Exposition

Jean-Charles Blais

Vernissage le vendredi 20 mai en présence de l’artiste + présentation d’une lithographie réalisée spécifiquement pour l’exposition (tirage limité à 30exemplaires). La galerie Catherine Issert est heureuse de présenter du 20 mai au 2 juillet 2016 une sélection d’œuvres récentes et inédites de Jean-Charles Blais. Représenté par la galerie Catherine Issert depuis 1983, cet artiste […]

Vernissage le vendredi 20 mai en présence de l’artiste + présentation d’une lithographie réalisée spécifiquement pour l’exposition (tirage limité à 30exemplaires).

Jean-Charles BLAIS - Sombre - 58 x 46cm, 2015 courtesy Galerie Catherine Issert

Jean-Charles BLAIS – Sombre – 58 x 46cm, 2015 courtesy Galerie Catherine Issert

La galerie Catherine Issert est heureuse de présenter du 20 mai au 2 juillet 2016 une sélection d’œuvres récentes et inédites de Jean-Charles Blais. Représenté par la galerie Catherine Issert depuis 1983, cet artiste né en 1956 s’est fait connaître dans les années quatre-vingt pour ses peintures sur affiches arrachées.

Investissant l’atelier comme un laboratoire, Jean-Charles Blais conduit ses recherches en se laissant guider par les médiums et les procédés, avec au centre de ses préoccupations le corps et sa représentation, la fragmentation, le renversement, le positif et le négatif, l’absence.

En 1984, il déclarait : «Ce n’est ni la réflexion théorique, ni la définition d’un discours énoncé dans l’ordre de la pensée critique qui suscite l’évolution de ma peinture. Je travaille en ayant une grande confiance dans le processus de la peinture.»1 Constance dans son travail, cet attachement au processus a mené Jean-Charles Blais à explorer de larges champs d’expérimentations : investissement de l’espace urbain (Métro Assemblée Nationale – Paris, Université Léonard de Vinci – La Défense, …), scénographie pour la compagnie Régine Chopinot, graphisme pour le Grand Théâtre de Genève, collaboration avec Jean Nouvel ou bien encore création d’œuvres numériques… En cela, la pratique de Blais est «fait[e] davantage de glissements que de ruptures, d’improvisations que de programmes. »  2

Son œuvre possède donc une ambiguïté et une polysémie complexe. Mais quelque soit sa plastique, elle revient toujours à la même intention, celle de déclencher un récit par l’apparition d’une forme – celle-ci pouvant être à peine esquissée ou au contraire totalement construite. Car Jean-Charles Blais aime à expérimenter «la persistance, la résistance à l’évanouissement des formes»3 et pour cela, joue des limites de la figure et de la composition. Ses références proviennent d’un large champ transhistorique allant de la peinture populaire des ex-voto napolitains à Kasimir Malévitch. Ce dernier surtout joue un rôle fondamental, peut-être parce que «le suprématisme (…) se développe à partir de la tension entre l’être et les choses, entre le rien et les objets, entre le « néant » et le « quelque chose »»4, ce qui se traduit chez Blais comme un «processus alternant figuration et dé-figuration, qui se déroule dans la spatialité et la matérialité [de l’œuvre]» 5

Un récit profond et silencieux, qui représente plus qu’il ne démontre ; et dont le sens «est niché dans la forme, là où il y a quelque chose à voir, et, pour y voir clair, il faut parfois s’y prendre à plusieurs reprises.» 6

1 in «Biographie», Sylvie Couderc in Jean-Charles Blais, cat. exp. CAPC, Bordeaux, 1984.
2 in «Jean-Charles Blais», Jean-Louis Andral, cat. exp. Jean-Charles Blais, Musée Picasso d’Antibes, 2013
3 entretien de Jean-Charles Blais avec Jean-Louis Andral, cat. exp. Jean-Charles Blais, Musée Picasso d’Antibes, 2013 4 in Jean-Charles Blais, Armin Wildermuth, 1990
5 ibid.
6 entretien de Jean-Charles Blais avec Jean-Louis Andral, cat. exp. Jean-Charles Blais, Musée Picasso d’Antibes, 2013
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