Exposition

Latifa Echakhch, le jardin mécanique – Villa Sauber

  Latifa Echakhch présente une nouvelle installation conçue spécifiquement pour la Villa Sauber. Commissariée par Célia Bernasconi, l’exposition convoque les souvenirs lointains de l’invention de Monte-Carlo – de la création de l’Opéra Garnier aux jardins luxuriants de plantes exotiques – en les mêlant aux impressions et souvenirs d’enfance de l’artiste. Latifa Echakhch est née en […]

Alphonse Visconti, Maquette de décor pour «Masques et Bergamasques» (détail), 1919
Crayon graphite, encre de chine et gouache sur papier
28 x 55 x 40 cm
Archives Monte-Carlo S.B.M. en dépôt permanent au NMNM, n° D.2010.3.86

 

Latifa Echakhch présente une nouvelle installation conçue spécifiquement pour la Villa Sauber.

Commissariée par Célia Bernasconi, l’exposition convoque les souvenirs lointains de l’invention de Monte-Carlo – de la création de l’Opéra Garnier aux jardins luxuriants de plantes exotiques – en les mêlant aux impressions et souvenirs d’enfance de l’artiste.

Latifa Echakhch est née en 1974 à El Khnansa au Maroc. Sa famille s’installe peu de temps après à Aix-les-Bains où son père est employé au Casino Grand-Cercle, doté d’un prestigieux théâtre. Son enfance est durablement marquée par les paysages naturels qui inspirèrent quelques-uns des plus beaux poèmes de Lamartine et par la découverte des coulisses du théâtre et de sa machinerie conçus à la veille du XXème siècle, semblable en de nombreux points à celle de l’Opéra de Monte Carlo.

En puisant dans les maquettes de papier conçues par Alphonse Visconti, décorateur de l’Opéra de Monte-Carlo entre 1903 et 1938, elle déploie dans l’espace d’exposition une nature aussi factice que fantasmée, composée de fragments de décors pour des productions telles que Pompéi, Rigoletto, ou encore Masques et Bergamasques… et formant un écho lointain aux poèmes que Lamartine composait sur les bords du lac du Bourget.

Ce paysage suspendu aux fils d’une machinerie de théâtre imaginaire est intimement lié à la tradition des automates, dont Latifa Echakhch s’est inspirée pour créer un jardin mécanique dans les salles du musée.

C’est en renouvelant la tradition du paysage romantique et son topos associé – la contemplation des ruines –  que Latifa Echakhch a pensé cette dernière exposition de la Villa Sauber avant fermeture pour travaux, et en se nourrissant du cadre de cette demeure emblématique de la Belle-Époque et de son jardin de roses.

Lauréate du prix Marcel Duchamp en 2013 et du Zürich Art Prize en 2015, Latifa Echakhch est diplômée de l’École nationale supérieure d’arts de Cergy-Pontoise et de l’École nationale des beaux-arts de Lyon. Elle vit à Fully en Suisse et bénéficie du soutien des galeries Kamel Mennour à Paris, Eva Presenhuber à Zurich, Kaufmann-Repetto à Milan, et Dvir à Tel-Aviv.

Son travail a été récemment présenté à la Biennale Internationale d’Istanbul (2017), à Power Plant Gallery, Toronto (2017), à Haus Konstruktiv, Zurich (2016), au Lentos Kunstmuseum, Linz (2015), au Swiss Institute, New York (2015), au Centre Pompidou, Paris (2014 – 2015), au Palazzo Grassi, Venise (2014), au Musée d’art contemporain de Lyon (2013) et au Hammer Museum, Los Angeles (2013).

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