Mostre
Derniers jours : Issei Suda / Fushikaden
Commissariat : Jérôme Sother, François Cheval et Yasmine Chemali
Exposition du 08.03 au 08.06.2025
Vernissage le 07.03 à 18 h 30
Avril – Septembre : Ouvert 11h – 19h
Fermé les mardis
Visite flash pour les individuels sans réservation tous les mercredis et samedis à 15h.
Immagini dell'evento
Issei Suda débute sa carrière comme photographe auprès de la troupe théâtrale expérimentale Tenjo Sajiki de Shuji Terayama en 1967, avant de commencer à travailler en tant que photographe indépendant en 1971. S’il emprunte son titre Fushikaden à la théorie du théâtre traditionnel nô, c’est bien de l’écriture cinématographique d’Hollywood ou des films d’Orson Welles que Suda, né en 1940, a été nourri.
À propos de l’exposition
C’est dans la lumière crue et belliqueuse de l’été que baignent les scènes de rue de Fushikaden, la série la plus emblématique du photographe japonais Issei Suda. Les images sont prises à Tokyo, où il réside, mais aussi et surtout dans les provinces plus éloignées du Tohoku, Hokuriku et Kanto, dont il écume au cours des années 1970 les matsuri, fêtes populaires traditionnelles, mi-religieuses, mi-profanes. L’archipel panse les plaies de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation américaine, et fait face à une croissance foudroyante jusqu’à devenir en quelques années la seconde puissance économique mondiale. La marche est forcée et le temps compté pour saisir le quotidien d’un pays aux prises avec une crise identitaire majeure, entre tradition ancrée et hystérie de la modernité.
« Issei Suda : Fushikaden » constitue le troisième volet d’une trilogie japonaise débutée au Centre de la photographie de Mougins avec l’exposition inaugurale « Isabel Muñoz : 1001 » en 2021 et poursuivie par « Yuki Onodera : La face cachée de la lune » en 2022.
Exposition réalisée en partenariat avec le Centre d’art Gwinzegal à Guingamp et la Galerie Akio Nagasawa, Tokyo.
Issei Suda
Né en 1940 à Tokyo. Diplômé du Tokyo College of Photography en 1962. Issei Suda est engagé comme photographe attitré de la troupe de théâtre expérimental Tenjo Sajiki de Shuji Terayama en 1967, avant de commencer à travailler en tant que photographe indépendant en 1971. Le prix Newcomer’s Award de la Photographic Society of Japan pour la série Fushikaden le propulse sous les feux de la rampe en 1976. Il reçoit ensuite le prix annuel de la Société photographique du Japon pour l’exposition de la série Monogusa Shui en 1982, suivi en 1985 du premier prix de photographie nationale à Higashikawa pour Nichijo no danpen – Fragment of Everyday Life. En 1997, son livre Human Memory reçoit plusieurs prix, dont le prix Domon Ken. En 2013, une exposition rétrospective Nagi no hira – Fragments of Calm est présentée au musée métropolitain de la photographie de Tokyo. Issei Suda décède le 7 mars 2019 à Chiba.
Image de Une :
© SUDA ISSEI Works
Miuramisaki Kanagawa, 1977
Tirage gélatino-argentique sur papier baryté.



