Conférence

Conférence Philippe Duboÿ

Philippe Duboÿ, architecte et historien de l’art, enseigne l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme à l’École nationale d’architecture de Paris-La Villette.  Ses recherches ont fait l’objet de nombreuses publications, en particulier sa thèse de doctorat, Lequeu, une énigme (éd. Hazan, 1987). Comme commissaire d’exposition, il faut retenir Die Andere Stadt au MAK de Vienne en […]

Philippe Duboÿ, architecte et historien de l’art, enseigne l’histoire de l’architecture et de l’urbanisme à l’École nationale d’architecture de Paris-La Villette. 

Ses recherches ont fait l’objet de nombreuses publications, en particulier sa thèse de doctorat, Lequeu, une énigme (éd. Hazan, 1987). Comme commissaire d’exposition, il faut retenir Die Andere Stadt au MAK de Vienne en 1989, la conclusion logique de son travail d’archivage des dessins de l’architecte italien Carlo Scarpa.

Carlo Scarpa, Montréal, 1967, Pavillon italien, "La Poésie", commissaire Giulio Carlo Argan, le David de Donatello est posé à l'extérieur du pavillon sur le dallage de La Flagellation du Christ de Piero Della Francesca.

Carlo Scarpa, Montréal, 1967,
Pavillon italien, « La Poésie », commissaire Giulio Carlo Argan, le David de Donatello est posé à l’extérieur du pavillon sur le dallage de La Flagellation du Christ de Piero Della Francesca.

Carlo Scarpa (1906- 1978), Un musée à croissance illimitée

« Le jeu savant, correct et magnifique des formes sous la lumière (méditerranéenne) » Le Corbusier, Venise 1934

De 1942 à 1976, de la première Galerie du Cavallino à Venise à la préfiguration du Musée Picasso à Paris, l’expérience d’architecte de Carlo Scarpa a été de construire un musée à croissance illimitée où, à la différence de Le Corbusier, chaque occasion de se confronter avec l’oeuvre d’art lui a permis d’affirmer, avec ses convictions d’architecte, à son corps défendant, ses qualités de muséographe. 

En 1972 Il en définit lui-même les tenants et les aboutissants: « Je me suis occupé d’expositions, de musées aussi.. Maintenant j’ai des invitations pour faire d’autres musées, deux autres. mais j’ai toujours affaire à des lieux d’ores et déjà construits: comment fais-je faire pour les transformer? Ceci est lié un peu à tout le bagage dont je suis fait, le bagage de la tradition, le bagage des connaissances, les composantes que l’architecture moderne nous a – comment dire ?- fait absorber en osmose. »

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