Exposition

Mike Nelson – Cloak – 2016 – Projet Hors les Murs

  Le Nouveau Musée National de Monaco présente un projet hors les murs de Mike Nelson – Cloak (Le Manteau) – une intervention conçue spécialement pour le bâtiment d’UBS situé avenue de Grande Bretagne à Monaco Mike Nelson est connu pour ses installations immersives jouant souvent sur les préjugés sociopolitiques et sur l’orientation du spectateur […]

 

Le Nouveau Musée National de Monaco présente un projet hors les murs de Mike Nelson – Cloak (Le Manteau) – une intervention conçue spécialement pour le bâtiment d’UBS situé avenue de Grande Bretagne à Monaco

Mike Nelson, Cloak, 2016 - Vue d'installation - Photo NMNM/Sebastiano Pellion di Persano

Mike Nelson, Cloak, 2016 – Vue d’installation – Photo NMNM/Sebastiano Pellion di Persano

Mike Nelson est connu pour ses installations immersives jouant souvent sur les préjugés sociopolitiques et sur l’orientation du spectateur qui ne sait plus où il est. Nourrie par la fiction, sa pratique artistique crée des réalités parallèles où divers éléments de la vie et de la quotidienneté se fondent pour créer de nouvelles compréhensions et interroger les perspectives existantes. Pour le projet du NMNM concernant le bâtiment UBS de Monaco, l’artiste propose de transformer en bleu outremer tout ce qui est encore visible des locaux actuellement fermés pour rénovation.

Située à la jonction entre l’Italie du Nord et la France du Sud et agissant comme un centre d’activité financière, la banque monégasque est un lieu bien choisi pour relever la pertinence économique de la couleur au niveau historique. Comme l’explique David Bomford dans son célèbre essai The History of Colour in Art (L’histoire de la couleur dans l’art) :

« Cennino décrit la préparation des pigments à partir de diverses sources, artificielles ou naturelles. Ces couleurs peuvent être faciles à trouver et bon marché, ou bien rares et coûter une fortune : dans cette deuxième catégorie, la plus célèbre est le bleu outremer (littéralement venu de l’autre côté de la mer, puisqu’on ne le trouvait alors qu’en Afghanistan), extrait du lapis-lazuli, pierre semi-précieuse, et invariablement qualifié (à juste titre) de plus cher que l’or. Vers la fin du Moyen-Age, quand le coût des matériaux utilisés pesait autant que le talent de l’exécution dans le prix d’un tableau, l’outremer le plus pur était réservé au manteau de la Vierge et souvent chiffré séparément dans les contrats des peintres.

Dans le « Couronnement de la Vierge » de Lorenzo Monaco, beaucoup des pigments disponibles apparaissent dans toute leur force ou coupés de blanc – terres colorées à côté de bleus outremer et du très beau jaune de plomb-étain ».

Comme sa valeur économique intègre la couleur dans les réseaux du commerce antique, le bleu outremer représente une denrée rare et tient le rôle d’objet de luxe – deux caractéristiques étroitement liées à Monaco. A côté des notions associées de valeur et de monnaie, l’origine extrême-orientale de l’extraction historique de cette couleur résonne de façon dérangeante avec les événements du monde d’aujourd’hui. Avec les sept étages du bâtiment plongés dans un univers de bleu, le sentiment d’immersion sera magnétique, presque hallucinogène. L’effet sera enivrant – une situation onirique qui provoque des états de conscience mimant l’atmosphère irréelle dans laquelle on est entré. En fin de parcours, les visiteurs arriveront au toit terrasse baigné de soleil où ils pourront se reposer en contemplant la mer, avant de se ré-immerger dans le bleu profond, sous la surface de l’océan ou peut-être prisonniers des paramètres d’un écran d’ordinateur. Cette sensation induit de façon contradictoire une impression à la fois d’étouffement et d’éveil spirituel, qui laisse entrevoir la possibilité de l’invisible et de l’infini.

Au cours de ces vingt dernières années, le travail de Mike Nelson s’est concentré sur la transformation d’une structure narrative à une structure spatiale, ainsi que sur les objets placés dans celles-ci, immergeant le visiteur et troublant ainsi leur perception de ces environnements. Ces narrations employées par l’artiste ne sont ni linéaires ni théologiques mais plutôt faites de strates et parfois fracturées à tel point qu’elles pourraient être décrites comme un semblant d’ « atmosphères » assemblées pour faire sens. Les sculptures les plus discrètes sont directement liées à cette pratique reposant souvent sur leur ambiguïté à apparaître disparaitre du focus, telle une sculpture ou un élément signifiant, puis retournant au matériau lui-même. En travaillant de cette manière, les aspects les plus ouvertement politiques de ses travaux les plus anciens sont devenus moins didactiques, permettant une ambiguïté de sens, aussi bien dans la façon dont ils sont perçus que compris. Ceci a abouti à faire en sorte que le spectateur soit forcé à comprendre les différentes structures de son existence, conscientes ou inconscientes. Nelson a représenté l’Angleterre à la Biennale de Venise en 2011 et a été nommé par deux fois au Turner Prize, d’abord en 2001 puis en 2007. Né à Loughborough (Royaume-Uni) en 1967, Mike Nelson vit et travaille à Londres.

Le commissariat de ce projet est assuré par Suad Garayeva-Maleki et Cristiano Raimondi

Suad Garayeva-Maleki est Chief Curator and Collection Director au YARAT Contemporary Art Centre (Baku) où elle supervise le développement et la présentation de la collection permanente du YARAT ainsi que le programme d’expositions internationales, assurant le commissariat d’expositions telles que The Heart is a Lonely Hunter (2015) – associée de Michael Connor – , avec Pierre Huyghe, Camille Henrot, Neil Beloufa, Parker Ito, Bunny Rogers, Hannah Black et Jasper Spicero , Little Lies (2016) – associée de Bjorn Geldhof – avec David Claerbout et Soren Thilo Funder ou encore Dis Place (2016), une exposition personnelle d’Oscar Murillo présentant des œuvres inédites de l’artiste. Elle a également assuré le commissariat de The Union of Fire and Water, présentant des œuvres d’Almagul Menlibayeva et Rashad Alakbarov au Palazzo Barbara dans le cadre d’un projet collatéral officiel de Yarat à la 56ème Biennale de Venise en 2015. Elle a également coordinatrice du Pavillon National d’Azerbaijan pour les 53ème et 54ème Biennales de Venise. Avant de rejoindre Yarat, elle a travaillé en tant que spécialiste d’Art Contemporain russe et d’ex-URSS pour Sotheby’s à Londres et assuré le commissariat de l’exposition novatrice At the Crossroads (2013), présentant des œuvres d’art contemporain du Caucase et d’Asie Centrale, suivie de At the Crossroads 2 : Art from Istanbul to Kabul (2014). Elle a également été à la tête du département d’Art Contemporain Russe et d’Europe de l’Est avec Contemporary East et Changing Focus. Suad Garayeva-Maleki contribue à de nombreuses revues telles que L’Officiel de l’Art (Paris), Nargis Magazine (Baku) and Spears (Moscow). Elle est membre du comité des acquisitions d’œuvres russes et d’Europe de l’Est à la Tate Modern et intervient à l’Institut Européen de Design à Venise.

Cristiano Raimondi Cristiano Raimondi est Responsable du Développement et des Projets Internationaux du Nouveau Musée National de Monaco. Depuis l’ouverture de la Villa Paloma, il a été commissaire associé des expositions La Carte d’après Nature (2010) avec Thomas Demand, puis Oceanomania (2011) avec Mark Dion. Il est également à l’origine de la création d’une bourse offerte par l’Association des Amis du NMNM à un artiste et/ou des commissaires attribuée à des missions d’ «exploration » comme pour l’exposition LE SILENCE Une fiction (2012). Il a également assuré le commissariat des expositions Erik Boulatov Peintures et Dessins de 1966 à 2013 (2013), Gilbert & George Art Exhibition (2014) et, avec Marie-Claude Beaud et Celia Bernasconi, Construire une Collection (2014) ainsi que la coordination scientifique de Richard Artschwager! (2014). Plus récemment, il a assuré le commissariat de Fausto Melotti – avec Eva Fabrris -, de Villa Marlene, un projet de Francesco Vezzoli ou encore de l’exposition de Thomas Demand dans le Project Space de la Villa Paloma et – avec Suad Garayeva-Maleki – la présentation de meet me ! Mr. Superman d’Oscar Murillo dans la videoroom .

Cristiano Raimondi fait partie de l’équipe curatoriale de la section Back to the Future de la prochaine édition d’Artissima à Turin.

« Depuis 2012, le Nouveau Musée National de Monaco bénéficie du soutien d’UBS (Monaco) S.A. pour son programme d’exposition et l’acquisition d’œuvres », déclare Marie-Claude Beaud, Directeur du Nouveau Musée National de Monaco. « Nous sommes très heureux de pouvoir mettre en avant cette collaboration inédite à l’occasion du 60ème anniversaire d’UBS à Monaco ; Au travers de deux projets qui mettent en lumière aussi bien l’UBS Art Collection que le soutien actif de la banque à la création artistique. Cloak de Mike Nelson – premier projet hors les murs du musée – est également une opportunité pour le NMNM d’investir de nouveaux espaces dans la Principauté avec des projets de qualité et de portée internationale »

« Nous sommes ravis d’accueillir au sein de notre bâtiment UBS situé 2 avenue de Grande Bretagne le projet Cloak de Mike Nelson, en collaboration avec le Nouveau Musée National de Monaco. Ce projet a pu naitre grâce à l’opportunité laissée par les prochains travaux de rénovation du bâtiment qui débuteront prochainement. Ce projet voit le jour l’année de notre 60ème anniversaire. 60 ans qu’UBS est présente en Principauté et c’est une opportunité unique de créer un évènement spécial autour de cette date » déclare Urs Minder, Country Head UBS (Monaco) S.A.. » UBS est forte d’une riche et longue pratique de soutien à l’art contemporain, allant de notre UBS Art Collection reconnue internationalement, en passant par l’UBS Art Competence Center jusqu’à nos partenariats internationaux soutenant les principaux acteurs d’Art. Avec ce dernier projet en date, nous plaçons littéralement l’Art au sein de notre Marque et invitons avec enthousiasme un public aussi bien local qu’international dans notre demeure pour une expérience inédite. »

« Avec plus de 30000 œuvres, la UBS Art Collection est largement considérée comme l’une des plus importantes collections d’entreprises d’art contemporain. Dans le cadre de notre partenariat avec le Nouveau Musée National de Monaco, nous sommes heureux de prêter des œuvres majeures pour des expositions temporaires et programmes éducatifs » déclare Mary Rozell, Global Head, UBS Art Collection. « En ce moment, à la Villa Paloma, sont exposées trois photographies grand format de Thomas Demande, dont deux acquisitions récentes de sa série Blossom (2015) dans le cadre d’une exposition personnelle consacrée à l’artiste ainsi qu’une pièce emblématique de Thomas Struth issue de sa série de « museum photographs ». UBS possède plusieurs œuvres de ces artistes allemands et nous sommes fiers de pouvoir les partager avec le public local ainsi que les visiteurs de la Principauté. »

UBS et l’art contemporain

Forte d’une riche et longue pratique de mécénat de l’art contemporain, UBS soutient activement la participation des clients et du public aux échanges internationaux concernant l’art et le marché mondial de l’art par le biais de sa plateforme d’art contemporain. Outre le partenariat international Guggenheim UBS MAP Global Art Initiative, la liste d’initiatives et de programmes de soutien à l’art contemporain d’UBS inclut actuellement l’UBS Art Collection, l’une des collections d’entreprise d’art contemporain les plus riches au monde, et le soutien de longue date à d’importantes foires d’art contemporains internationales organisées à Bâle, Miami Beach et Hong Kong par Art Basel, dont UBS est le partenaire privilégié. Ces activités sont complétées par un certain nombre de partenariats régionaux avec des établissements de renom, notamment la Fondation Beyeler en Suisse, la Galleria d’Arte Moderna de Milan, le Nouveau Musée National de Monaco, le Louisiana Museum of Modern Art au Danemark, et l’Art Gallery of New South Wales à Sydney, en Australie. UBS tient également ses clients informés de ce qui se passe dans l’univers de l’art contemporain avec Planet Art, une application gratuite d’actualités dédiées à l’art, et par le biais d’une coopération avec le Swiss Institute, du site web d’actualités Artsy, ainsi que des services proposés par l’UBS Art Competence Center et l’UBS Arts Forum. Pour de plus amples informations sur l’engagement d’UBS en faveur de l’art contemporain, rendez-vous sur ubs.com/art.


Ce projet n’est visible que du mercredi au vendredi de 14h à 18h ou sur rendez-vous via cloak@nmnm.mc (réservation obligatoire pour les groupes de plus de 10 personnes)

NMNM / Projet Hors les Murs

Mike Nelson, Cloak, 2016

Bâtiment UBS, 2 Avenue de Grande-Bretagne, Monaco

06.07-16.09.2016


Jusqu’au vendredi 16 septembre : visites possibles les mercredis, jeudis et vendredis de 14h à 18h ou sur rendez-vous (réservation obligatoire pour les groupes de 10 à 15 personnes) 

Dimanche 25 septembre : ouverture exceptionnelle de 10h à 19h à l’occasion de la Journée Européenne du Patrimoine de Monaco (réservation obligatoire)

Prolongation : du lundi 19 au vendredi 30 septembre, visites possibles tous les jours de la semaine (hors week-end), sur rendez-vous uniquement

Informations et réservations: cloak@nmnm.mc ou +377 98 98 44 90


À l’occasion des  Journée du Patrimoine qui se dérouleront au NMNM, le dimanche 25 septembre à Monaco, les visiteurs pourront découvrir:

L’exposition Danse, Danse, Danse de 9h à 19h → gratuit

Le projet Hors les Murs : Mike Nelson – Cloak → sur réservation entre 10h et 19h (contact : cloak@nmnm.mc ou +377 98 98 44 90)

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