Exposition

FANTOMACHIE

LES ARTISTES :  Rémi AMIOT, Arnaud BIAIS, Jeanne BERBINAU AUBRY, Gillian BRETT, Maxime DUVEAU, Marie OUAZZANI, David PERREARD, Aude VAN WYLLER, Agathe WIESNER, sur une proposition de Gillian BRETT FANTOMACHIE est l’exposition d’un film qui ne sera jamais tourné. Plus précisément, d’un film qui aurait pu être un film d’horreur. Nous avons décidé d’en hanter […]

LES ARTISTES : 

Rémi AMIOT, Arnaud BIAIS, Jeanne BERBINAU AUBRY, Gillian BRETT, Maxime DUVEAU, Marie OUAZZANI, David PERREARD, Aude VAN WYLLER, Agathe WIESNER, sur une proposition de Gillian BRETT

fantomachie_v7

FANTOMACHIE est l’exposition d’un film qui ne sera jamais tourné. Plus précisément, d’un film qui aurait pu être un film d’horreur. Nous avons décidé d’en hanter le décor. Et d’en construire les situations. Dans une oscillation qui pourrait être son programme, entre « proto » et « post », l’exposition interroge et met en lien différentes temporalités techniques. Des techniques archaïques, premières, bricolées et des techniques contemporaines. Avec pour médium l’image vidéo mais aussi le son, l’installation, la lumière, le dessin, l’écriture. Le film d’horreur joue fréquemment de ces chevauchements, proposant dans une même unité différents « âges » techniques, qui se confrontent. L’horreur est aussi le nom d’une aberration. Filmer la hantise et la peur c’est précisément faire se confronter le passé et le contemporain. C’est tenter de révéler un passé souvent trop immédiat pour qu’on puisse le saisir. Trop informulé pour qu’il ne se transforme pas en obsession. Il s’est passé quelque chose, que s’est-il passé ? Il s’agit de livrer une certaine qualité de temps. Un temps diffus, incertain, un chevauchement, une incompréhension. Une atmosphère lourde, parfois chargée de tristesses. Ce temps particulier nous avons choisi de le nommer fantôme. L’exposition en est la fantomachie.

Hélène Soumaré

« Le cinéma est une «fantomachie» : c’est avoir la mémoire de ce qui n’a jamais eu la forme de la présence, et nous hante. »

Jacques Derrida, Ghostdance, film de Ken Mc Kullen

– Avec l’aimable soutien de la Villa Arson, remerciements à Patrick Aubouin –

Haut de page