Exposition

LE SENS DE LA VAGUE & EN PROMOTION

DIPLOMÉS 2013 DE LA VILLA ARSON Fahd Ben Ghorbal, Jian Chao Cai & Bei Su, Ortensa Deda, Lucile Diacono, Yves Drillet, Raphaël Emine, Mathilde Fernandez, France Gayraud, Alice Guittard, Rafaela Lopez, Sarah Maisonobe, Baptiste Masson, Gabriel Méo, Jean-Charles Michelet, Benjamin Saint Maxent, Raphaëlle Serre, Agathe Soumireu-Lartigue, Quentin Spohn, Gaspard Struelens, David Subhi, Anna Tomaszewski, Zhenhua […]

DIPLOMÉS 2013 DE LA VILLA ARSON

Fahd Ben Ghorbal, Jian Chao Cai & Bei Su, Ortensa Deda, Lucile Diacono, Yves Drillet, Raphaël Emine, Mathilde Fernandez, France Gayraud, Alice Guittard, Rafaela Lopez, Sarah Maisonobe, Baptiste Masson, Gabriel Méo, Jean-Charles Michelet, Benjamin Saint Maxent, Raphaëlle Serre, Agathe Soumireu-Lartigue, Quentin Spohn, Gaspard Struelens, David Subhi, Anna Tomaszewski, Zhenhua Wu, Qingmei Yao, Aurélia Zahédi.

du 30 juin au 29 septembre 2013 à la galerie de la Marine
vernissage le 28 juin 2013

du 30 juin au 6 octobre 2013 à la Villa Arson
vernissage le 29 juin 2013

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Qu’est-ce que l’art ? Comment s’enseigne-t-il ? Les bons élèves font-ils les meilleurs artistes ? Qu’est ce qu’une bonne promotion ? Quels sont les liens entre l’École nationale supérieure d’art de Nice et l’École de Nice tout court ? Kippenberger était-il le Matisse des années 90 ? Qui était Stephen Liégeard ?
Afin de tenter de répondre à ces questions (pas toutes), et aussi à quelques autres, Stéphane Corréard a imaginé deux expositions-gigognes. LE SENS DE LA VAGUE, à la Galerie de la Marine, et EN PROMOTION, à la Villa Arson, réuniront les 26 jeunes artistes de la promotion 2013 afin de révéler au public la singularité de leurs pratiques, et leur attachement souvent inconscient à la tradition toujours renouvelée de l’École de Nice.

[…] Dans ces expositions, on aura donc le plaisir de découvrir les félicités, les diplômés, les recalés, et même ceux qui n’ont pas été admis à se présenter à l’examen (appelés aussi «non-diplômables»). Pourquoi ? Pour une raison très simple: les meilleurs artistes de demain ne se trouvent peut-être même pas parmi les bons élèves d’aujourd’hui. 

Parce que l’histoire n’est jamais écrite d’avance, et qu’il me semble essentiel de témoigner aussi de ce qu’est une collectivité d’artistes en devenir, l’exposition «En promotion» présente donc à la Villa Arson des œuvres des 26 étudiants de 5ème année, cuvée 2012-2013. 

Je n’ai pas cherché à les réunir sous la bannière d’un thème plus ou moins artificiel, mais à les exposer tout simplement, de manière à ce que chacun d’eux ait une chance d’être repéré. […] 
«En promotion» énonce aussi les choses avec simplicité : ce sont à présent de regardeurs, de galeristes, de collectionneurs, de mécènes, de critiques, de commissaires d’expositions dont ces futurs artistes ont un besoin urgent. A vous de jouer, donc.

Il était cependant convenu que l’exposition se joue simultanément en deux temps; outre la Villa Arson, la Galerie de la Marine, près du Vieux Nice, face à la plage, devant en accueillir une réplique, au sens sismique. 

Comme beaucoup, j’ai toujours été frappé de l’ignorance réciproque que (sur) jouent la Villa Arson et son environnement naturel, la ville de Nice.

À l’intérieur, l’école semble vivre en autarcie, une enceinte bien close, dans sa position dominante. À l’extérieur, c’est comme si elle n’existait pas, se refusant aux regards, même. Tous ceux qui auront tenté de demander leur chemin pour y accéder me comprendront, je pense. Et pourtant, ses étudiants y vivent, eux, à Nice, pour la plupart pendant 5 ans. 

[…]  Un miracle ? On connaît l’importance des chapelles à Nice, et leurs ex-voto sont fameux, traces des faveurs divines accordées aux hommes (les musées aussi sont ces formes de chapelles, non ?). Pour introduire « Le Sens de la Vague », il m’est paru naturel d’édifier, à l’entrée de l’exposition, une chapelle.
En cette année « Matisse » à Nice, je ne pouvais faire moins que la dédier à l’auteur d’une autre célèbre chapelle, celle du Rosaire à Vence. Mais je voulais aller plus loin. Édifier la Chapelle ultime, celle qui réunirait toutes les chapelles. Et notamment toutes les chapelles de la Villa Arson, depuis longtemps déchirée – de manière civilisée, et sans doute constructive – entre deux tendances puissantes ; d’un côté une abstraction réflexive (ligne Dolla, Pinaud, mais qui remonte au moins à Viallat, qui y enseigna dans les années 60), et de l’autre un art-action (tendance Labelle-rojoux, Verna, Maguet, mais qui vient au minimum de François pluchart, le critique théoricien du « body art » qui y fut professeur dans les années 70). J’adjoins donc à cet hommage Martin Kippenberger, ce « cher peintre » qui fait fi de tous ces antagonismes. […]
Dans la Chapelle Matisse-Kippenberger placée à l’orée de l’exposition « Le Sens de la Vague », on trouvera pêle-mêle : des portraits des deux artistes, l’affiche de l’exposition de Kippenberger chez Soardi, « La Vague » de Matisse, un dessin de guy Scarpetta (collection Noël Dolla), un hommage à Kippenberger par Arnaud Labelle-rojoux, autour d’une monumentale peinture réalisée par Quentin Spohn spécialement pour l’occasion. […]. 

Stéphane Corréard, commissaire

 

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