Exposition

LE FIL DES POSSIBLES

L’exposition présentée à l’Espace de l’art Concret, « Le fil des possibles », 20 ans après l’exposition « Art et vêtement »,  orientera son propos sur les manifestations du textile dans le travail de plusieurs artistes plasticiens :  Olga Boldyreff, Pierrette Block, Ymane Fakhir, Anthony Freestone, Jérémy Gobé, Hervé Graumann, Annette Messager, Françoise Micoud, Mai Thu Perret, Pascal Pinaud, Julien Prévieux, Ismini Samanidou Hervé […]

L’exposition présentée à l’Espace de l’art Concret, « Le fil des possibles », 20 ans après l’exposition « Art et vêtement »,  orientera son propos sur les manifestations du textile dans le travail de plusieurs artistes plasticiens : 

Olga Boldyreff, Pierrette Block, Ymane Fakhir, Anthony Freestone, Jérémy Gobé, Hervé Graumann, Annette Messager, Françoise Micoud, Mai Thu Perret, Pascal Pinaud, Julien Prévieux, Ismini Samanidou

EAC 150 Le Fil des possibles

Hervé Graumann Pattern #MS2014, 2014 Installation objets divers 180 x 180 cm Collection de l’artiste © François Fernandez

Commissariat : Alexandra Deslys et Claire Spada

Une appropriation des codes du textile souvent inhérente au process même, nous confrontera à des œuvres issues des techniques du tissage mais  aussi à des œuvres peintes, des photographies, des dessins, des installations ou  encore des vidéos. Au regard, de ces travaux une sélection de tissus ethnographiques issus de la collection de Wilhelm Otten (Autriche) questionnera cette identité textile au travers du temps et des aires géographiques.

Envisageant le tissu dans sa matérialité, Pierrette Bloch, Françoise Micoud et Ismini Samanidou s’attachent à la notion de trame et de réseau, jouant ainsi sur la sémantique de la toile.

Par ailleurs, le « pattern » inspiré des techniques du batik, permet un traitement « all-over » de la surface tissée comme celle de la toile en peinture. Chez Pascal Pinaud et Mai Thu Perret la question du motif est traitée par le mode de la citation ; chez Hervé Graumann, il est parodié  sous forme de natures mortes « kitsch ».

De même que le texte se conçoit comme une trame de mots, le tissu, véritable enchevêtrement de fils, questionne lui aussi la problématique du lien et de la cohésion et amène à s’interroger sur notre rapport au corps et à ce que nous en donnons à voir.

Ainsi abordé dans son rapport au(x) lien(s) et à l’appartenance, le tissu nous conduira à une réflexion sur son aspect identitaire, du groupe à l’individu, comme les peintures de tartans d’Anthony Freestone ou les « histoires de robes » d’Annette Messager.

Julien  Prévieux et Ymane Fakhir s’intéressent à des phénomènes sociétaux que le textile révèle ou cache. Jérémy Gobé et Olga Boldyreff questionnent l’homme et  sa place au sein du groupe.

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