Conférence

CONFERENCES A LA VILLA ARSON – FEVRIER 2016

Avec une trentaine de rendez-vous autour d’artistes, de critiques et théoriciens illustrant de multiples pratiques et approches de l’art (dessin, sculpture, vidéo, cinéma, littérature, peinture, musique, architecture, histoire de l’art, théorie, exposition…), et de différents pays (Allemagne, Autriche, USA, Grande-Bretagne, Pologne, Ukraine, Liban, Lituanie…), ce programme de conférences et rencontres reflète la diversité des enseignements et des projets […]

Avec une trentaine de rendez-vous autour d’artistes, de critiques et théoriciens illustrant de multiples pratiques et approches de l’art (dessin, sculpture, vidéo, cinéma, littérature, peinture, musique, architecture, histoire de l’art, théorie, exposition…), et de différents pays (Allemagne, Autriche, USA, Grande-Bretagne, Pologne, Ukraine, Liban, Lituanie…), ce programme de conférences et rencontres reflète la diversité des enseignements et des projets artistiques menés à la Villa Arson.

Ces conférences sont ouvertes à tous et ont généralement lieu le mardi soir à 18h30, dans le grand amphithéâtre de la Villa Arson, en accès libre et gratuit.
Ce programme est susceptible de modifications et compléments. Informations actualisées et complétées sur www.villa-arson.org

FEVRIER 2016

  • 02/02 – Agnès Giard, écrivaine et anthropologue
  • 23/02  Sveta Libet et Dobrynia Ivanov, artistes Ukrainiens en résidence

 

02/02 – Agnès Giard, écrivaine et anthropologue

GIARD-©Karym-Bagoee

« La fille-poupée au Japon : entre esthétique et perversion »

Il existe au Japon une forme d’art à part entière, née dans les années 70 : l’art des poupées articulées à joints sphériques (kyûtai kansetsu ningyô). Elle prend curieusement naissance dans une revue de mode et d’ikebana, plus précisément dans un article consacré à Hans Bellmer, le tout premier texte qui lui soit consacré au Japon. L’article est rédigé par un célèbre critique d’art, essayiste et traducteur : Shibusawa Tatsuhiko (1928-1987). Chantre des avantgarde et découvreur du Marquis de Sade, il est celui par qui le scandale arrive. C’est lui qui traduit L’Histoire de Juliette et popularise le fantasme des poupées, fantasme dont les ramifications se répandent à travers le pays sous des formes spectaculaires. L’art des poupées articulées – qui s’inscrit dans un contexte d’agitation politique et de terrorisme – articule l’esthétique au déviant et le beau au pathologique. En étudiant les origines de cet art, Agnès Giard questionne le lien secret qui unit la création à la perversion.

Anthropologue, chercheuse rattachée à l’Université de Paris Ouest, laboratoire Sophiapol, Agnès Giard est l’auteure de quatre livres consacrés à la culture japonaise, culture qu’elle interroge sous un angle particulier : comment se construisent les affects ? comment s’expriment les émotions ? Depuis 1997, elle se rend régulièrement au Japon pour enquêter sur la façon dont les désirs s’y manifestent et suivant quelle logique. Son premier livre, en 2006, L’Imaginaire érotique au Japon, est traduit en japonais aux éditions Kawade shobô, l’équivalent de Gallimard. En 2008, Agnès Giard publie un Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon, suivi d’un livre de design (Les Objets du désir au Japon), puis d’une anthologie : Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines. Son prochain livre – en 2016 aux Belles Lettres – sera publié sous le titre Un Désir d’humain.

23/02  Sveta Libet et Dobrynia Ivanov, artistes Ukrainiens en résidence

Sveta Libet et Dobrynia Ivanov

Avec une trentaine de rendez-vous autour d’artistes, de critiques et théoriciens illustrant de multiples pratiques et approches de l’art (dessin, sculpture, vidéo, cinéma, littérature, peinture, musique, architecture, histoire de l’art, théorie, exposition…), et de différents pays (Allemagne, Autriche, USA, Grande-Bretagne, Pologne, Ukraine, Liban, Lituanie…), ce programme de conférences et rencontres reflète la diversité des enseignements et des projets artistiques menés à la Villa Arson.

Pour en savoir plus sur Sveta Libet & Dobrynia Ivanov : cliquer ici

Les 3 et 4 mars 2016
Programme associé | Rencontres & interventions autour de l’exposition

Ces rencontres sont organisées pour tous les publics de manière à appréhender le travail de Sonia Boyce dans ses dimensions artistiques, contextuelles et historiques, à travers des interventions de commissaires, historiens de l’art, critiques ainsi que la projection d’un film et une performance.
Jeudi 3 mars : 14h, ouverture par Jean-Pierre Simon, directeur de la Villa Arson
14h15, introduction par Sophie Orlando, historienne de l’art et commissaire de l’exposition
14h45, Sonia Boyce, artiste : « In the process, someone became a cat and another became a seal »
15h30, Cécile Bargues, historienne de l’art : « Dada, la danse, le fantôme »
17h, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, commissaire d’expositions : « Akinbode Akinbiyi and Ben Patterson to Answer Curtis Mayfield’s Calls in “We the People Who Are Darker Than Blue Lyrics »
17h30, Lotte Arndt, critique : « Connexions transcontinentales et transhistoriques : Sammy Baloji »
19h, Film: Reece Auguiste, Twilight City, 52 min, 1989. Black Audio Film Collective (présentation du film par Sophie Orlando)
Vendredi 4 mars : 14h, Performance : Latifa Laâbissi performe Japonese (pièce entière de Valeska Gert : 5 min en 3 fois dans l’après midi.
(Programme sous réserve de modification).

Entrée libre. Réservation recommandée à colloque@villa-arson.org

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