Exposition

GAS STATION – PART 1

Dans le cadre de l’échange qu’elle réalise ce printemps 2015 avec GAGLIARDI ART SYSTEM (Turin), La Station est heureuse de vous inviter à découvrir l’exposition GAS STATION – PART 1 avec Ennio Bertrand, Davide Coltro, Giuliana Cuneaz, Piero Fogliati et Paola Risoli Les artistes choisis par G.A.S pour GAS STATION (part 1) jouent avec notre perception […]

Dans le cadre de l’échange qu’elle réalise ce printemps 2015 avec GAGLIARDI ART SYSTEM (Turin), La Station est heureuse de vous inviter à découvrir l’exposition GAS STATION – PART 1

avec Ennio Bertrand, Davide Coltro, Giuliana Cuneaz, Piero Fogliati et Paola Risoli

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Les artistes choisis par G.A.S pour GAS STATION (part 1) jouent avec notre perception via des installations sculpturales, picturales et numériques. Les jeux illusionnistes et cinétiques de Piero Fogliati, les technologies digitales et interactives d’Ennio Bertrand, le bricolage cinématographique et intimiste de Paola Risoli, les paysages virtuels et nanoscientifiques de Giuliana Cunéaz et les cadres numériques de Davide Coltro questionnent notre rapport au monde et à ses phénomènes.

Ennio Bertrand (né à Pinerolo en 1949) emploie des images et des technologies digitales, des compositions de lumière, de sons et de vidéos ainsi que des installations interactives, qui proposent des événements minuscules et isolés du flux indistinct d’informations et d’images qui sature notre perception. Il est membre de l’association Ars Tecnica – fondée en 1988 à Paris, à La Cité des sciences et de l’industrie, La Villette – et co-fondateur de Arslab, Arte Scienza e Nuovi Media, créé à Turin en 1996. Depuis 2008, il est professeur à l’Académie Albertina de Turin. 

Davide Coltro (né à Verona en 1967) est l’inventeur du cadre électronique. Pour sa recherche innovatrice, il a été invité à de prestigieuses expositions tant en Italie qu’à l’étranger. En 2011 il représente l’Italie à la 54e Biennale de Venise avec RES_PUBLICA I, une installation monumentale de 96 modules électroniques, qui concluent une des recherches les plus impressionnantes et complètes sur le paysage contemporain. Ses spéculations sur l’unité de l’art, en particulier par le développement technologique, l’ont conduit à ouvrir un débat théorique avec d’autres auteurs de sa génération. Il est le fondateur du groupe ON.

Giuliana Cunéaz (née à Aoste en 1959) vit et travaille à Aoste et Milan. Diplômée de l’Académie des Beaux Arts de Turin, elle utilise dans son travail tous les médias, de l’installation vidéo à la sculpture, de la photographie à la peinture et même la peinture sur écran, une technique qu’elle a inventée. Au début des années 90, elle a mené des recherches sur de nouvelles formes associées à la vidéo expérimentale. En 2004, la 3D a pris une place importante dans son travail, devenant un élément de recherche pour la vidéo et la peinture sur écran. L’appropriation d’instruments technologiques fait partie du champ de recherche de l’artiste. Elle emprunte des éléments appartenant au monde scientifique et aux nanosciences, et les transforme en un paysage virtuel qui interagit avec les données naturelles.

Piero Fogliati (né à Canelli en 1930) se sert des découvertes de la science en matière optique pour faire vivre au spectateur de fascinantes expériences optiques et mentales. Héritier de Marcel Duchamp comme de Moholy-Nagy, il crée des univers où l’illusion, l’activité cérébrale et la poésie de la lumière sont utilisées pour produire un imaginaire dont les sources ici sont autant physiques que psychologiques. Ses machines, plus que des dispositifs cinétiques, sont des « machines célibataires » paradoxales, intelligentes et hypnotiques.

À partir de matériaux de récupération, Paola Risoli (née en 1969 à Milan) crée des mondes miniatures, bricolés et intimistes qu’elle exploite également par le biais de la photographie et de la vidéo. Plus récemment, l’artiste niche ses saynètes dans des barils recyclés. Le spectateur est alors invité à se rapprocher des fenêtres découpées dans le métal pour se plonger dans ces univers secrets. Les contrastes entre l’intérieur et l’extérieur, entre les matériaux bruts et la finesse des détails, entre l’exigence physique de la mise en oeuvre et la délicatesse du résultat sont subtilement construits. Malgré leur caractère rudimentaire, ces décors « autoéclairés » génèrent des ambiances quasi cinématographiques.

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