Exposition

K.L.M – O. Mosset // PROGRAMME DE VIE – P. des Gachons

& le vendredi 10 octobre // performance chorégraphiée dans l’exposition par 2 danseurs de l’Opéra de Paris en collaboration avec OLIVIER MOSSET KLM d’Olivier Mosset en collaboration avec Jacob Kassay et Alix Lambert & PROGRAMME DE VIE de Patrick des Gachons Olivier Mosset et Patrick des Gachons se sont croisés à plusieurs reprises dans leur […]

& le vendredi 10 octobre // performance chorégraphiée dans l’exposition
par 2 danseurs de l’Opéra de Paris en collaboration avec OLIVIER MOSSET

KLM d’Olivier Mosset en collaboration avec Jacob Kassay et Alix Lambert & PROGRAMME DE VIE de Patrick des Gachons

Olivier Mosset et Patrick des Gachons se sont croisés à plusieurs reprises dans leur vie professionnelle, notamment au Château de Fraïssé-des-Corbières, où se sont tenues durant 25 étés des expositions d’artistes choisis par Patrick des Gachons pour l’exigence et la radicalité de leurs démarches. Olivier Mosset fut le premier et le dernier des artistes exposés par des Gachons en sa demeure.

KLM – Olivier Mosset en collaboration avec Jacob Kassay et Alix Lambert

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Sans titre, Olivier Mosset, collection Ben Vautier, vue de l’exposition Drive In, La Station, 1999

 

Olivier Mosset n’a rien oublié de sa radicalité et de son esprit collaboratif : poursuivant ses recherches sur le concept de l’exposition et la notion de signature, il présentera à la Station pour la saison estivale 2014 des œuvres réalisées avec Alix Lambert et Jacob Kassay ; collaborations ou appropriations, ces œuvres viennent nourrir les problématiques développées par Mosset dans sa pratique personnelle. Mettant en exergue la prégnance de la matérialité, elles nous rappellent que l’art est avant tout une histoire de regard… Comme disait Stella, « what you see is what you see ».

Chelsea-Odéon, 1999, Olivier Mosset et Alix Lambert
En 1994, Olivier Mosset se rend au cinéma Chelsea-Odéon de New-York avec Alix Lambert, qui lui fait remarquer que les panneaux décoratifs ressemblent à ses peintures ; en 1999 naît « Chelsea-Odéon », signée par les deux artistes : une toile noire monochrome de Mosset sur laquelle Alix Lambert est venue placer des guirlandes lumineuses.

Sans titre, 2013, Olivier Mosset et Jacob Kassay
Lors d’une discussion dans les salles de répétition d’un opéra, Olivier Mosset fait remarquer à Jacob Kassay que les miroirs et les barres à terre constituent en soi un décor d’opéra formidable. En 2011 le jeune artiste reprend l’idée et présente lors de sa 1ère exposition à Los Angeles History’s mirror, une œuvre rappelant ce dispositif. En 2013 Mosset propose sa propre interprétation de l’idée, la ramenant à sa concrétude.

Sans titre, 1999, Olivier Mosset
À l’occasion de cette exposition, La Station réactive également une œuvre d’Olivier Mosset, créée pour La Caravane Passe (Nice, 1991), déjà prêtée à l’association en 1999 pour l’exposition « Drive-In » par Ben Vautier, son propriétaire : une sculpture minimaliste… et mobile. 

PROGRAMME DE VIE – Patrick des Gachons

Photos Luc Jennepin 007

Vue de l’atelier de Patrick des Gachons à Fraïssé-des-Corbières, photo Luc Jennepin

 

« Peint au centre d’un fond carré blanc, [un] carré bleu progresse chaque année de un pour cent pour tendre vers la couverture totale du fond. Commencé suivant le rapport 50/100 (carré bleu/carré blanc) en 1983, il devra atteindre 100/100 en 2032. Le programme serait naturellement interrompu et l’œuvre achevée si je disparaissais avant cette date.1»

Par ce programme immuable, Patrick des Gachons exaspère les constituants de la peinture (forme, figure, composition) pour n’en retenir que la « vérité 2» : l’application d’une couleur sur un support. 70 passages de peinture en moyenne sur chaque œuvre lui permettent d’obtenir un bleu profond, intense, qui comme chez Yves Klein, a vocation spiritualiste.

Cette astreinte quotidienne, qui consiste à chaque jour de l’année à reproduire le même tableau, rapproche Patrick des Gachons d’artistes comme Opalka, On Kawara ou Eric Cameron : « l’œuvre, ontologiquement intégrale, se superpose au temps personnel de son auteur.3»

Depuis quelques années, Patrick des Gachons a réalisé une mise à jour « brutale » de ses œuvres : il recouvre certains de ses anciens tableaux à la manière d’une surimpression : « le passé s’estompe, recouvert par le présent, sans toutefois complètement disparaître.4»

 

1 Patrick des Gachons in L’Art Contemporain et la Côte d’Azur, un territoire pour l’expérimentation, 1951 – 2011, éditions Les presses du réel, 2011.
2 Chère à Paul Cézanne
3 Jean-Michel Bouhours, Patrick des Gachons, une œuvre en temps, Artpress 358

4 ibid.

Lire le Dossier de Presse de l’exposition

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