Prix Thorenc d’art — Villa Arson 2020

Exposition

Prix Thorenc d’art — Villa Arson 2020

Partenaire depuis la création du prix, l'eac. s'associe à ce projet en accueillant une présentation des travaux des lauréats.

Prix Thorenc d’art — Villa Arson 2020

L’événement en images

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  • Carla Barkat - Carillon à vent mobile

    Carla Barkat - Carillon à vent mobile

À découvrir à partir du
vendredi 9 octobre • 17h30
Partenaire depuis la création du prix, l’eac. s’associe à ce projet en accueillant une présentation des travaux des lauréats.

À découvrir à partir du
vendredi 9 octobre • 17h30

Pour la troisième année le concours « Thorenc d’Art – Villa Arson » participe de la politique de développement culturel du Pays de Grasse en affirmant une présence artistique sur le territoire, de valoriser l’art contemporain sous toutes ces formes et d’accompagner de jeunes artistes en leur permettant une première expérience professionnelle.

En partenariat avec la Villa Arson, ce concours destiné aux jeunes diplômé·e·s, est l’occasion de mettre en lumière le haut-pays grassois et plus particulièrement la commune de Thorenc et le massif de l’Audibergue, à travers les créations qui y seront réalisées.

Bravo aux lauréats !

Le 1er prix Thorenc d’Art — Villa Arson 2020 a été attribué à Carla Barkat pour sa proposition de carillon à vent mobile fait de céramique et métal.

Le 2ème prix est attribué à Camille Chastang et Bryce Delplanque pour leur projet Bouquets.

Ces deux prix sont dotés par la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse.

Le prix « Coup de cœur » doté par le Syndicat Mixte Gréolières-les-Neiges-l’Audibergue a été attribué à Carmen Panfiloff pour son projet Les joueurs.

 

Partenaire depuis la création du prix, l’eac. s’associe à ce projet en accueillant une présentation des travaux des lauréats.

À découvrir à partir du vendredi 9 octobre • 17h30

1er Prix • Carla Barkat pour sa proposition Carillon à vent mobile

Carla a voulu s’emparer des espaces extérieurs verdoyants, calmes, et propices à des installations suspendues. Le carillon à vent trouve son origine dans les cultures d’Extrême-Orient. Il est souvent placés à l’extérieur des habitations et des lieux de cultes pour les vertus que leurs sons produisent sur les individus. L’intérêt de cette installation dans le contexte occidental permet de proposer une expérience individuelle dans un espace sensible. C’est un moyen de renverser le système dominant qui engagent les individus dans des rythmes et des mécanismes stressants, bruyants, pollués voire troubles.

C’est un retour vers soi que l’artiste aimerait rendre possible par la sonorité et le rythme des éléments comme un moyen de créer une cadence qui ne soit pas de l’ordre de l’effort, mais du soin. Elle a constaté que le territoire de Thorenc était un espace propice à la randonnée, c’est donc à un arbre le long d’un sentier qu’elle suspendra cette création.

Il se dévoilera alors physiquement au regardeur(e) par surprise, mais il intriguera au préalable par l’oreille. De plus d’après la tradition Feng Shui les carillons en céramique s’installent au Nord-Est ou au Sud-Ouest. Le mobile apparaîtra alors comme un indicateur d’orientation. Elle a conçu ce carillon avec des éléments qui diffèrent des objets populaires comme les cloches et les tubes en acier, afin qu’il puisse revêtir des symboles davantage contemporains en adéquation avec les influences de son travail. Au centre de la structure, figurent des mains dans des positions capables de rappeler nos gestuelles habituelles. Elles rendent aussi compte de détails et d’aspérités liés à la vie, à la vieillesse, au travail… Dans sa pratique artistique, ces caractères sont très importants, ils permettent d’animer la sculpture, de la rendre sensible et proche de nous. Les mains sont une image capable de rendre compte de notre capacité à donner, à recevoir et à exprimer. Elles posent de fait la question du contact et du toucher. Enfin, ces mains tendent vers le sol, vers la terre comme pour s’en saisir. Ce qui est pour Carla Barkat un moyen de proposer une ode à la céramique, mais aussi de manière plus particulière au territoire de Thorenc, de pointer la terre, de la montrer pour la valoriser.

 

2ème Prix • Camille Chastang et Bryce Delplanque pour leur projet Bouquets

Camille et Bryce travaillent depuis deux ans en duo et peignent à quatre mains. Ils aimeraient réinterpréter le genre de la nature morte notamment à travers la peinture de fleurs et de bouquets. Pour ce concours ils proposent de réaliser une série de peintures murales de bouquets, composés à partir de fleurs, à la manière d’un herbier de montagne, mais aussi à partir de fleurs extraites de la bibliothèque botanique de Mouans Sartoux. Ils souhaitent que cette peinture se déploie également en volume, en y ajoutant des fleurs en céramique.

En effet, l’utilisation de la céramique, en plus de rendre une compréhension de la morphologie végétale des plantes observées, ira de paire avec une esthétique ornementale. Elle leur permettra de jouer avec les codes ornementaux de la céramique dite «architecturale». Le domaine de la céramique architecturale recouvre tous les éléments réalisés en terre cuite qui visent à habiller, à protéger, à agrémenter une façade, un sol, une toiture ou autre ouvrage …

Cette approche décorative de la céramique dans le champ d’un art dit «populaire » les intéresse beaucoup en cela que sa fonction esthétique est très liée à sa localité/provenance. Ainsi, leur proposition empruntera à la fois à l’observation naturaliste des plantes et à la fonction décorative qui leur est souvent associée. Ils seront en même temps botanistes et peintres.

 

Prix « coup de cœur » • Carmen Panfiloff pour son projet Les joueurs

Carmen a toujours eu à cœur de réaliser des projets qui soient en lien avec le lieu de création, en utilisant à la fois des matériaux locaux et le patrimoine propre au territoire. Ainsi en se promenant dans le village de Thorenc et en visitant la station de ski de l’Audibergue deux choses ont attiré son attention. Premièrement la présence de fossiles d’Ammonite dans les roches présentes sur les pistes de ski et puis toute l’histoire du développement touristique du village de Thorenc à la fin du XIXème siècle.

Le projet qu’elle propose, consiste en une série de bas-reliefs qui seront sculptés à même la roche dans plusieurs lieux de la station de l’Audibergue. Ces derniers représenteront des fragments de cylindre du jeu de la roulette. Chaque bas-relief fera une vingtaine de centimètres. Ils seront au nombre de quatre ou cinq. L’un d’eux prendra place au sommet des pistes de ski et les autres seront répartis à travers tout le périmètre de l’application de géocaching. Un autre pourra être réalisé sur une pierre libre (détachée du sol) pour pouvoir être exposé dans le village de Thorenc. Elle a choisi de proposer ce projet qui évoque à la fois l’histoire du développement du village de Thorenc et les curiosités géologiques propres à la station de l’Audibergue.

Elle recherche souvent dans son travail un équilibre entre son intervention, ce qu’il souligne et ce qui est déjà présent dans le territoire. Il ne s’agit pas uniquement de venir déposer quelque chose mais de voir comment celle-ci peut répondre et créer des relations avec ce qui les entoure. Chaque sculpture-fossile devra trouver sa place sur une roche donc elle épousera la forme, ensuite elle vivra et évoluera dans le temps par usure de la roche.

Ce projet a pour but de mêler la production humaine à la production géologique afin de dépasser la dichotomie entre naturel et artificiel et de renouer des liens avec l’environnement dont nous faisons partie intégrante.

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