CAMIN’ART

Parcours

CAMIN’ART

Parcours d’œuvres dans la ville

CAMIN’ART

L’événement en images

1/2

À Vence, cité des arts et des artistes, il est important que la culture s’exprime aussi en dehors des institutions, dans l’espace public. Parallèlement à l’exposition Morceaux choisis présentée au château (sélection des collections d’œuvres de la commune), la ville et la Régie culturelle vous proposent une exposition en forme de parcours dans le centre ville. Intitulée “CAMIN’ART”, elle vous invite à cheminer (caminar), à la découverte d’œuvres d’artistes de notre territoire. “Se hace camino al andar”, disait le poète Antonio Machado. “Le chemin se construit en marchant ».
Commissariat : Evelyne Artaud.

DANS L’ESPACE PUBLIC

Place du Grand Jardin
Jean-Paul Maniouloux habille de mots les arbres de la place, et nous interroge en douceur sur la notion d’Etre ensemble. Ses inscriptions colorées nous invitent à ne pas oublier le lien qui tisse notre espace commun.

Lavoir
La condition humaine est “Le tourment majeur” de FRANTA, avait noté Thomas M. Messer, directeur du Musée Guggenheim de New York. Sa sculpture L’Eveil, saisit la condition humaine au plus vif, entre douleur et espoir. Installé à Vence de longue date, l’artiste nous bouleverse par une œuvre qui nous renvoie au fracas du monde et à la responsabilité de notre propre violence.
Les œuvres de Corinne Tounsi, La Rencontre, Rumba, Nu noir et Shéhérazade, sont peuplées de silhouettes d’hommes et de femmes, au fil d’une chorégraphie sensuelle et sensible. L’artiste vençoise développe une technique originale, enrichissant la toile de fils teintés et cousus, de fragments de toiles découpées…

Cour du Centre Culturel municipal
Dans l’entrée, on découvre une autre œuvre de Corinne Tounsi.

Dans la cour, le Minotaure (2013) de Luc Boniface a pris place. L’artiste, qui vit et travaille au Broc, se définit comme sculpteur du végétal vivant. Son minotaure est un monstre feuillu et dégoulinant, à la fois étrange et puissant. Il représente la part de sauvagerie qui est en nous, comme atténuée avec humour par la fraicheur de la mousse.

Belvédère Fernand Moutet

Immobiles et verticaux, Les Chevaux curieux (2010) de Kim Boulukos, semblent en attente d’une réponse ou d‘un appel. Originaire de New York, l’artiste niçoise a une double formation en arts plastiques et en biologie.”Mon souhait est que mes animaux transmettent une émotion forte où se mêlent les sentiments d’ébahissement et de fragilité.”

Porte et place du Peyra

L’univers de Georges Bru est étrange et mystérieux. Le grand fumeur (1992) suspendu sur la porte du Peyra est la reproduction d’une œuvre de la collection de la galerie Chave à Vence. Elle témoigne de l’imaginaire singulier de l’artiste.

Jean-Marie Cartereau est un artiste toulonnais, ancien élève de Georges Bru. Son univers est fantasmatique. Place du Peyra, sur la tour du château, son Ange (2010) revisite le thème des anges déchus, qui bannis des cieux, transmirent leur savoir aux hommes, mais apportèrent aussi la destruction.

Portes de l’Orient et du Signadour

Daniel Gianella travaille depuis de nombreuses années sur le collage, à partir d’outils numériques. Ses assemblages minutieux Crise et Déluge nous invitent à prendre de la distance avec l’extraordinaire profusion de signes qui nous submerge au quotidien.


 

CHAPELLE DES PENITENTS BLANCS

À l’entrée de la chapelle, on découvre une œuvre de Max Charvolen réalisée in situ en septembre 2020. Fort d’une double formation d’artiste et d’architecte, l’artiste niçois travaille aux frontières entre l’espace physique et l’espace symbolique. Pour cette intervention, il a fragmenté la toile par découpe avant de la recomposer en mettant le volume à plat sur le mur, le faisant ainsi passer de trois à deux dimensions.

À l’intérieur, l’œuvre de Micheline Simon, Gira la pagina (tourne la page, 2019) s’offre au regard. L’artiste joue avec le dessin, le collage, la multiplication des strates. L’œuvre nous emporte dans une ronde de l’art qui juxtapose les époques et interroge le monde des signes qui nous entoure.

Intitulée Géologie, la série d’œuvres d’Anne Pesce a été créée sur de la pierre de Vence, ville où vit l’artiste. Depuis 25 ans, elle voyage à travers le monde : Terres Australes, océan Antarctique, Islande, Tokyo, New-York… à la recherche de formes et de vues qu’elle rapporte à l’atelier. L’une de ses œuvres est aussi présentée au Lavoir.

Né en Italie, Paolo Bosi est de Vallauris. Dans ses œuvres récentes (2019) réalisées en terre cuite oxydée : Buste incliné et Buste rouge, ou en terre cuite : Fayoum et Epifania, la matière est première; avant toute forme il y a la terre et le bois qui s’emboitent, s’encastrent, s’épousent, se repoussent, luttent pour prendre leurs places respectives dans un certain ordre assemblé.

Egalement de Vallauris, haut lieu de la céramique, Marc Alberghina nous interpelle en donnant corps à des images qui ne cessent de nous questionner. Ainsi cette Mère (2017) ambivalente, à la fois symbole du « dedans » qui protège, mais aussi du désir premier, masculin comme féminin, qui donne naissance à l’œuf du monde. L’artiste est aujourd’hui une figure de la céramique contemporaine, présent dans des musées tels que le Musée des Arts Décoratifs de Paris ou le Museum of Art and Design de New-York.

CHAPELLE DES PÉNITENTS BLANCS : Place Frédéric Mistral
Exposition CAMIN’ART – 19 septembre au 14 novembre Jours d’ouverture :
• Du 19 septembre au 18 octobre : mardi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche
• Du 20 octobre au 14 novembre : mardi, jeudi, vendredi, samedi.
11h à 18h – Entrée libre

Haut de page