Exposition, Performance

Carte blanche – Matthieu Saladin

aeradio.fr

Dans le cadre des ses Cartes blanches radiophoniques, l’Atelier Expérimental invite l’artiste Matthieu Saladin, qui prendra pendant une semaine le contrôle de la programmation de l’AEradio (aeradio.fr).

Matthieu Saladin

Matthieu Saladin, artiste et musicien, vit et travaille à Paris. Sa pratique s’inscrit dans une approche conceptuelle de l’art, réfléchissant, à travers un usage récurrent du son, sur la production des espaces, l’histoire des formes et des processus de création, ainsi que sur les rapports entre art et société du point de vue économique et politique. Elle prend aussi bien la forme d’installations sonores et de performances que de publications (livres, disques), de vidéos et de créations de logiciels.

Il est maître de conférences en arts sonores à l’université Paris 8, membre de l’équipe TEAMeD au sein du laboratoire Arts des images et art contemporain (AI-AC). Sa recherche théorique porte principalement sur l’art sonore et les musiques expérimentales. Il codirige la collection Ohcetecho aux Presses du réel, participe aux comités de rédaction des revues Volume! et Revue et Corrigée, et a été directeur de rédaction de la revue de recherche TACET.

Son travail est représenté par la galerie Salle Principale et est présent dans les collections du FRAC Franche-Comté, du FRAC Normandie Rouen et de la Fondation Kadist.

matthieusaladin.org

 

La capture de l’inaudible

Depuis plusieurs années, Matthieu Saladin, à travers un travail de recherche, d’édition et de performance, se penche sur l’inaudible.

« D’une part, l’inaudible est ici compris au sens de ce qui appartient au royaume des sons ne pouvant être entendus car se situant en-deçà ou au-delà du spectre audible par l’oreille humaine, ou bien masqués par d’autres sons plus forts émis simultanément ou presque. D’autre part, l’inaudible renvoie à ce qui excède l’écoute, sinon l’entendement d’un groupe, d’une communauté, voire d’une société, en tant qu’il est construit socialement, culturellement et historiquement, autrement dit à ce qui ne peut être entendu car demeurant inintelligible pour ce groupe, cette communauté ou cette société, et selon, là aussi, des effets de seuils et de masques. À l’acception phénoménologique de l’inaudible s’adjoint ainsi une acception politique, sans que l’on puisse en réalité tracer une frontière nette entre l’une et l’autre, notamment dès lors que l’on aborde l’écoute en tant que sens pris dans des dispositifs (du reste comme tous les sens), qui l’agencent de manière stratégique, la façonnent techniquement, juridiquement, historiquement et socialement, soit une écoute “appareillée” quand bien même celle-ci ne serait munie d’aucune prothèse visible. »

 

Les Cartes blanches de l’AEradio

aeradio.fr

De mai à décembre 2021, une série de Cartes blanches seront données à des artistes sur l’AEradio. Pendant une semaine, chacun.e de ces invités prendra le contrôle de la programmation de la radio de l’Atelier Expérimental, pour proposer ses propres séances d’écoute, mises en regard avec des références historiques (ou non), des archives, des ratés, des pensées, des amis… Conçue comme un lieu d’exposition et d’expérimentation à l’entière disposition des plasticiens, l’AEradio portera ces espaces d’expression à l’oreille des auditeurs.

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