Exposition

Du sable dans ma santiag / Maxime Duveau – Jeremie Paul

L’été commence le 3 juin à l’Espace A VENDRE. Pour son summer show du 4 juin au 10 septembre, l’Espace A VENDRE déploie à nouveau ses lieux en trois pour trois expositions inédites. Dans la Galerie, l’exposition Du sable dans ma santiag réunit les jeunes artistes Maxime Duveau ( Lauréat du Prix de dessin Pierre David-Weill […]

L’été commence le 3 juin à l’Espace A VENDRE.

Pour son summer show du 4 juin au 10 septembre, l’Espace A VENDRE déploie à nouveau ses lieux en trois pour trois expositions inédites.

Dans la Galerie, l’exposition Du sable dans ma santiag réunit les jeunes artistes Maxime Duveau ( Lauréat du Prix de dessin Pierre David-Weill 2016 ) et Jérémie Paul.

L’exposition promet la rencontre de deux univers en apparence éloignés et pourtant communs, dans lesquels la figuration se fait tantôt mythique, tantôt hybride.

Le Nouvel Espace accueille la série Lucie de l’artiste Louis Jammes. Cinq photographies de quatre mètres sur trois envahissent l’ensemble des murs de l’ancien transformateur électrique. L’artiste y a capturé l’humanité des migrants traversant la frontière serbo-croate lors de son séjour dans les Balkans en 2015.

Enfin, les œuvres historiques de Louis Jammes sont exposées dans le showroom. Les célèbres portraits de Jean-Michel Basquiat ou encore les Anges de Sarajevo, photographies des enfants de la capitale bosnienne prises en plein siège de la ville, prennent place, comme des passerelles entre la Galerie et le Nouvel Espace.

 

17th - Maxime Duveau

17th – Maxime Duveau

Maxime Duveau

Né en 1992, il étudie à la Villa Arson.

Black Motel Paradise, 2016 56 x 76 cm, fusain sur papier

Black Motel Paradise, 2016
56 x 76 cm, fusain sur papier

« Il n’y a personne dans les œuvres de Maxime Duveau. Espaces de projections nostalgiques ou fantasmés, ses dessins au fusain prennent leurs sources dans la mythologie du rock californien des années 50-70.

Il travaille à partir d’images glanées sur internet ou de ses propres photographies de voyages, à Los Angeles par exemple, où il collecte signes et empreintes des lieux cultes d’une scène d’un âge d’or révolu. Ses dessins sont également des espaces qu’il traite au moyen d’un large registre de gestes à la surface. C’est ainsi que les paysages désincarnés de la ville-décor sont révélés par les réserves de scotch qu’il opère en amont. Palimpsestes contemporains, ses compositions plus abstraites font l’objet d’un travail de texture et de matière. Il gratte, froisse ou lacère le papier et ressuscite des décors de bars ornés de tags aux sentences définitives Dead End ou d’affiches de concerts dont il réalise les transferts parfois à même le mur.

Si le rock est un prétexte à cette archéologie, c’est finalement d’atmosphère dont il est question dans les dessins de Maxime Duveau. Une ambiance parfois proche de celle que souffle le saxophone de John Lurie dans Permanent Vacation. »

texte : Benjamin Laugier


Jérémie Paul

Né en 1983. Vit et travaille à Paris

Bernard, 2015 aquarelle sur papier, 41 x 31 cm

Bernard, 2015
aquarelle sur papier, 41 x 31 cm

Artiste pluridisciplinaire, il oscille entre la pratique picturale et la pratique de l’installation. Il étudie à la Villa Arson (où il passe son DNSEP en 2009), il vit entre les Antilles et l’Europe.

Sa carrière débute par un retour en Guadeloupe (2009). Avec le Conseil Général de Guadeloupe, il réalise une exposition, « Herrellà », présentant son monde pictural, l’année suivante il présente une installation sonore à l’Artchipel Guadeloupe scène Nationale, qui dévoile le côté acoustique de son travail d’installation. Après avoir concrétisé ses premiers projets en Guadeloupe, il fait le choix de retourner en Europe. Il travaille à développer sa technique picturale pendant 3 ans à Leipzig et s’installe à Paris.

Entre le pop art et le surréalisme, Jérémie Paul présente un univers qui porte la « figure ». Figure en tant qu’entité, empreinte de territorialité, et affectée de sentiments.

Son idée est d’hybrider ses prétextes (raisons, déclencheurs, nécessitées) pour les emmener vers leurs limites. Limites que comprend son appréhension des genres, des concepts, des émotions. Pour porter des pièces (peintures, sculptures, installations, costumes, vidéos…) vers « un maximum de possibilités envisageables »(Édouard Glissant), comme une ouverture vers un monde générant du mythe et de la poétique, dans l’action. Action comme croire en son identité, ses idées, et ses rêves.

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