Conférence, Rencontres

Conférences en soirée

Une trentaine de rendez-vous d’octobre à avril autour d’artistes, de critiques et de théoriciens illustrant les multiples pratiques et approches de l’art, constituent un programme de conférences et de rencontres ouvert à tous les publics. Entrée libre. Mardi 10 janvier à 18h30 : Jean-Paul Fourmentraux, sociologue et critique d’art, professeur à l’université Aix-Marseille Artistes de […]

Une trentaine de rendez-vous d’octobre à avril autour d’artistes, de critiques et de théoriciens illustrant les multiples pratiques et approches de l’art, constituent un programme de conférences et de rencontres ouvert à tous les publics.

Entrée libre.

Mardi 10 janvier à 18h30 : Jean-Paul Fourmentraux, sociologue et critique d’art, professeur à l’université Aix-Marseille
Artistes de laboratoire / Recherche et création à l’ère numérique
Un comédien virtuel, des images interactives, un cirque transmédia, des agents intelligents… Ce livre porte sur la manière dont la création artistique et la recherche technologique, qui constituaient autrefois des domaines nettement séparés et quasiment imperméables, sont aujourd’hui à ce point intriqués que toute innovation au sein de l’un intéresse (et infléchit) le développement de l’autre. Dans les nouveaux laboratoires de la création artistique et informatique – Ircam, Hexagram, Lip6, Cnam, Orange Labs – des œuvres hybrides rendent irréversible le morcellement des anciennes frontières opposant art et science. Car en articulant des contributions interdisciplinaires, l’art numérique instaure en effet un morcellement de l’activité créatrice et des modes pluriels de désignation de ce qui fait œuvre. Les logiques de conception et la régulation du travail qui en découlent étant désormais orientées vers une pluralité d’enjeux : exposition (artistique), invention (technologique) et connaissance (académique). L’examen de ces évolutions en France et au Canada révèle de nouvelles manières de faire œuvre commune et soulève plusieurs questions : l’art peut-il faire l’objet d’une recherche ? L’écriture informatique peut-elle, elle-même, recouvrir une dimension théorique et devenir un enjeu de création ? L’interdisciplinarité mise en jeu s’accompagne-t-elle d’une transformation des modes d’attribution et de valorisation des œuvres partagées entre art et science ?
Jean Paul Fourmentraux est Sociologue (PhD) et critique d’art, Professeur à l’université Aix-Marseille. Habilité à diriger des recherches (HDR) par l’université de Sorbonne-Paris 5, il est membre de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) chercheur au Centre Norbert Elias (UMR-CNRS 8562) et responsable scientifique du programme Art-Science-Société porté par l’Institut Méditerranéen d’études avancées (IMéRA – RFIEA). Auteur des ouvrages Art et internet (CNRS, 2010), Artistes de laboratoire (Hermann, 2011), L’œuvre commune. Affaire d’art et de citoyen (Presses du réel, 2012), L’œuvre virale. Net art et culture Hacker (La Lettre Volée, 2013) il a dirigé les ouvrages L’Ère Post-media (Hermann, 2012) et Art et Science (CNRS, 2012), Identités numériques : Expressions et traçabilités (CNRS, 2015).

Jean-Paul Fourmentraux

 

Samedi 14 janvier à 18h30 : présentation de films de Lav Diaz par Julien Gester (en partenariat avec L’ECLAT)

Julien Gester est critique de cinéma et chef de service Culture à Libération. Il a auparavant travaillé aux Inrockuptibles, dirigé les pages Culture du magazine Grazia à son lancement, collaboré à Trafic, Vanity Fair, Vogue, Acne Paper, etc. Il est également compositeur occasionnel de musiques de films. Les films de Lav Diaz étant d’une durée exceptionnelle (de 4h, 5h et jusqu’à 11h !),le projet est d’organiser une « nuit Lav Diaz » avec des débats / discussions à différents moments de la nuit et jusqu’au petit matin. En raison du caractère exceptionnel de cette œuvre, cette séance aura lieu un samedi soir.

Lav Diaz

 

Mardi 17 janvier à 18h30 : Jana Gunstheimer, artiste

Née en 1974 à Zwickau, vit et travaille à Jena, Allemagne.Jana Gunstheimer était lauréat de la Villa Massimo à Rome en 2009 et également lauréat du prix de dessin 2016 de la Fondation Guerlain. Ella a entre autre exposé à l’Art Institute à Chicago, au Gropiusbau, Berlin et au Museum Folkwang à Essen.
Au premier regard, la facture des dessins de Jana Gunstheimer est classique et, par le crayon ou le graphite, nous entraîne au coeur des répliques des siècles passés. Mais c’est sans compter sur les histoires inventées et prétendues réelles… Les sources d’inspiration de cette artiste sont bien les reproductions issues de livres qu’elle consulte. Elle les photographie, puis les reproduit dans son atelier, sans pour autant utiliser la projection. Jana Gunstheimer s’est parfois mise dans la peau d’une journaliste, nouant un lien étroit entre l’écrit et la réalisation plastique. Aujourd’hui encore, elle convoque chaque sujet tel un problème à résoudre qu’elle se doit d’analyser selon différents points de vue. Ce temps passé devant l’image est d’ailleurs primordial car il lui permet d’interroger son statut. L’image n’est-elle qu’illustration ou fait-elle toujours référence à la fenêtre d’Alberti, en tant que miroir du monde ? Oui, pour certaines scènes choisies par Jana Gunstheimer, qui nous plonge dans le monde frivole de l’aristocratie française du XVIIIe siècle. C’est l’une de ses périodes favorites, tant l’apparat y était roi et la préparation de soi se révélait digne d’une oeuvre d’art. C’est aussi le siècle où cette confusion entre réalité et fiction (également par le décorum) était poussée jusqu’au plus grand raffinement. Dans ses oeuvres, autant que dans ses accrochages, Jana Gunstheimer crée le trouble tout en incorporant une relation performative au dessin. Ainsi, après une réalisation minutieuse, elle pourra se mettre, de manière instinctive, à les lacérer. Ayant même réalisé une série qui se nomme Methods of Destruction, elle y simule des impacts de balles qui endommageraient une partie de la feuille, notamment sur Goya ou Caravage. Mais que détruit-elle ? L’histoire de l’art, l’image, ou sa signification ? Pour elle, il s’agit d’augmenter son pouvoir sur l’oeuvre, tout comme lorsqu’elle la quadrille ou la recouvre d’un carré blanc, sans faire aucunement référence aux différentes abstractions de l’histoire de l’art. L’image est considérée comme une personne jouant un rôle réactif par rapport à son spectateur et Jana Gunstheimer invoque son pouvoir physique, au sein de sa réalité fictionnelle.

Jana Gunstheimer

 

Mardi 24 janvier à 18h30 : Pablo Wendel, artiste, performeur

Pablo Wendel (*1980 Tieringen) a effectué tout d’abord une formation de sculpteur (2008-2010 : Master of Fine Arts, Royal College of Art London/UK et chez Christoph Karl Strauss) complétée par des études à Stuttgart, en Chine et à Londres ( 2007/08 Institut of Social Research, ABK Stuttgart – CCA San Francisco/USA ; 2006 : china National Academy of Fine Arts, Hangzhou/China ; 2002-2009 Staatliche Akademie der Bildenden Künste, Stuttgart). La performance et la vidéo de « Terracotta Warrior“ était un de ses projets, avec lequel il a obtenu grand intérêt du public. Ses œuvres ont été montrées dans des nombreux contextes nationaux et internationaux. En 2012 il a fondé un fournisseur d’électricité pour se vouer à une recherche artistique autour du développement du courant artistique.

Pablo Wendel

 

Mardi 31 janvier à 18h30 : Miguel Palma, artiste
Né en 1964 à Lisbonne, vit à Lisbonne. Il a participé à l’exposition Acclimatation à la Villa Arson en 2008. Conférence performative présentant son travail d’artiste plasticien.

Miguel-Palma

 

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