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COLLECTIONNEURS EN SITUATION
Jusqu'au 30 octobre 2011

Vernissage le dimanche 19 juin à partir de 17h00

Artistes :
Céleste Boursier-Mougenot, Denis Castellas, Krijn de Koning, Sandra Lorenzi, Pascal Pinaud, Florian Pugnaire et David Raffini, Djamel Tatah, Cédric Teisseire, Richard Woleck.

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Dans le cadre de la manifestation L’Art contemporain et la Côte d’Azur, un territoire pour l’expérimentation, l’Espace de l’Art Concret présente un panorama de la création actuelle vu à travers le regard de certains collectionneurs de cette région. Le projet interroge la pratique de l’installation et de l’in situ en proposant aux artistes de concevoir des œuvres (produites et acquises par les collectionneurs) qui prendront place d’abord dans les galeries du château du centre d’art puis intégreront dans un second temps les collections de ceux-ci.

Cette exposition réunit 10 artistes associés à 9 collectionneurs ou couples de collectionneurs autour de 9 projets imaginés pour intégrer deux espaces de présentation qui différent dans leur architecture et leur fonction. Le titre de l’exposition «Collectionneurs en situation» met ainsi l’accent sur le rôle actif des collectionneurs qui expérimentent un autre rapport à l’œuvre : celui d’une œuvre en train de se construire. Le dialogue entre l’artiste et le collectionneur s’ouvre ici à un autre interlocuteur : l’institution générateur et pivot du projet. L’Espace de l’Art Concret, fruit d’une initiative privée et d’une volonté politique, apparaît comme le lieu idéal d’une telle exposition. De même que le Château, bâtiment appartenant à l’origine à la sphère privée puis transformé en centre d’art ouvert au public, permet de mettre en perspective les relations parfois ambigües que l’art entretient avec la question de la commande et du décorum.

Commissariat : Fabienne Fulchéri

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Visuels :
Krijn De Koning, OFFICE, 2008 - © Krijn De Koning

Sandra Lorenzi, Maquette préparatoire du Projet d’Installation « Anti chambre » © Sandra Lorenzi

INCIDENTS MAITRISES
Exposition du 30 janvier au 05 juin 2011

Commissariat : Fabienne Fulchéri, assistée de Charlotte Masse
Dossier de presse à télécharger

Artistes : Vincent Dulom, Jean Dupuy, Dominique Figarella, Roland Flexner, Bernard Frize, Aurélie Godard, Benoît Lemercier, Joseph Marioni, Carissa Rodriguez, Alison Rossiter, Cédric Teisseire, Thomas Vinson.

« Je nie l’accidentel », Jackson Pollock

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Benoît Lemercier
Lumière
, 2008
Acrylique sur toile de bois, 170 x 170 cm
Courtesy Galerie RX - Paris © droits réservés

Cette exposition propose de porter un autre regard sur des formes plastiques considérées la plupart du temps comme le fruit d’un “ratage”, d’une action et d’un geste non maîtrisés : la tache, la coulure, l’éclaboussure… 

Liées à la pratique picturale ces formes sont souvent associées dans la vie quotidienne à une notion d’impureté, à des traces que l’on doit faire disparaître, que l’on souhaite dissimuler…  Faire des taches est considéré depuis la plus tendre enfance jusqu’à l’âge adulte comme un acte reflétant un manque de maîtrise de soi, une agitation intérieure débordante qui se répercute visuellement et s’incarne dans un objet “souillé” : l’habit, le sol, la page… 
Ces petits accidents que nous nommerons ici incidents sont généralement le fruit du hasard. Ils surviennent malencontreusement et nous échappent, nous obligeant à intégrer cet événement, à “rectifier le tir” ou plus radicalement à recommencer, à repartir de zéro pour tenter d’obtenir un résultat conforme à nos souhaits originels. Cette exposition réunit des travaux d’artistes ayant érigé la tache ou la coulure au rang de motif à part entière, de sujet résultant non pas du hasard ou de l’accident mais d’une démarche rationalisée, l’aboutissement d’un processus préalablement établi.  La problématique rejoint ainsi l’un des fondements de l’Art Concret en plaçant au cœur du projet l’idée de la construction mentale, du processus, du jeu avec l’aléatoire tout en prenant le propos à rebours d’un point de vue formel. Le motif de la tache ou de la coulure s’apparente en effet à première vue à une abstraction lyrique, à une gestualité et à une expressivité bien éloignées des présupposés de l’abstraction géométrique. La subjectivité qui s’incarne dans la touche du peintre, qui le relie à un style et définit jusqu’à son identité est généralement nié. 

Dans cette exposition, la tache, la coulure ou l’éclaboussure deviennent des exercices de style à part entière mais les propositions interrogent tout le spectre des possibilités : de la tache la plus impersonnelle à la coulure la plus organique.  Ainsi le parcours offre une vision parfois archétypale de la tache comme à travers les œuvres de Carissa Rodriguez, par exemple, qui jouent sur la répétition d’un motif de tache idéalisée.  
Les toiles de Benoît Lemercier interrogent différemment un autre paradoxe en mettant en œuvre une composition complexe d’éléments où l’ordre le dispute au chaos. D’autres artistes comme Jean Dupuy tentent de mettre en échec la notion d’aléatoire en transposant et reproduisant ces incidents sur un autre support. Comme un enfant faisant son exercice d’écriture ou un musicien faisant ses gammes,  la réédition d’un geste semble se réaliser pour mieux dompter ce qui ne peut se maîtriser.  
Cette tension entre le hasard et la maîtrise à travers l’élaboration d’un processus précis se retrouve dans plusieurs propositions comme celles de Bernard Frize, Vincent Dulom ou encore Roland Flexner. Mais au-delà de tout ceci c’est également le corps qui est interrogé et à travers lui la pratique picturale. Dans son travail réalisé in situ, Aurélie Godard établit une sorte de typologie de taches qu’elle a recueillies sur le sol des ateliers de certains peintres. Ces motifs répartis par densité (liquide, semi-liquide, épaisse) et reproduits sur le mur de l’espace d’exposition dessinent une nouvelle géographie où la tache n’existe plus par sa couleur et sa matière mais par son contour.  
Pour qu’il y ait tache ou coulure, il faut aussi qu’il y ait pesanteur. Une gravité déterminante avec laquelle les artistes choisissent de composer ou pas, de renverser ou pas comme Cédric Teisseire, Thomas Vinson ou encore Joseph Marioni. 
Enfin, ultime pied de nez, certains artistes comme Dominique Figarella ou Alison Rossiter poussent la peinture dans ses moindres retranchements en la questionnant par le biais d’autres médiums comme la photographie par exemple. “Incidents maîtrisés” offre ainsi une lecture dans les marges, celles qui permettent de voir le monde sous un autre angle.

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FACE A FACE
Exposition du 30 janvier - 29 mai 2011

Commissariat : Fabienne Fulchéri, assistée de Vanessa Maglia
Dossier de presse à télécharger

Jean-François Dubreuil et Emmanuel. 
Dialogue ou confrontation. Deux démarches artistiques. Deux hommes réunis d'abord par un choix commun, celui de Sybil Albers et de Gottfried Honegger de faire entrer des œuvres de ces artistes au sein de leur collection.

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Emmanuel
07h16

Verre 80 x 160 cm
© Olivier de Branche

C'est le fil d'une histoire qui se poursuit depuis plusieurs années et qui relie les différents protagonistes par intermittence, selon les rencontres et le cours de la vie.
Cette exposition est née de l'envie de remonter ce fil, de l'enrichir en comblant parfois les manques, en retraçant les lignes et en reliant les espaces entre eux. Le regard du visiteur navigue ainsi avec jubilation entre ces deux démarches, en faisant des corrélations et en émettant des conjectures. Les œuvres de Jean-François Dubreuil et Emmanuel se répondent, les couleurs foisonnantes et éclatantes de l’un trouvent un écho inattendu dans les surfaces opaques ou réfléchissantes du noir et du blanc de l’autre…Tous deux puisent leur vocabulaire formel dans une abstraction géométrique qui met à l’honneur une forte puissance combinatoire. 
Jean-François Dubreuil passe au crible la presse (journaux quotidiens, magazines…) depuis plusieurs années. Le lien s’est d’abord fait par l’intermédiaire de l’image et plus spécifiquement de la photographie. Ce travail d’analyse a alors conduit l’artiste à poser la question de la hiérarchisation de l’information et à le traduire dans un langage pictural. Obéissant à un protocole précis, tout en laissant une large place au hasard, JF Dubreuil crée une nouvelle grille de lecture en classant les différentes composantes (texte, image, publicité…) selon des codes de couleurs. La composition est ainsi déléguée et dictée par la répartition de ces diverses informations. Si le travail puise sa source dans un réel et une immédiateté nourris par l’épuisante course à l’actualité, il effectue une transcendance salutaire. La peinture accomplit son œuvre, elle impose son rythme, son silence, son caractère immuable sans renoncer, jamais, à son énergie. 
De son côté, l’œuvre d’Emmanuel convoque avec une élégante et fausse décontraction les paradoxes d’un art fait de distance et de sensualité conjugué. Le verre, la peinture, le métal, le papier sont des matières que l’artiste assemble et ordonne dans d’infinies propositions jouant avec virtuosité avec les propriétés offertes : leur transparence, leur fragilité, leur opacité, leur relief… 

La “conversation“ avec le lieu s’inscrit à plusieurs niveaux : ombres portées, superpositions, lumières et reflets.
Les œuvres dans leur apparente simplicité cachent leur sophistication extrême. Elles habitent les lieux qui les accueillent comme autant de présences légères mais incontournables.
Ce “face à face” est bien un dialogue et les artistes nous invitent à entrer dans la boucle. Suivons le fil de leur pensée à travers leurs créations et regardons…

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