Exposition

WORDS… WORDS… WORDS…

Une proposition de Chantal Helenbeck et Quentin Derouet Les artistes :  Olga Ardono, Jean-Michel Alberola, John Armleder, Ben, Luciano Castelli, César, Robert Combas, Christo & Jeanne Claude, Quentin Derouet, Erik Dietman, Jean Dupuy, Raymond Hains, Fabrice Hyber, Jonone, Martin Kippenberger/Christopher Wool, Natacha Lesueur, Fabrice Médina, Frédérique Meliani, Joan Miro, Gérald Panighi, Maxime Puglisi, Terry Richardson, Julian Schnabel, Gilles Traquini Cette exposition collective composée et décidée, comme un accrochage linéaire anarchique ordonné, sans hiérarchie artistique, confronte des oeuvres picturales […]

Une proposition de Chantal Helenbeck et Quentin Derouet

Les artistes : 

Olga Ardono, Jean-Michel Alberola, John Armleder, Ben, Luciano Castelli, César, Robert Combas, Christo & Jeanne Claude, Quentin Derouet, Erik Dietman, Jean Dupuy, Raymond Hains, Fabrice Hyber, Jonone, Martin Kippenberger/Christopher Wool, Natacha Lesueur, Fabrice Médina, Frédérique Meliani, Joan Miro, Gérald Panighi, Maxime Puglisi, Terry Richardson, Julian Schnabel, Gilles Traquini

VISUEL WORDSkk

Cette exposition collective composée et décidée, comme un accrochage linéaire anarchique ordonné, sans hiérarchie artistique, confronte des oeuvres picturales en tant que telles. Elle impose aux visiteurs ses codes, comme la lecture de la gauche vers la droite. Tous ces signes, ponctuations, mots, lettres sans hiérarchie de sens, prélevés dans chaque oeuvre, composent un poème d’esprit DADA qui renvoie au Cut-up de la beat génération. Chaque message pictural prend son sens dans cet ensemble écrit et compose, comme une mélodie de mots sans ordre et sans pouvoir, le poème de l’exposition.

C.H.

Que lis-tu ? Words… words… words…

Que regardes-tu ? Images… images… images…

Que cherches-tu ?

Peut-être bien que nous essayons tous d’écrire un poème avec des mots, des images, des gestes, des rencontres, des entreprises, des repas, des amours, des maisons, des enfants, des voyages…

La mélodie des words… words… words… me rappelle les bla bla bla… de la fin du film La Grande Belleza* :

Ça finit toujours comme ça.

Par la mort.

Mais avant, il y a eu la vie.

Caché sous du bla bla bla bla bla…

Tout est sédimenté sous les paroles et le bruit.

Le silence et le sentiment.

L’émotion et la peur.

Les rares fugitives éclaircies de beauté.

Et la tristesse disgracieuse et l’homme misérable.

Tout recouvert par le manteau de la gêne d’être au monde.

Bla bla bla bla …

Ailleurs, il y a l’ailleurs.

Je ne m’occupe pas de l’ailleurs.

Alors… que ce roman commence.

Au fond, ce n’est qu’un truc.

Oui.

Ce n’est qu’un truc. Ce n’est qu’un truc, qu’une vie, qu’une exposition de plus, que des peintures cachées sous notre

blablabla. Que des words… words… words… qui s’enlacent Derrière le maquillage, le name dropping, la galerie blanche, les petits fours, les accrochages à la mode, osons croire qu’il se cache de rares fugitives éclaircies de beauté Tous, artistes, galeristes, regardeurs, cherchent, attendent ces moments. Forçons nous à voir la grande beauté malgré le bla bla bla…, les words… words… words…, la peinture, peinture, peinture.

Alors cherchons, cherchons, cherchons et… que ce poème de plus commence.

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