du document ethnographique, de la photographie documentaire et de l’esthétique grâce à une expérience qui traduit une sincère ouverture à l’autre.

 

En utilisant la photographie pour immortaliser les objets vodous et en choisissant sciemment la vidéo pour observer les rituels, Catherine De Clippel questionne les langages propres à l’image fixe et animée. Le Centre de la photographie de Mougins lui consacre une monographie qui mêle de grands tirages sur papier de riz et une installation vidéographique inédite. Une volonté scénographique qui dépasse la simple exposition de photographies pour affirmer qu’une pratique documentaire peut produire de véritables objets artistiques.

L’exposition « Photographier les vodous : Catherine De Clippel » est la première partie d’une recherche en deux temps intitulée « Ce qui nous arrive ici, en plein visage », selon l’expression de Théodore Monod. L’exposition « Amexica : Marie Baronnet » (4.03 – 4.06.2023) constituera la seconde partie et fin.

Installation vidéographique inédite à partir du film Les Dieux-Objets

Togo, 1989, 51 min, 16 mm, couleur
Réalisation : Jean-Paul Colleyn et Catherine De Clippel
Conseil scientifique : Marc Augé et Jean-Pierre Dozon
Production : Acmé films, RTBF, La Sept, ORSTOM, avec le concours de la RTSR et de FR3
Création vidéographique sur papiers suspendus en polyvision : Jean Michel Sanchez (on-situ)

 

Dans un village de la côte togolaise, le prêtre guérisseur Sewavi vit avec ses vodous. Son sanctuaire est peuplé de ces « dieux-objets » qu’il consulte pour soigner les maux, guérir ou trouver des remèdes grâce à la divination. Les vodous sont très présents dans le quotidien des villageois.

 

Catherine De Clippel

Catherine De Clippel est photographe, réalisatrice et productrice de documentaires, en particulier sur l’Afrique de l’Ouest. Elle a exposé ses photographies en France et à l’étranger et publié plusieurs ouvrages en collaboration avec des musées.

 

www.centrephotographiemougins.com

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