Performance

Villafrança – La Cédille qui sourit – Soirée de performances à Villefranche

L’événement en images

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Performances et actions post Fluxus de 18h à minuit

La Cédille qui sourit est le nom de la librairie-boutique crée par les artistes Georges Brecht et Robert Filliou, avec leurs compagnes Donna Brewer et Marianne Staffeldt. Elle s’installe au 12, rue de May, à Villefranche-sur-Mer entre octobre 1965 et mars 1968. Cet atelier-boutique devient rapidement un lieu de rencontre légendaire par le récit qu’en ont fait les deux artistes, œuvre commune que Filliou baptisera parmi d’autres avatars le « Centre international de création permanente ».

Le 3 juin 2022, nous fêterons le non-Anniversaire de l’Art – et de La Cédille qui sourit – à travers une soirée de performances post Fluxus de 18h à minuit.

De 18h à 19h30 : TARABART ! Ou comment seize élèves du collège Port Lympia de Nice présentent un mesclun de performances, d’art, de niçois, de musique et de poésie, autant de signes d’intelligence adressés à Robert Filliou et sa Cédille qui Sourit villefranchoise. Tarabast (vacarme / cacophonie en niçois) + Art = TARABART !

De 20h à minuit : Actions post-fluxus menées par l’artiste Laurent Marissal.

« Il y a une ville, Villefranche-sur-mer. Il y a là-bas la rue de May, une boutique-atelier, la Cédille qui sourit, le feu épicentre d’activités fluxus. Il y a Robert Filliou et George Brecht. Il y a des hôtes, Camille Frasca directrice des Musées de la Citadelle et Eric De Backer chargé de mission au Département des Alpes-Maritimes. Il y a des élèves du collège Port Lympia et leurs professeurs. Il y a des temps incertains, il y a un non anniversaire de l’art, le 3 juin 2022.  Il y a la fête organisée autour de la Cédille qui sourit. Il y a Bertolt Brecht qui sans preuve du contraire n’a rien à faire dans cette histoire.  Il y a la preuve du contraire. Il y a un peintre, Laurent Marissal, auteur d’un livre Brecht & Brecht. Il y a une pièce de monnaie Bertolt ou George. Il y a, Bertoldiennes ou Georgiennes, des attitudes à prendre, des actions à tirer au sort.  Il y eut, il y a, il y aura des actions picturales non visibles non cachées quelque part entre Villefranche et Paris sur mer ; Nada en est l’index pointé. » (Texte de Laurent Marissal)

« L’Histoire Chuchotée de l’Art » ou comment naît l’Anniversaire de l’Art

C’est en anglais que l’artiste et poète Robert Filliou fait entendre pour la première fois son Histoire chuchotée de l’Art, sous le titre « Whispered Art History ». Cette première version enregistrée sur disques à Copenhague en 1963 est suivie d’une publication en anglais et en allemand dans le recueil Teaching and Learning as Performing Arts imprimé en 1970 à Cologne. Après quoi Robert Filliou donnera une transcription française du poème et organisera à Aachen (Aix-la-Chapelle), toujours en Allemagne, la première édition de « l’Anniversaire de l’Art », une manifestation publique imaginée en résonnance avec le poème.

Après sa disparition en 1987, L’Anniversaire de l’Art de Robert Filliou sera célébré d’abord ponctuellement puis régulièrement au Canada, en Europe, aux États-Unis, au Japon et ailleurs. L’Histoire chuchotée de l’Art est traduite chaque fois que nécessaire et le poème est ainsi transmis de place en place et de langue en langue.

À Villefranche-sur-Mer, L’Histoire chuchotée de l’Art a été présentée pour la première fois en niçois sous le titre « L’Istòria bisbilhada de l’Art » à l’occasion de la troisième édition in situ de L’Anniversaire de l’Art, le 17 janvier 2020. (Texte d’Eric De Backer)

 

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