Exposition

Bernar Venet / Les origines 1961 – 1966

Bernar Venet / Les origines 1961 – 1966

C’est une longue histoire d’amitié qui lie l’Espace de l’Art Concret et l’artiste Bernar Venet. Sa participation au second manifeste de l’art concret en 1993, en constitue l’un des points forts. En 2009, il choisit l’EAC pour présenter pour la première fois, sa collection personnelle. Celle-ci témoigne de sa ligne de conduite artistique : minimale […]

Bernar Venet dans son atelier à Nice, 1963 © Philippe Bompuy

Bernar Venet dans son atelier à Nice, 1963 © Philippe Bompuy

C’est une longue histoire d’amitié qui lie l’Espace de l’Art Concret et l’artiste Bernar Venet. Sa participation au second manifeste de l’art concret en 1993, en constitue l’un des points forts. En 2009, il choisit l’EAC pour présenter pour la première fois, sa collection personnelle. Celle-ci témoigne de sa ligne de conduite artistique : minimale et conceptuelle.

Reconnu aujourd’hui comme l’un des artistes majeurs français, ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Si ses sculptures monumentales d’acier sont largement diffusées, les oeuvres de ses débuts,avant son installation à New York en 1966, sont nettement moins connues du grand public. C’est cette production que l’exposition souhaite mettre à l’honneur, offrant un éclairage particulier sur la série des Reliefs-cartons, réunis pour la première fois sous un ensemble aussi important.

Dès l’âge de 20 ans, en 1961 lors de son service militaire à Tarascon, Bernar Venet débute ses recherches sur les matériaux par un événement fondateur en découvrant une coulée goudronneuse à Carpiagne contre la falaise d’une carrière abandonnée. Il débute alors la série des Goudrons sur papier. Révélant la qualité intrinsèque de cette texture, il abolit peu à peu la forme pour un traitement égalitaire de la surface. En 1963, avec la série des Reliefs-cartons, il sublime ce medium par le recouvrement au pistolet de peinture glycérophtalique évacuant toute donnée subjective et lyrique engendrée par la main de l’artiste. Il introduit une donnée inédite à ses œuvres : un procédé de réactualisation de la couleur par le collectionneur ou un assistant qui place l’artiste à distance de son œuvre.

Aux peintures à l’huile, il préfère le bitume et la laque industrielle, se plaçant ainsi en rupture avec l’académisme pictural de l’abstraction gestuelle de l’époque. La remise en question de la peinture le conduit à une critique fondamentale de la notion même de l’objet artistique tout en se tenant à distance des gestes d’appropriation du réel de ses amis du Nouveau Réalisme. En juin 1961, il réalise sa première pièce sonore Gravier Goudron : enregistrement du crissement de la roue d’une brouette sur le gravier dans la cour de la caserne où il effectue son service militaire. Cette œuvre, ni musicale ou poétique, s’inscrit dans un courant plus large de recherches annonçant l’art conceptuel dans lequel il s’engagera à New York. Les bases de son œuvre sont lancées.

Galerie du Château et Donation Albers-Honegger

Commissariat : Fabienne Grasser-Fulchéri, assistée d’Alexandra Deslys

Parallèlement à l’exposition, de nombreux événements et rendez-vous sont programmés (visites guidées, projections, visites en famille).

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