Pièces racontées

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Pièces racontées

Alexandra Ferrarini

Pièces racontées
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Pièces racontées Alexandra Ferrarini Programmation virtuelle et physique – juin à septembre 2020 Vernissage – septembre 2020 C’est l’histoire d’une exposition qui n’a pas pu avoir lieu, en temps et en heure, interrompue dans sa genèse par la crise sanitaire du COVID 19. Un arrêt brutal et inattendu, une expérience du repli et de la […]

Pièces racontées
Alexandra Ferrarini

Programmation virtuelle et physique – juin à septembre 2020
Vernissage – septembre 2020

C’est l’histoire d’une exposition qui n’a pas pu avoir lieu, en temps et en heure, interrompue dans sa genèse par la crise sanitaire du COVID 19. Un arrêt brutal et inattendu, une expérience du repli et de la vacance mais aussi de l’urgence et de la tragédie. L’expérience d’un monde stupéfait, d’une destinée commune, mettant notamment en exergue notre hyper-dépendance globale par la suspension de ses flux.

Programmé pour le mois de mars, l’accrochage de cette exposition est resté en suspens dans nos imaginaires respectifs. Et si j’emploie les termes « nos imaginaires » c’est parce qu’il s’agit également de l’histoire d’une rencontre avec une créatrice, Alexandra Ferrarini, qui œuvre avec la matière textile dans un domaine que l’on nomme génériquement la mode. De cette rencontre nous souhaitions faire émerger un projet d’exposition hybride dans un espace habituellement consacré à l’art contemporain et à l’édition.

Alexandra Ferrarini et moi-même nous avons donc beaucoup « rêvé » cette exposition durant ces deux mois de confinement. Frustrées, nous avons pu l’être, jusqu’à ce que nous découvrions les convergences synchroniques entre les modalités de sa production et l’impact de cette crise extraordinaire sur nos sociétés consuméristes ; une potentielle remise en question de nos modes de production, de consommation, d’être et de nous penser dans la contrainte du confinement, du ralentissement ou de l’arrêt, nous laissant aussi la possibilité d’entrevoir, peut-être et je l’espère, de nouvelles perspectives.

Loin de la logique propre à la globalisation, du dogme du « zéro stock » et du flux permanent incarné par de grandes enseignes telle que Zara pour ne citer qu’elle, Alexandra Ferrarini produit des pièces uniques ou en petite série qu’elle confectionne en fonction d’une temporalité qui lui est propre. Pas de collections au rythme imposé par l’industrie de la mode mais des vêtements modulaires créés dans une démarche expérimentale, artisanale et artistique. Des expérimentations formelles qu’Alexandra Ferrarini propose de catégoriser année par année et qui, au fil du temps, composent un vestiaire modulable, à assembler, dissocier ou superposer dans la continuité ou la rupture, formulant ainsi un nouveau récit à chaque assemblage.

Un vestiaire aux matières anachroniques – tissus déstockés, étoffes destinées à la haute couture, matériaux chinés – dont les textures participent pleinement à l’élaboration de son processus créatif au même titre que ses influences musicales, cinématographiques, issues de la pop culture comme de l’esthétique japonaise. Une « slow-fashion »  qui l’engage dans une démarche éco-responsable et  alternative à la consommation de masse et, au-delà, une vision portée par une expérimentation sensible, poétique et narrative.

A l’aune de cette expérience de latence caractérisée par le confinement de plus d’un tiers de la population mondiale, notre exposition « fantôme » se devait, à l’heure du déconfinement, d’épouser aussi les formes de l’expectative que nous vivons tous à présent.

Et parce que ce long ralentissement nous a aussi laissé de l’espace mental pour poser nos esprits loin des flux tendus et des contraintes ordinaires, de l’espace pour penser et rêver en somme, et parce que le travail d’Alexandra Ferrarini fait sens avec la décélération produite par cette crise sanitaire, il nous est apparu évident que nous devions et que nous désirions raconter l’histoire de cette exposition en l’égrainant jusqu’à son terme et son potentiel vernissage, nous l’espérons, en septembre.

Nous avons donc choisi de continuer à étirer le temps pour rendre compte, à partir de début juin jusqu’en septembre, de l’élaboration de cette exposition. De restituer et de documenter ce process autour de rendez-vous réguliers, virtuels ou physiques, afin d’être au plus proche de la temporalité inhérente à tout processus créatif ainsi qu’aux modalités sélectives propres aux dispositifs de monstration. Une exposition modulaire, racontée, en plusieurs actes…

Carine Micheli
Juin 2020

Infos Alexandra Ferrarini – Pièce à Porter https://alexandraferrarini.fr/ 

Programmation:

► Vernissage – Septembre 2020

► Les rendez-vous Online et physiques – Juin à septembre 2020

Acte I

Vendredi  5.06.20
Influences // Dialogue – Visite de l’espace de travail virtuel et restitution – Dropbox, Instagram, Facebook, sites de la galerie et de l’artiste

Vendredi 12.06.20
Investir l’espace // Préambule à l’exposition

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