moving things, 2020 - Violaine Lochu & Joao Fiadeiro. Photo Rachael Woodson

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Violaine Lochu et João Fiadeiro

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  • moving things, 2020 - Violaine Lochu & Joao Fiadeiro. Photo Rachael Woodson

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    moving things, 2020 - Violaine Lochu & Joao Fiadeiro. Photo Rachael Woodson

  • Violaine Lochu et Joao Fiadeiro - Photo Villa Arson

    Violaine Lochu et Joao Fiadeiro - Photo Villa Arson

Journées d’ouverture-vernissage les 17 et 18 octobre, de 10h à 18h.

Violaine Lochu et João Fiadeiro imaginent un projet collectif et évolutif qui est aussi l’aboutissement d’une année de recherche et de création au sein de l’école d’art de la Villa Arson autour des pratiques d’improvisation. Une exposition comme un « geste » improvisé et indéterminé, progressivement indexée sur des rencontres, incluant l’environnement physique, l’espace, le temps et la durée, les médiateurs ainsi que les publics.

L’exposition moving things réunit Violaine Lochu, performeuse, artiste visuelle et sonore française, et João Fiadeiro, danseur, chorégraphe et théoricien portugais. Sous le titre initial de « Légère et mouvante », le groupe de travail* à l’origine du projet leur a proposé de produire une exposition « non planifiée à l’avance, progressivement indexée sur des rencontres, incluant l’environnement physique, le temps et la durée de l’exposition, les médiateurs et les différents publics, et travaillant en circuit court avec un minimum de transports, production et formalités administratives alourdissant tant – et de plus en plus – les processus de mise en œuvre des expositions.»**

Violaine Lochu et João Fiadeiro ont répondu à leur façon.

Inspiré des ateliers de la Villa Arson, mais aussi de tabliers de jeux et des intérieurs japonais, Violaine Lochu conçoit une installation à performer, une sorte de playground aux possibilités infinies. Ce dernier est constitué de matériaux bruts, choisis pour leur potentialité de transformation (tissu, élastique, matières chimiques, œufs, gélatine, pâte à modeler, aluminium…) et sera activé par des performeurs formés à l’approche de l’improvisation*** transmise par João Fiadeiro selon l’analyse de leurs propriétés (poids, taille, matière, couleur…) et leurs potentialités performatives (sonore, chorégraphique, théâtrale…).

Ainsi ces éléments – pliés, rangés selon une esthétique minimaliste tout le long des murs de la Galerie Carrée du centre d’art – seront peu à peu déployés sur l’ensemble de l’espace selon un protocole précis : le visiteur est invité par un médiateur-performeur à répondre à un questionnaire aux allures administratives absurdes. Les réponses données sont codées, formant ainsi un “algorithme” qui se réfère à une partition recensant différents types de relations entre corps et objet. Ce code indirectement induit par les réponses du visiteur, indique aux performeurs quelle type d’action réaliser. A la fin de journée, l’espace central de la Galerie carrée est balayé afin que le lendemain, l’exposition reparte de zéro. Cette règle du jeu agit comme un écrin pour l’improvisation : en effet, le protocole a été conçu de manière à ce qu’aucune action ne soit écrite ou déterminée à l’avance, demandant aux performeurs une « composition en temps réel ».

Pour João Fiadeiro, composer « en temps réel » oblige à un changement de paradigme avec la notion de temps. Au lieu d’utiliser les expériences passées et les attentes futures comme paramètres, il s’agit pour lui d’opter pour une sensibilité radicale envers le moment présent. Le temps cesse d’être perçu de façon linéaire, il est vécu comme une bande de Möbius – où l’intérieur et l’extérieur, l’avant et l’après se mélangent et se confondent – créant les conditions pour «voir à nouveau», comme pour la première fois. Avec pour point de départ le coefficient d’invisibilité des corps en situation de s’adapter à toute convention (comme celle de visiter une exposition par exemple), les performeurs joueront des frontières entre le réel et la fiction, le vrai et le faux, l’absence et la présence. Ces oscillations contraires laisseront des traces qui participeront ainsi à la construction du paysage de l’exposition et seront documentées par les médiateurs par le biais d’une tablette numérique, outil qui leur permet de réaliser tout à la fois des vidéos, photos, textes et dessins. Agissant comme archives de l’exposition, ces documents sont mis en ligne sur le site www.movingthings.org, réalisé par le webdesigner Christophe Hamery afin que l’exposition soit accessible en permanence en ligne comme un laboratoire apparent où l’on aperçoit des fragments, des restes ou des traces d’actions inachevées, des objets trouvés ou oubliés… Cet écran sur une exposition en perpétuel mouvement fait également de moving things une réflexion sur la mémoire de la performance. Comment la documenter ? Quel statut donner à des images ? Un souvenir est-il une œuvre ?

Les workshops organisés par les deux artistes pour préparer les performeurs à interagir, à s’adapter à leur environnement, ainsi qu’à répondre à tout processus d’improvisation, et dans la lignée d’un programme de recherche annuel Improvisation/Indétermination***, vont également transmettre aux performeurs des manières de ne pas agir comme des simples interprètes mais comme des participants autonomes. Plus qu’esthétique, ce projet contient en effet une dimension éthique analysant les notions d’écoute, de transmission, d’engagement, de responsabilité individuelle et collective. Sujets éminemment politiques.


*Le groupe de travail à l’origine de l’exposition est formé de Jérôme Mauche (écrivain, éditeur et enseignant à la Villa Arson), coordinateur, Joan Ayrton (artiste et enseignante à la Villa Arson), Ondine Bréaud-Holland (philosophe et enseignante au Pavillon Bosio de Monaco), Alice Godfroy (improvisatrice et enseignante-chercheuse en danse), Eric Mangion (directeur du centre d’art de la Villa Arson) et Mathilde Roman (critique d’art et enseignante au Pavillon Bosio de Monaco).

L’exposition est en effet l’aboutissement d’une recherche collective menée entre septembre 2019 et mars 2020 par près de quarante artistes plasticien.enne.s, danseur.euse.s, théoricien.enne.s, performeur.euse.s, auteur.trice.s et plus de cent étudiant.e.s au cœur de trois institutions, la Villa Arson, le Master Arts ‘Improvisation en danse’ de l’EUR CREATES (Université Côté d’Azur) et le Pavillon Bosio de Monaco, L’École supérieure d’arts plastiques de Monaco. Étaient invité.e.s : Asaf Bachrach (IL/FR), Iván Argote (Colombie-FR), EricArlix (FR), Ismaïl Bahri (TU/FR), Béatrice Balcou (FR), Romain Bigé (FR), Anne Boissière (FR), Carla Bottiglieri (IT), Antoine Boute (BE), Marjorie Burger-Chassignet (FR), Monster Chetwynd (GB), Jean Clam (LB/FR), Simona Denicolai& Ivo Provoost (BE), João Fiadeiro (PT), FedericaFratagnoli (IT/FR), Gabriel Gauthier & Elsa Michaud (FR), Alice Godfroy (FR), Sylvie Kleiber (CH) & Virginie Yassef (FR), JurijKonjar (SI), Patricia Kuypers (BE/FR), Galaad Le Goaster (FR), Violaine Lochu (FR), Paul Maheke (FR/GB), Jeanne Moynot (FR), Mathilde Monfreux (FR), Charlemagne Palestine (US/BE), Charles Pennequin (FR), Georgia René-Worms (FR), Stéphane Roger (FR), Marlène Saldana (FR), Daniela Schwartz (AR/FR), Albert Serra (SP), Scott Smith (US/GB).

** Extrait du texte qui a été envoyé aux artistes par le groupe de travail.

***Les étudiant.e.s au cœur de le Master Arts « Improvisation en danse » de l’EUR CREATES (Université Côte d’Azur) seront les interlocuteurs de João Fiadeiro dans cette tâche de lecture, d’appropriation et de traduction performative de l’environnement proposé par les médiateurs-interprètes orienté par Violaine Lochu.


Retrouvez et suivez l’exposition sur – movingthings.org  – qui recueillera tout au long de l’exposition des photos, vidéos, textes, dessins, réflexions théoriques… produits par les artistes eux-mêmes mais aussi les performeur.euse.s et médiateurs·rices.

Cette exposition reçoit le soutien de la Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France

Image de Une : João Fiadeiro, This Body that occupaies me (2007). Photo Patricia Almeida

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