Conférence, Rencontres

Conférences en février

Une trentaine de rendez-vous d’octobre à avril autour d’artistes, de critiques et de théoriciens illustrant les multiples pratiques et approches de l’art, constituent un programme de conférences et de rencontres ouvert à tous les publics. Entrée libre.   Jeudi 2 février à 18h30 : Marion Zilio et Antoinette Rouvroy autour du livre d’Alexandra Guillot « Votre futur est plein d’avenir » […]

Une trentaine de rendez-vous d’octobre à avril autour d’artistes, de critiques et de théoriciens illustrant les multiples pratiques et approches de l’art, constituent un programme de conférences et de rencontres ouvert à tous les publics.

Entrée libre.

 

Jeudi 2 février à 18h30 : Marion Zilio et Antoinette Rouvroy autour du livre d’Alexandra Guillot « Votre futur est plein d’avenir »

Quels liens tissent ensemble la voyance en ligne et les algorithmes prédictifs, les sorcières et les bots ?
La sortie du livre d’Alexandra Guillot,Votre futur est plein d’avenir, est l’occasion de réunir l’auteure, Marion Zilio, qui en a écrit la postface et Antoinette Rouvroy autour du thème de la voyance en ligne. Des algorithmes sensés prédire l’avenir aux sorcières contemporaines, ce phénomène sera évoqué pour essayer de comprendre les enjeux et les aboutissants de la voyance telle qu’elle se pratique sur internet.
L’œuvre d’Alexandra Guillot ne s’appuie pas sur un médium particulier, elle navigue entre la performance, la sculpture, le dessin, la photo, l’installation, la vidéo ou le livre avec une volonté chaque fois renouvelée de mettre en place un monde fait d’impressions discrètes et tenaces. La marge, la nuit, les fantômes, le merveilleux… sont autant d’éléments qui composent l’œuvre d’Alexandra Guillot, ils trahissent cette nécessité de donner à voir l’à côté de toutes choses. L’artiste met en place une œuvre sensible et personnelle qui dit son rapport poétique au réel et tente de donner à ressentir un territoire invisible et nocturne.
Antoinette Rouvroy, docteure en sciences juridiques de l’Institut universitaire européen (Florence, 2006), est chercheuse qualifiée du FNRS au centre de Recherche en Information, droit et Société (CRIDS). Elle s’intéresse depuis 2000, aux rapports entre le droit, les modes de construction et de du risque, les sciences et technologies, et la gouvernementalité néolibérale. Elle développe une nouvelle ligne de recherche, depuis quelques années, autour de ce qu’elle a appelé la « gouvernementalité algorithmique ». Marion Zilio est docteure en Esthétique, Sciences et Technologies des Arts de l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, où elle est également chercheuse et chargée de cours dans l’UFR Art, Philosophie et Esthétique. Depuis 2013, elle mène une activité de critique d’art (membre AICA France) en collaboration avec différentes revues. En parallèle de ses recherches, elle organise des manifestations artistiques et conduit des projets en tant que consultante et commissaire d’exposition indépendante (membre C-E-A, commissaires d’exposition associés).

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Mardi 7 février à 18h30 : Christophe Kihm,critique d’art, auteur et enseignant à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève
A l’occasion de la publication du numéro d’artpress2 n°44 (février/mars/avril 2017) consacré aux « Images de l’espace », cette intervention revient sur trois grandes découpes (la cosmosémiotique, l’anthropocosmique et la cosmétique) qui ouvrent le champ de l’étude de ces images et permettent de relever certains de leurs traits généraux, dès lors que l’on considère le vaste ensemble qu’elles constituent, entre la recherche, l’exploration, la communication et la fiction spatiales.

Christophe Kihm est né en 1967 à Reims. Ancien membre de la revue Perpendiculaire, il a été rédacteur en chef d’Artpress et professeur consultant à l’école d’art du Fresnoy. Il a contribué à de nombreux journaux (Globe, Libération, Les Inrockuptibles, etc.), catalogues d’exposition (Sonic Process, GNS, I Peg, Live, Son et lumière, etc.), catalogues monographiques et revues (Cahiers de médiologie, Trouble, etc.). Commissaire d’exposition (« Salon des prototypes » au Fresnoy, « Burlesque contemporains » au Jeu de Paume, « Écoles d’art » au Centre Pompidou), il a notamment dirigé plusieurs numéros spéciaux d’Art Press (Techno, Hip-hop, Médium danse, Ecosystèmes de l’art, Censure, Le Burlesque, etc.).
Il est actuellement enseignant à la HEAD-Genève et critique. Il a codirigé le numéro d’artpress2 « Images de l’espace. Archive, exploration, fiction » en collaboration avec l’Observatoire de l’espace, le laboratoire arts-sciences du Cnes (Paris).

La Terre en tant qu’astre parmi d’autres » Lucien Rudaux, Sur les autres mondes, Larousse, 1937

La Terre en tant qu’astre parmi d’autres » Lucien Rudaux, Sur les autres mondes, Larousse, 1937

 

Mardi 21 février à 18h30 : Anka Ptaszkowska, critique et co-fondatrice en 1966 de la mythique Galerie Foksal de Varsovie.
Anka Ptaszkowska est née le 17 décembre – comme Beethoven et le Pape Francois – en 1935 à Varsovie. En 1966, elle crée la Galerie Foksal à Varsovie, l’une des deux galeries d’avant-garde dans le bloc des pays de l’Est. Elle travaille avec des artistes comme Henryk Stażewski le dernier constructiviste vivant, Tadeusz Kantor, le metteur en scène, Edward Krasiński ou encore Krzysztof Niemczyk.
Emigrant en France en 1970 elle vit et collabore avec le photographe Eustache Kossakowski. Avec Michel Claura et Francois Guinochet et la collaboration de Daniel Buren, elle crée en 1972 une galerie qui à chaque manifestation change de nom par sa numérotation: galerie 1, galerie 2, galerie 3, etc. Elle collabore avec des artistes comme Dan Graham, Carl Andre, Peter Downsborough, Claude Rutault et Daniel Buren. Elle à par ailleurs crée «Vitrine pour l’Art Actuel » à Paris. Durant 20 ans elle fut professeur d’histoire de l’art moderne et de culture générale à l’Ecole des Beaux Arts de Caen. Actuellement, elle organise diverses événements artistiques dans l’ancien atelier de Kossakowski à Paris, suivant son intuition que « C’est l’heure du privée qui arrive ».
L’Art en tant qu’opposition
L’avant-garde historique et son ennemie N°1 : le mensonge. Le principe d’adéquation comme une face cachée du principe d’égalité. L’avant-garde artistique sous un régime totalitaire : la Pologne des années 60, galerie Foksal et ses manifestes, happenings de Tadeusz Kantor, « Nous ne dormons pas ». L’avant-garde et les pièges de la liberté artistique. Les changements du territoire de l’art. La critique des institutions et leur duel avec des artistes. Qui a perdu la bataille ? La situation de l’artiste. Comment l’espace publique nous ment –il ?  Débat : Que faire ?

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