Exposition

La PROM’ POUR ATELIER

David Ancelin, Arman, Ben, Baptiste César, Jean-Robert Cuttaïa, Gilbert Della Noce, Noël Dolla, Céline Fantino, GARAGE 103-Olivier Garcin, Claude Gilli, Yves Klein, Thierry Lagalla, Virginie Le Touze, Stéphanie Marin, Jean Mas, Élisabeth Morcellet, Philippe Perrin, Pierre Pinoncelli, Stéphane Steiner, Cédric Teisseire, Bernar Venet, Rémi Voche. Baptiste César (Tavera, 1983), Disparaître ici, 2004-2015, Tirage photographique argentique contrecollé […]

David Ancelin, Arman, Ben, Baptiste César, Jean-Robert Cuttaïa, Gilbert Della Noce, Noël Dolla, Céline Fantino, GARAGE 103-Olivier Garcin, Claude Gilli, Yves Klein, Thierry Lagalla, Virginie Le Touze, Stéphanie Marin, Jean Mas, Élisabeth Morcellet, Philippe Perrin, Pierre Pinoncelli, Stéphane Steiner, Cédric Teisseire, Bernar Venet, Rémi Voche.

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Baptiste César (Tavera, 1983), Disparaître ici, 2004-2015, Tirage photographique argentique contrecollé sur aluminium, 75 x 100 cm, Courtesy de l’artiste, © Baptiste César

3e étage du musée

La Promenade des Anglais, peut-être plus que tout autre littoral, suscite rêverie, joie de vivre, fantasmes et clichés. À la joie de vivre des peintres modernes venus parachever leur œuvre sous le soleil azuréen, succède la désinvolture des contemporains qui n’hésitent pas à s’approprier ce lieu de sociabilité pour en faire un atelier à ciel ouvert où l’on se rencontre et où l’on refait le monde.

Dès l’après-guerre, la Baie des Anges se mue en un théâtre d’actions artistiques qui vont bouleverser la trajectoire de l’histoire de l’art : du partage du monde imaginé entre Klein, Arman et le poète Claude Pascal en 1947 en passant par la découverte des potentialités du charbon par Bernar Venet en 1963 jusqu’aux performances de Ben ou de Pierre Pinoncelli dans les années 1960-1970. À l’instar de la Restructuration Spatiale n°5 de Noël Dolla, l’investissement de la Promenade des Anglais est aussi, après le choc pétrolier de 1973, une manière de s’inscrire contre le marché et l’institutionnalisation de l’art. Plus récemment, enfin, les nouvelles générations prennent plaisir à détourner l’imagerie de plaisir et d’insouciance que véhicule la Côte d’Azur.

Témoin d’événements manifestes, théâtre d’actions et d’installations éphémères, lieu de rencontres et de discussions, sujet d’inspiration et de détournement, l’arc azuréen demeure un laboratoire d’expressions artistiques sans cesse renouvelées.

L’histoire matérielle et immatérielle, esquissée dans cette exposition, restitue l’extraordinaire créativité qui anime la Côte d’Azur de l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. L’exposition se situe au 3e et dernier étage du musée. Elle révèle la richesse et la diversité de ces actions et réalisations dans un parcours chronologique associant œuvres d’art et documents photo, vidéo et audio afin de coller au plus près de cet atelier que constitue la Promenade pour les artistes[1].

Dans ce formidable terrain de jeu, les artistes font de la Promenade et des sorties en bord de mer un outil de création et de résistance. Sous ses apparences légères et frivoles, la Promenade des Anglais révèle son rôle activiste. Les Enfants de la Promenade n’ont pas fini de faire vibrer la planète.

Commissariat de l’exposition : Rébecca François

[1] Seules les réalisations et actions qui ont eu lieu en lien avec la Promenade des Anglais ont été retenues. Ce périmètre écarte le Port de Nice et la Réserve qui s’inscrivent dans un autre contexte urbain de même que les œuvres prenant la Promenade des Anglais comme musée à ciel ouvert et non comme atelier ou espace de création.
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