Exposition

DES RÉCITS ORDINAIRES

Avec les oeuvres de (par ordre d’apparition) : Ilana Salama Ortar, Stéphane Bérard, Christopher d’Arcangelo, Louise Bourgeois, Jana Sterbak, Agence, Robert Rauschenberg, Marcel Duchamp, Franz Erhard Walther, Aurélien Froment, Yves Klein, Daniel Buren, Pierre Huyghe. Portées par : Jean-Pierre Cometti, Stéphane Bérard, Pierre Bal-Blanc, Isabelle Alfonsi, Patrick Bernier et Olive Martin, Kobe Matthys, Aurélien Mole, Ghislain Mollet-Viéville, Joceyln Wolff, […]

Avec les oeuvres de (par ordre d’apparition) : Ilana Salama Ortar, Stéphane Bérard, Christopher d’Arcangelo, Louise Bourgeois, Jana Sterbak, Agence, Robert Rauschenberg, Marcel Duchamp, Franz Erhard Walther, Aurélien Froment, Yves Klein, Daniel Buren, Pierre Huyghe. Portées par : Jean-Pierre Cometti, Stéphane Bérard, Pierre Bal-Blanc, Isabelle Alfonsi, Patrick Bernier et Olive Martin, Kobe Matthys, Aurélien Mole, Ghislain Mollet-Viéville, Joceyln Wolff, Claire Le Restif, Benoît Dagron et Sandra Terdjman. 

Sur une proposition de Franck Leibovici, Grégory Castéra et Yaël Kreplak

Galeries du patio

Photo-FMAPAC0060080020-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Creusant la perspective d’une écologie de l’art, ils s’intéressent depuis une résidence à la Villa Arson en 2011 aux différents modes d’existence des œuvres. Partant du principe que celles-ci vivent aussi dans les récits qu’on peut en faire, ils font le pari de montrer matériellement, sous la forme d’une exposition conçue comme un parcours d’entraînement, les propriétés spécifiques que les œuvres d’art possèdent dans nos conversations ordinaires. Avec cette question en suspens : « et si, dans nos conversations, ce n’était plus nous qui parlions d’une œuvre, mais elle-même qui se mettait en action ?».

“ Vous êtes attablé-e avec des amis, dans un bar. Vous discutez d’une, ou de plusieurs œuvres. Vous êtes-vous déjà demandé si cette conversation participait de la vie publique de l’œuvre en question ? Si on limitait la durée de vie d’une œuvre aux horaires d’ouverture de ses expositions, combien elle serait réduite ! Mais prenez en compte tous les moments où elle est racontée, discutée, mise en relation avec d’autres…

Les conversations, informelles, ordinaires, sont le véhicule qui permet à une œuvre de traverser les âges. Elles sont un des lieux où les œuvres se transmettent, se refont, existent.

Les œuvres ont des modes d’existence multiples, et selon les modes, des propriétés, des comportements différents. S’est-on jamais demandé quelles propriétés les œuvres avaient dans une conversation ? Certainement pas les mêmes que dans les livres ou dans le face-à- face physique.

Et si, dans une conversation, ce n’était plus nous qui parlions au sujet d’une œuvre, mais l’œuvre elle-même qui se mettait en action ? Des récits ordinaires souhaite explorer cette hypothèse : partir à la recherche de ces propriétés. Des récits ordinaires est une exposition qui invite à se fabriquer une nouvelle oreille. Pour que, dès le lendemain, dans un bar, attablé-e avec quelques amis, et discutant d’une œuvre, ou de plusieurs, vous puissiez détecter une présence : « dans cette conversation, une œuvre est en train de s’activer »…”

Grégory Castéra, Yaël Kreplak, Franck Leibovici

Haut de page