ECLAIRAGE PUBLIC Saison 02 au 109

Performance, Projection, Rencontres, Visite

ECLAIRAGE PUBLIC Saison 02 au 109

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Utopique 1968 – 2018     Vendredi 25 mai de 18h à 20h 18:30 / 19:00 / 19:30 Performance de Pauline Brun GNA GNA GNA (LIVE) Durée : env. 10 min Sur réservation à starter@lastation.org (merci de préciser l’horaire dans votre demande). Le chantier en monument, restitution d’un workshop réalisé par Marc Chevalier et les élèves […]

Utopique 1968 – 2018

 

Pauline Brun, SHOT 9 – GNA GNA GNA, Vidéo, 7’12, 2018

 

Vendredi 25 mai de 18h à 20h

  • 18:30 / 19:00 / 19:30

Performance de Pauline Brun

GNA GNA GNA (LIVE)

Durée : env. 10 min

Sur réservation à starter@lastation.org (merci de préciser l’horaire dans votre demande).

  • Le chantier en monument, restitution d’un workshop réalisé par Marc Chevalier et les élèves de CM2 de l’Ecole René Cassin de l’Ariane.

 

Samedi 26 mai de 14h à 18h et dimanche 27 mai de 11h à 18h

  • SHOT 9 – GNA GNA GNA

Vidéo de Pauline Brun, 2018

  • Le chantier en monument, restitution d’un workshop réalisé par Marc Chevalier et les élèves de CM2 de l’Ecole René Cassin de l’Ariane.

Plus d’informations :

 

GNA GNA GNA (LIVE)

Performance (environ 10 min)

De / avec – Pauline Brun

Création son – Diane Blondeau

Dramaturgie – Valérie Castan

 

SHOT 9 – GNA GNA GNA

Vidéo, 7’12, 2018

De – Pauline Brun

Avec – Pauline Brun, Marie-Christine Brun et Agathe Wiesner

Création son – Diane Blondeau

Dramaturgie – Valérie Castan

 

«  » You’ve got that scruffy thing just right. We really try to do scruffy (I am being serious here not sarcastic) but we always fail  » Paul Harrison. C’est le tout dernier retour que j’ai reçu sur mon travail. Scruffy soit miteux, débraillé, sale, peu soigné. Miteux me plait beaucoup. SHOT 9 – GNA GNA GNA et GNA GNA GNA (LIVE) sont deux propositions en vidéo et en performance d’un scruffy show. »

Pauline Brun

 

Pauline Brun est en résidence temporaire à La Station de mars à juin 2018 et présente dans le cadre d’Eclairage Public les recherches artistiques qu’elle mène actuellement.

Performeuse, vidéaste et plasticienne, Pauline Brun construit sa pratique à la croisée de ces disciplines. En détournant des gestes quotidiens ou fonctionnels, elle élabore des micros-fictions absurdes dans lesquelles elle rencontre des objets et des matériaux récalcitrants. Le corps, maladroit et hésitant, apparaît proche d’un registre burlesque : la relation qu’il entretient avec son environnement est contrainte, faite de tentatives, ratages, échecs et imprévus dont l’artiste se saisit pour écrire et concevoir des formes chorégraphiques et plastiques. Le processus et les conditions de fabrication sont visibles : sans artifices, ils mettent en évidence les expériences de ce corps-catastrophe.

Ses actions poursuivent un but abscons et l’énergie déployée est démesurée par rapport aux objectifs posés. Parcourir d’un bout à l’autre l’espace enroulée de couvertures, à l’aveugle, sifflotant ; bomber le plafond de peinture en se déplaçant sur une chaise à roulettes ; ou bien encore plier et déplier une chaise le plus rapidement possible – autant de gestes révélant le corps luttant, confronté à ses propres limites, se réajustant sans cesse. L’accumulation et la répétition de ces jeux absurdes révèlent à terme les potentialités mentales et physiques de l’espace créatif. En détournant la définition même de « performer » (au sens de compétitif, efficace, productif), Pauline Brun tente de ramener dans le champ scénique une poésie distraite.

 

Le chantier en monument

 

Restitution d’un workshop mené par Marc Chevalier, assisté d’Arnaud Biais et Agathe Wiesner, dans le cadre d’un projet transdisciplinaire avec une classe de CM2 de l’école René Cassin de l’Ariane (Nice).

Marc Chevalier, dans certaines de ses œuvres, travaille sur l’opposition entre le « vrac » et le « construit ». Il transfigure de volumineux tas de chutes de bois : des tasseaux coupés, des planchettes, cubes et petites poutrelles issues de palettes débitées, auxquels peuvent être associés des meubles : chaises, tables de nuit… etc. Avec cette matière première il érige des tourelles, des murailles, des surplombs, tout en laissant des zones vierges. On obtient au bout du compte l’évocation d’un chantier de construction, ou l’image d’une citadelle en ruine. Ces œuvres se modifient au gré des idées qu’elles font émerger durant leur fabrication.

Dans le cadre de ce workshop, les élèves de CM2 auront découvert une multitude d’objets en bois – pieds de tables, bouts de palettes, etc. – qu’ils activent selon les consignes de Marc Chevalier : empiler les éléments, déplacer des planches, ranger et déranger pour désencombrer, mais encombrer à côté, ouvrir des passages dans cette broussaille et en condamner d’autres, en improvisant des constructions, des agencements, des « jardins », des « châteaux », des « igloos » …

Ainsi, au travail de sculpture et d’installation, s’ajoute celui de la performance. Comme dans un jeu de pousse-pousse et de cubes, il faut déplacer tous les fragments avant de pouvoir en agencer un en particulier. En dépit de la fonction initiale du mobilier, qui tend à disparaître, la forme de l’œuvre nait de cette multitude de gestes de l’artiste et des enfants, bien souvent physiques et rarement calculés. Les éléments ne sont vus que pour leur qualité graphique. D’ailleurs chaque intervention a une incidence sur la suite de l’aménagement, puisque mille et une combinaisons sont possibles.

Marc Chevalier fut résident de La Station, Agathe Wiesner et Arnaud Biais y sont actuellement résidents.

 

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