Conférence, Rencontres

BÂTI & VÉGÉTAL : médiation, conservation, valorisation

Isolé ou en bosquet, en pleine terre ou en pot, de forme contenue ou bien libre, en banquette ou en parterre, ordonnancé en jardin ou bien en parc, le végétal revêt des apparences multiples et s’immisce sans crainte dans le vocabulaire de l’architecture, lui ouvrant même de nouveaux horizons. Architectes, conservateurs, archéologues, botanistes, historiens, tous […]

Isolé ou en bosquet, en pleine terre ou en pot, de forme contenue ou bien libre, en banquette ou en parterre, ordonnancé en jardin ou bien en parc, le végétal revêt des apparences multiples et s’immisce sans crainte dans le vocabulaire de l’architecture, lui ouvrant même de nouveaux horizons.

Architectes, conservateurs, archéologues, botanistes, historiens, tous sont confrontés aux problèmes de préservation et de pérennisation du bâti et du traitement végétal à lui prodiguer. Mais il est avant tout nécessaire d’abdiquer de ce réflexe qui consiste à cloisonner l’espace et la pratique dévolus à l’un et à l’autre comme s’ils interagissaient en ennemis de toujours.

Ainsi, depuis la pousse spontanée sur les arases de la ruine jusqu’à la parure végétale délibérément mise en œuvre et construite – mur végétal –, les exemples sont nombreux où la plante démontre sa force et son utilité, participant activement d’une action salvatrice sur le plan esthétique certes, mais également curatif et utilitaire.
Car le monument est en désir permanent de dialoguer avec le végétal, chacun étant en capacité de servir l’autre, le situer, le magnifier et le grandir.

Pour s’en convaincre et afin d’acquérir les réflexes utiles, cette journée d’étude se veut pratique en interrogeant ceux qui ont, parfois d’instinct, éprouvé ces mécanismes en réconciliant fragilité apparente de la plante et hiératisme de la pierre. Une posture claire sera alors permise permettant de tracer les grandes lignes d’une politique raisonnée en matière de réciprocité minéral/végétal.

De par sa conception et son histoire, la Villa Arson est le site le plus démonstratif de cette osmose entre bâti et végétal et constitue un contexte idoine pour échanger sur cette thématique.

Programme et intervenants (sous réserve de modification) :
9h : Accueil des participants
9h15 : Présentation de la journée par Yves Cranga , conservateur à la Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Bâti et végétal, une question de posture ».
10h15 : Xavier Boutin, architecte : “Ruines et végétations : typologie improbable“
11h : Pause
11h15 : Véronique Thuin-Chaudron, docteur en Histoire, auteur d’une thèse « La construction de Nice de 1860 à 1914″ (sous la direction de Ralph Schor : « Nice : du rêve de la cité-jardin à sa remise en cause par l’urbanisation »
11h45 : Echanges avec le public
12h15 : Pause déjeuner
14h : Visite du site et des jardins de la Villa Arson avec Patrice Lorho, jardinier, chargé de la conservation et de la valorisation du site de la Villa Arson
14h45
 : Dominique Pinon, paysagiste en charge de l’élaboration du plan de gestion des jardins de la Villa Arson : « Bâti et végétal : ennemis de toujours ? »
Suivi d’un échange avec Patrice Lorho.
16h15 : Echanges avec le public


INFORMATIONS PRATIQUES


Jeudi 5 octobre de 9h à 17h à la Villa Arson, grand amphi
Journée ouverte à tout public (étudiants, enseignants, professionnels, amateurs, etc. ).
Possibilité de restauration sur place le midi,  à la Cafétéria de la Villa Arson.
Contact : Service des publics, tél. 04 92 07 73 86 / servicedespublics@villa-arson.org

Entrée libre, sur réservation via le formulaire en ligne : https://www.villa-arson.org/2017/09/bati-vegetal-mediation-conservation-valorisation/

ou sur l’adresse reservation@villa-arson.org

Haut de page