Exposition

EXPOSITION HORS LES MURS #13 « VARIATION INDICIBLE »

Manuel Ruiz Vida du 07 décembre 2013 au 11 janvier 2014vernissage samedi 7 décembre 2013 à partir de 16h                              « …Manuel Ruiz Vida est obsédé par le temps qui passe et les traces qu’il laisse sur les choses. II aime la […]

Manuel Ruiz Vida

du 07 décembre 2013 au 11 janvier 2014
vernissage samedi 7 décembre 2013 à partir de 16h 

Manuel Ruiz Vida «Structure / Masnières», 2007 huile et laque sur lino- léum maroulé sur bois 140 x 181 cm

Manuel Ruiz Vida «Structure / Masnières», 2007 huile et laque sur lino- léum maroulé sur bois 140 x 181 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« …Manuel Ruiz Vida est obsédé par le temps qui passe et les traces qu’il laisse sur les choses. II aime la rouille, la moisissure, les taches, les façades décrépies, les auréoles d’humidité ocrant les murs, les lambeaux de papier peint, tout ce qui témoigne d’une desquamation ou d’une détérioration produites, indirectement ou directement, par l’activité humaine. Cela finit par constituer un monde où son regard se réfugie, un lieu tendre et simplement poétique, accueillant, fraternel et humain. L’objet comme support et la lumière comme révélateur du temps, une lumière née des couches colorées superposées, grattées, où se mêlent les relets subtils et les contrastes violents. Ainsi éclairés, l’ustensile ou le paysage industriel réfutent toute nostalgie : il n’y a là aucun regret de ce qui a été, mais au contraire une admiration pour ce qui est -ou pour ce qui devient- car ces objets et ces paysages, comme nous, n’en inissent pas de vieillir. Comme nous, ils sont constitués d’une succession de traces, souvent invisibles, que seule la lumière dévoile.

Mais encore faut-il accepter que la lumière soit.
La recherche, ici, est celle du temps présent. Ce à quoi s’attache Manuel Ruiz Vida est l’un des devoirs de la peinture : redéinir sans cesse la réalité, notre réalité (qu’elle soit intérieure ou extérieure), la saisir, la représenter en la sublimant, en la métamorphosant en une véritable vision du monde ; faire de l’apparente banalité quotidienne (un visage, un objet, un paysage, un sentiment) une œuvre d’art ».

Olivier Cena Extraits « Le temps à l’œuvre » Télérama, janvier 2005 

Haut de page