Picasso et les contemporains : Eloge de la fabrique

Picasso et les contemporains : Eloge de la fabrique

Sculptures, peintures, dessins, gravures, céramiques « Je n’attache aucune importance au sujet, mais je tiens énormément à l’objet. Respectez l’objet ! » Pablo Picasso     Dans le cadre des manifestations « Picasso – Méditerranée » à l’initiative du musée Picasso Paris sur le pourtour méditerranéen entre 2017 et 2019, la Ville de Vence propose […]

Sculptures, peintures, dessins, gravures, céramiques

« Je n’attache aucune importance au sujet, mais je tiens énormément à l’objet. Respectez l’objet ! » Pablo Picasso

 

 

Dans le cadre des manifestations « Picasso – Méditerranée » à l’initiative du musée Picasso Paris sur le pourtour méditerranéen entre 2017 et 2019, la Ville de Vence propose une exposition mettant en relation l’artiste le plus industrieux du siècle – certains diront ce bricoleur de génie – que fut Picasso (1881-1973) et des artistes des générations suivantes.

Le cœur de l’exposition sera constitué par un ensemble de sculptures réalisées à Cannes par Picasso (assemblages, tôle découpée) dans les années 50 et 60. Ces objets sont le témoignage émouvant d’une intuition directement traduite dans le matériau simple et banal que l’artiste avait à disposition à cet instant. Corps, tête de femme, visage : en tournant autour, les formes se révèlent sous nos yeux et nous en apprécions d’autant plus la fugace beauté. L’économie de moyens contraste avec la ferveur de l’expression et l’inventivité du jeu entre les lignes et les formes, entre le plein et le vide, entre l’ombre et la lumière.

L’esprit enjoué qui a confectionné ces objets n’est pas sans héritier, comme nous le montre le grand atelier contemporain où continue à se perpétuer l’accident heureux, le hasard arrangé, la verve menuisière, l’obstination créatrice. Ainsi en premier lieu Antoni Clavé (1913-2005), dont la rencontre avec Picasso a été déterminante, avec ses « instruments étranges ». Mais aussi Louis Cane (1943), Anne Deguelle (1943), Pierre Tilman (1944), Max Charvolen (1946), Gérard Serée (1949), Joël Desbouiges (1950), Gérald Thupinier (1950), Phil Billen (1954), Miquel Barcelo (1957), Vincent Corpet (1958), Thierry Cauwet (1958), Fabrice Hyber (1961) qui démontrent chacun à leur façon combien la leçon de Picasso a non seulement été fructueuse mais reste ouverte, suspendue à la primauté de son impulsion souveraine.

Des gravures et des céramiques de Picasso, qui fut toujours avide d’inaugurer des techniques prometteuses, complètent l’exposition.

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