Nadia Guerroui, exposition Blink

Exposition

Nadia Guerroui, exposition Blink

Nadia Guerroui, exposition Blink

  Focalisé sur la matière façonnée par son environnement, ce projet initie une temporalité au ralenti et une contemplation qui invite au passage vers un espace autre. Les matières mises en œuvre sont réduites à l’essentiel et se caractérisent par un aspect des plus minimal. Cependant, quelques feuilles de calques pliées et posées au sol, […]

 

Focalisé sur la matière façonnée par son environnement, ce projet initie une temporalité au ralenti et une contemplation qui invite au passage vers un espace autre. Les matières mises en œuvre sont réduites à l’essentiel et se caractérisent par un aspect des plus minimal. Cependant, quelques feuilles de calques pliées et posées au sol, des fibres, ou encore un carton plume noir et satiné se révèlent des supports d’expériences perceptives : identité, habilité et solidité deviennent ainsi ambiguës. Par mon interaction avec le support, je vise à la retenue et à une mise en retrait se caractérisant par un geste infime. Un regard attentif est posé sur la matière, dont le degré de transformation flirte avec le presque-rien : un positionnement dans l’espace, l’appréhension de distances et de mouvements, ou encore le coup qui effleure le support sans lui ajouter ou lui soustraire de molécule. Cette recherche d’’économie du geste questionne donc le mode d’existence et la limite de cet objet-matière qui devient œuvre. Plusieurs points de vue sont indispensables pour appréhender la même pièce, qui peut seulement être animée par le déplacement du spectateur. L’environnement acquiert autant d’importance que l’objet plastique. La proposition réside dans l’expérience physique de l’objet et l’exploration de la limite extérieure de la perception. Le spectateur absorbe autant qu’il est absorbé.

 

blink

 

Il y a une fin. Ou c’est tout du moins une histoire qui a laissé des traces dans de nombreuses civilisations. La fin de tout. Nous avons construit des bunkers dans l’espoir de survivre. Le bunker comme un abri face au plus effrayant et inimaginable des événements. Et si il ne restait plus rien ? Un refuge ou l’on irait si il ne reste plus rien après nous. Et si il y avait un oiseau rare ? Son existence serait incertaine. Nous partirions à sa recherche, en quête de preuves de son existence. Cet oiseau comme ce sentiment de liberté et de conscience qui nous habiterais si les instants restants seraient rare et précieux. Nous serions touches par chaque rayon de soleil, comme si c’etait le dernier semblable. Le dernier à illuminer cette situation, de cette caresse si particulière. Tout ce que la lumière touche est à toi.

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