estampillenoire.jpg

DEMAIN C’EST LOIN

Exposition des diplômés 2011 de la Villa Arson

25 juin - 9 octobre 2011
Vernissage le 24 juin à 18 h

Commissaire : Julien Bouillon, artiste et enseignant à la Villa Arson

demaincloin.jpg

L’exposition Demain c’est loin invite les diplômés 2011 de l’Ecole nationale supérieure d’art de la Villa Arson, du 24 juin au 9 octobre à la Villa Arson et du 25 juin au 9 octobre 2011 à la Galerie de la Marine.
Cette exposition se présente en deux volets, à découvrir comme des propositions complémentaires dans chacun de ces deux lieux.

Le prix de la jeune création contemporaine sera remis le 24 juin à 18h. Il offrira à deux lauréats une aide à la création, assortie d’une résidence et d’une expo- sition à la Galerie de la Marine en octobre 2012.

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Pour consulter les expositions passées de la Galerie de la Marine, cliquez ICI

BEAU DELAY

Une proposition de Arnaud Maguet à la galerie de la Marine (Nice)
Avec : Jérôme Fino, Samson Guyomard, Arnaud Maguet, Karine Meffret et Myriam Tirler.
Vernissage le vendredi 11 février à 18h30
Exposition du 12 février au 5 juin 2011

L'Artiste doit être celui qui s'engage dans un domaine expérimental pour tester des manières de penser, d'agir et appliquer les résultats dans la vie de tous les jours. L'avantage de tester ces choses dans un contexte artistique est que cela n'a aucune importance si l'on échoue. On peut se permettre de prendre des risques que l'on ne prendrait pas dans la vie normale. Ayant pris ces risques et perçu les libertés qu'ils autorisaient ou les limites qu'ils imposaient, vous êtes alors libre de les extrapoler dans une situation de vie normale. Le rôle de la culture doit être de vous enseigner des nouveaux moyens de traiter avec le monde.

 

Brian Eno interview Atem N°3 (1976)

Arnaud Maguet Beau Delay.JPG

 

Les artistes présentés ici ne se connaissent pas. Ils n'ont jamais exposé ensemble. Leurs parcours ont comme situation de départ des points différents dans le temps et dans l'espace. Les directions autonomes qui en fusent à vitesses variables et variées convergent présentement par mon choix. C'est la nature tangentielle à l'art contemporain de ces parcours qui ici motivent ce choix. Certains tanguent vers l'artisanat, d'autres vers le documentaire. Certains louvoient entre musique et performance, d'autres entre boisson et installation. Ils ont des points communs (comme les jumeaux homozygotes) et des points de divergence (comme tous les autres), mais tous semblent, à mon sens, appliquer un soin tout particulier (et totalement instinctif) aux relations entre ce que nos glorieux prédécesseurs ont déterminé comme l'art et la vie - ces deux caractères qu'on avait pensé séparés (une aberration), puis brièvement remariés (comme Liz Taylor et Richard Burton) et qui s'échouent maintenant en un concubinage sauvage.

 

C'est ce décalage (ce delay, donc) que je trouve beau et que nous allons tenter de rendre présentable dans l'espace dédié et protocolaire de la galerie municipale. Le terme "présentable" doit bien sûr ici être compris comme endimanché : la chemise maladroitement rentrée dans le pantalon d'un seul côté, le serre-tête qui pue et de petites tâches de vomis sur le revers de la veste en velours noir (très dur à ravoir). Un beau dimanche donc, du genre qui se prolonge toute la semaine et parfois même celle d'après...

 

Question : Mais qu'y aura-t-il donc dans cette exposition ?

 

Réponse : Il y aura un poisson vide, un coléoptère vide, un pangolin vide, un lézard vide et un tas d'autres mues aux anciens locataires plus difficiles à précisément nommer. Il y aura des photographies de gens qui surveillent, s'ennuient, touchent alors qu'ils ne devraient pas. Il y aura d'autres photographies. Il y aura des doigts aux ongles plus ou moins manucurés qui manipuleront des potentiomètres, des cordes, des touches, des microsillons, des ressorts et je ne sais quels autres objets afin de produire des sons qui, j'en ai peur, déplairont aux gardiens de l'exposition (désolé). Il y aura des cadavres de jours, de soirées, de nuits, puis de nouveaux de jours qui, se refusant à être recyclés dans la filière imposée par une écologie de surface, préfèrent tenter leur chance dans le champ de la représentation. Il y aura enfin un disque de rock dégradé sur lequel, au sens propre, sera fait usage sans modération aucune de très beaux delays (pédales et cabinets). Il y aura des cimaises pour poser et accrocher cet ensemble hétérogène. Vous voilà rassurés ?

 

A.M.

 


EVENEMENT
Nuit Européenne des musées
Samedi14 mai / 18 h - 23h

SOUND ORBITER

Pièce sonore de Michel Redolfi

La Galerie de la Marine invite le compositeur à créer une installation musicale, qui grâce à une technologie et un dispositif acoustique inédit, spatialise le son en trajectoires virtuelles autour du public et des pièces de l’exposition d’Arnaud Maguet , Beau Delay.

Sound Orbiter est extrait de son dernier opus, Music for mars dont la sortie à Radio France  est prévue en septembre.

Pour répondre à l'invitation de la galerie, Michel Redolfi présentera cette création au travers d’un dispositif d'objets. Des hauts parleurs seront placés dans différents espaces de la galerie pour donner une dynamique singulière à l’exposition. Sound Orbiter  décalera les visiteurs en leur offrant une expérience sensorielle unique.

 

Michel Redolfi est un artiste français né à Marseille en 1951. Son travail de compositeur de musique contemporaine est le fruit de multiples influences musicales, qui lui font porter son attention les sons naturels. La matière liquide développe très tôt chez lui un sens particulier de l'espace et du temps. L'extension de la perception sera à l'origine et au centre de toute son œuvre. Il est reconnu comme le fondateur de la musique subaquatique, genre musical qu’il a inventé dans les années 1980, avec sa composition Underwater Music. Son travail s'appuie sur la recherche et l'expérimentation, ses œuvres convoquent la mise en situation de phénomènes naturels, liés à des principes de psycho acoustique ou de physique acoustique. Plusieurs de ses compositions font appel à des dispositifs jamais utilisés en musique et poussent le développement du langage musical en prônant une méthode d'écoute nouvelle pour l'auditeur.

Michel Redolfi a étudié au Conservatoire de Marseille et à l'Université du Californie Institute of Arts à San Diego. Dès 1969, il fonde le GMEM, Groupe de Musique Expérimentale de Marseille avec Georges Bœuf et Marcel Frémiot. De 1988 à 1998, il dirige le Centre International de Recherches Musicales de Nice (CIRM) et crée le Festival MANCA. Proche de la musique expérimentale,  il  a collaboré avec de nombreux artistes du mouvement minimaliste et conceptuel, John Cage, Terry Riley, John Hassel…, ainsi que des danseurs et des artistes interdisciplinaires..

 

Il est l'auteur de nombreuses commandes publiques pour l'espace urbain pour les villes de Paris,  Séville, Boulogne, Metz, Brest, ou encore Nice (sonals du tramway) Il est lauréat de la Villa Médicis et du Prix international Ars Electronica.

 

YASMINA HATEM et LOÏC PANTALY

A t-on des nouvelles de monsieur de La Pérouse?
Exposition des lauréats du Prix de la Jeune Création de la Ville de Nice 2009,
avec le soutien de la Fondation Bernar Venet
Jusqu'au 23 janvier 2011
Marine_HatemPantaly2_DP.jpg

L’été dernier, la galerie de la marine présentait dans l’exposition Santé ! , exposition des diplômés 2009 de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson, deux grandes pièces de Yasmina Hatem et Loïc Pantaly, Antipodes 2009 et Principe 21 qui ont valu aux deux jeunes artistes d’être nominés au Prix de la Jeune Création de la Ville de Nice et de la Fondation Bernar Venet.
En 1785, Louis XVI charge l’officier de La Pérouse de conduire une expédition de découverte. Elle visait à affiner le contour des cartes, étudier les mœurs des peuples inconnus, établir d’autres comptoirs, ouvrir de nouvelles routes maritimes, enrichir les connaissances scientifiques de l’époque. En 1788, ses deux vaisseaux , l’Astrolabe et la Boussole disparaissent mystérieusement. L’exposition de Yasmina Hatem et Loïc Pantaly n’y apportera aucun éclaircissement . Alors, pourquoi ce titre qui n’offre aucun indice, ni piste de lecture pour la compréhension de l’exposition ?
M de La Pérouse serait un commissaire fantôme, signifiant par son absence, la façon dont le projet artistique a été pensé.  Son esprit de recherche, de curiosité et d’aventure marque aussi une nouvelle étape dans le parcours des deux jeunes artistes, qui ont des pratiques de l'art très différentes.
 Le travail de Yasmina Hatem interroge la notion d’espace. A partir de la préhension d’une structure, elle opère des prélèvements d’éléments qu’elle décompose, hors de toute logique stylistique et qui sont autant de matériaux, de formes, de signes. En se jouant du contexte, elle recompose des propositions « qui font scintiller une multitude d’ordres possibles »* . Yasmina Hatem vit et travaille à Nice et à Paris. Les œuvres de Loïc Pantaly sont moins importantes que le processus d’élaboration dont elles résultent. Mettant en œuvre l’idée du Principe de gestation, en prenant l’œuf pour objet référent comme pour puiser à la source de sa propre créativité, Loïc Pantaly nous invite, au travers ses installations et schémas complexes, dans son univers clos qui s’autonourrit de son fonctionnement. L’artiste vit  et travaille à Marseille.
 
 *In Les mots et les choses, p 9, Michel Foucault

CETTE ANNEE-LA...


Exposition des diplômés 2010 de la Villa Arson 
Prix de la jeune création contemporaine
Vernissage le jeudi 24 juin à 19h
Exposition du 25 Juin au 3 Octobre 2010


http://www.analogues.fr/e-semainecetteanneela.html

cette_anneeLa.jpg

A l'occasion du vernissage du 24 juin à 19h : 
Concert du groupe FLUSH THE FAT
avec Jérôme Grivel, basse et chant 
Loup Gangloff, batterie et chant.
A partir de 20h à la galerie de la Marine. 
Entrée Libre. 


concert_flush.jpg
 
La Galerie de la Marine invite la toute jeune création issue des écoles supérieures d’art en accueillant l’exposition CETTE ANNEE LA… en présentant des œuvres choisies dans le travail de 23 jeunes diplômés, l’exposition rend compte de la création émergente issue de la formation artistique enseignée à l’Ecole nationale supérieure d’art de la Villa Arson. 


Le prix de la jeune création contemporaine a été remis le jeudi 24 juin 2010 à l’occasion du vernissage du premier volet de l’exposition Cette année là… à la Galerie de la Marine. Ce prix répond à une volonté d’engagement de la Ville de Nice d'aider les jeunes artistes au sortir de l’école, à s’intégrer et à développer des projets professionnels dans le monde de l'art.  

Organisé par la Ville de Nice et soutenu par la fondation Bernar Venet, présidé par Jérôme Sans, conservateur et critique d’art, ancien directeur du Palais de Tokyo, ce prix a récompensé Eun Yeoung Lee et Jean-Baptiste Engler.


Le Prix de la Ville de Nice a été attribué à Eun Yeoung Lee, jeune coréenne de 27 ans, qui invite à explorer son espace mental, à entrer dans ses cabanes de fortune faites de cartons et peuplées d'animaux en céramique mal en point. Elle manie dans son travail de dessin et d'installation, sous un faux trait candide, une certaine violence.

 
CetteAnneeLa3_petite.jpg

Eun Yeoung LEE                                                                   

Bienvenue sauf you, 2010 

Techniques mixtes, étagère bois

 

Le Prix de la Fondation Bernar Venet a été attribué à Jean-Baptiste Engler, âgé de 25 ans, pour qui l'espace urbain est un terrain de recherches et d'expériences. Il emprunte des matériaux à la réalité (mobilier urbain, vitre d'abris bus, etc.) qui sont ensuite recyclés, retravaillés, de manière à habiter le présent dans ses dimensions à la fois brutales et fantastiques.

CetteAnneeLa2_petite.jpg

Jean-Baptiste Engler

Sans titre, 2010.

Acier laqué, verres brisés 

230 x 192 x 50 cm.


CetteAnneeLa1_petite.jpg

Vue d’ensemble

JARDIN FANTOME

MICHEL BLAZY avec JEAN-LUC BLANC
Vernissage le vendredi 12 mars à 18h30
13 mars - 13 juin 2010

Jardin Fantôme de Michel Blazy avec Jean Luc Blanc.

Le travail de Michel Blazy interroge depuis plus de quinze ans la relation entre le naturel et l’artificiel avec humour et dérision et pose ainsi la question de la consommation de l’art et des consommateurs d’art.
L’artiste utilise des matériaux périssables prélevés dans notre quotidien (pain, crème dessert, biscuits pour chiens, farine, oeufs, coléoptères…) pour observer et comprendre l’idée de l’évolution et du temps qui passe. Né à Monaco en 1966, il vit et travaille à Paris et est diplômé en 1990 de l’ENSA de la Villa Arson.
Michel Blazy a été sélectionné en 2008 pour le Prix Marcel Duchamp aux cotés de Laurent Grasso, Stéphane Calais et Didier Marcel .Il a été présenté à La Force de l’Art2 au Grand Palais en 2009.
Pour sa première exposition personnelle à Nice (hormis les projets chez Art Concept avant que la galerie quitte Nice en 1997), il a souhaité inviter Jean Luc Blanc avec qui il partage depuis plus de dix ans un espace atelier sur l’Ile Saint Denis .
Jean-Luc Blanc est né à Nice en 1965, il vit et travaille à Paris où il enseigne à l’Ecole des Arts Décoratifs. Il a été formé à Nice en 1989 à l’ENSA de la Villa Arson. La peinture et le dessin sont les principaux médiums utilisés par Jean-Luc Blanc et seront présentés en résonnance aux installations de Michel Blazy. Une grande rétrospective, Opéra Rock, avec plus de deux cents peintures et dessins lui a été consacré au CAPC de Bordeaux l’an dernier. Deux artistes reconnus internationalement que la Ville de Nice invite pour la première fois dans une exposition personnelle.

agence web nice Colorscreen .