Heureux comme les couleurs en France, Exposition de Louis Cane

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Heureux comme les couleurs en France, Exposition de Louis Cane

Heureux comme les couleurs en France, Exposition de Louis Cane

Dans le cadre des expositions estivales des musées de la ville de Nice qui célèbrent l’école de Nice, la Galerie Helenbeck propose en écho, une exposition de l’artiste Louis Cane personnalité incontournable du mouvement Supports/Surfaces Heureux comme les couleurs en France. De la déconstruction de la peinture aux Nymphéas de Monet, la galerie Helenbeck propose un voyage estival. Une […]

Dans le cadre des expositions estivales des musées de la ville de Nice qui célèbrent l’école de Nice, la Galerie Helenbeck propose en écho, une exposition de l’artiste Louis Cane personnalité incontournable du mouvement Supports/Surfaces

Heureux comme les couleurs en France. De la déconstruction de la peinture aux Nymphéas de Monet, la galerie Helenbeck propose un voyage estival. Une exposition immersive entre peinture abstraite traditionnelle et résine colorée et support conçu par l’artiste. Dans la continuité de Supports/Surfaces, Louis Cane expose ses dernières pièces et déclare « Je suis dans la couleur comme un poisson dans l’eau ».

© Louis Cane

 

Le mouvement Supports/Surfaces annonçait en 1969 : « La peinture est un fait en soi […]. Il s’agit de la simple mise à nu des éléments picturaux qui constituent le fait pictural […] ». Jeunes peintres issus de l’Ecole de Nice, Louis Cane, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour, Noël Dolla et Claude Viallat questionnèrent la peinture à l’ère de la Figuration Narrative française. Avec leur esprit ludique de déconstruction et de dissolution, ces artistes tels Louis Cane, qui signait d’un X primitif ses toiles lâchées, affirmèrent la tautologie picturale.

Dans une mouvance radicalement conceptuelle Louis Cane évolua tout en se détachant du mouvement qu’il avait construit. Il entreprit un heureux voyage à travers la couleur et mit au point des techniques nouvelles entre peinture traditionnelle et sensations plastiques. Du figuratif à l’abstrait, de la jubilation colorée de Fra Angelico à la touche expressive de Velasquez, l’artiste teste toutes les possibilités des beaux arts.

Il met au point dans les années 2000 les résines, peintures dont un fin grillage immergé dans des couleurs acidulées remplace le tissu apprêté. Translucides, les résines semblent, pour l’artiste, dévoiler la sensation brillante des sucres d’orges dans des bocaux. De l’œil au goût, ces pièces sont des représentations d’un plaisir gustatif enfantin. La transparence et la présence physique de ces oeuvres, qui découvrent autant le châssis que les matériaux de la peinture, sont des inventions de modernité pensées par Louis Cane.

Les « Nymphéas » quant à eux, espaces rehaussés d’une abstraction animée sont des références ultimes au grand maître de l’histoire de l’art française Claude Monet. Aplats colorés, ils sont selon l’artiste niçois des représentations d’un air doux en peinture.

Les possibilités qu’explore Louis Cane dans les « Nymphéas » – les sensations estivales d’un air suave – sont à l’essence même des résines colorées où le vent joue avec la lumière. Entre transparence et reflets, les pièces de Louis Cane exposent la pensée traduite sur la toile, les émotions en peinture.

Le peintre propose donc, dans ces deux séries présentées à la Galerie Helenbeck, « une peinture vraiment abstraite », une peinture pour ce qu’elle est. Il est un artiste de l’évocation. De la couleur, de l’interprétation. Louis Cane crée des espaces de réflexions et donne à voir les sensations de l’homme.

Pauline Pavec

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