Exposition

TEMPS SUSPENDU

ELIAS CRESPIN Elias Crespin est né à Caracas en 1965 et vit en France depuis 2008. Son travail, soutenu par la galerie parisienne Denise René et la galerie new-yorkaise Cecilia de Torres est présenté pour la première fois à Nice. Après avoir grandi au contact de l’environnement artistique de la grande artiste de l’abstraction latino […]

ELIAS CRESPIN

Carton Malla_Elec_multi_007 (1)

Elias Crespin, Malla Electrocinética 1, 2004,acier inoxydable, plomb, nylon, moteur, ordinateur, interface électronique, 50 x50 cm

Elias Crespin est né à Caracas en 1965 et vit en France depuis 2008. Son travail, soutenu par la galerie parisienne Denise René et la galerie new-yorkaise Cecilia de Torres est présenté pour la première fois à Nice. Après avoir grandi au contact de l’environnement artistique de la grande artiste de l’abstraction latino américaine Gego, il entame des études scientifiques au Venezuela qui le conduiront à s’intéresser aux rapports entre l’art et la science. Il commence à travailler à sa première sculpture en 2002, Malla Electociné-cita, présentée dans l’exposition.

Ancré dans l’abstraction géométrique, le travail d’Elias Crespin s’inscrit dans le champ de la sculpture et des nouvelles technologies. L’idée d’un monde en perpétuels mouvements et le goût des formes épurées sont les principes à l’œuvre dans l’univers de l’artiste. Ses mobiles sont un corpus de formes géométriques dessinant de lentes chorégraphies aériennes. Ils sont construits en différents métaux ou en plexiglas et sont actionnées par de petits moteurs réglés sur un programme informatique imaginé par l’artiste et contenus dans des boites en bois blanc suspendues au plafond qui contiennent le système de contrôle. Une interface web, connectée via un wifi aux mobiles permet de les actionner. Pour l’exposition Temps Suspendu à la galerie de la Marine, Crespin a produit une pièce monumentale, Plano Flexionante 4, immense vague se déployant en flots ondulatoires dans l’espace. Composée de 32 tubes métalliques, cette pièce par sa réalité spatiotemporelle à la fois imposante, légère et aérienne nous incite à porter un nouveau regard sur notre planète, ses mouvements, sa lumière, ses mystères. Les douces agitations de cet immense serpentin qui semblent se jouer dans les airs sont le résultat des recherches de l’artiste sur les nombres premiers, les algorithmes et la géométrie évolutive. « Je réussissais à donner vie et formes aux mathématiques », dit-il en souriant. Trois autres mobiles, Circuconcéntricos Blanco et Circuconcéntricos Fluo Bleu composés de cercles et Malla Electrocinética, une trame composée de carrés, s’animeront en séquences répétitives. Depuis 2002, Crespin a participé à de nombreux projets en France notamment à l’exposition Turbulences (2012) à l’Espace Culturel Louis Vuitton et à l’exposition Dynamo (2013) au Grand Palais. A l’étranger, il a été invité par Serge Lemoine à l’exposition Cinetik (2013) à la Fondation Stämpfli à Sitges en Catalogne. D’autres de ses pièces ont été présentées au Museum of Fine Arts Houston dans l’exposition Intersecting Modernities (2013) et à l’exposition Turbulences II (2013) à la Villa Empain-Boghossian Foundation de Bruxelles.

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