du samedi 11 février 2017 au dimanche 14 mai 2017

Retrouvez un parcours de l’art autodestructif dans les collections du MAMAC !

L’exposition permet d’apporter un éclairage sur les collections du MAMAC à travers le prisme de

« l’auto-destruction » : hanté, comme beaucoup de ses contemporains, par la destruction de masse dont la seconde guerre mondiale a été le théâtre, mais aussi par la tension de la Guerre Froide et les débuts de la course à l’armement nucléaire, Metzger rédige en 1959 un manifeste sur l’art « Auto-destructif » soulignant la fascination de la société occidentale pour la destruction. A la même époque (1960-61), Arman initie ses fameuses colères, Niki de Saint- Phalle, invente le geste subversif du tir sur ses toiles et Jean Tinguely réalise ses machines-sculptures autodestructives, etc. L’occasion d’un regard inédit sur des œuvres majeures de la collection du MAMAC.

 

Afin de donner un écho à l’évènement sur le territoire niçois, l’exposition donnera lieu à des projets collectifs et participatifs. S’appuyant sur la pratique de Gustav Metzger et son engagement, tout au long de son existence, à partager ses recherches et les grands sujets contemporains, le MAMAC souhaite impliquer le monde éducatif  et des personnalités de différents horizons à des actions de sensibilisation sur le thème du changement climatique et des enjeux écologiques contemporains.

 

 

En préfiguration de l’exposition :

 

Réactivation de l’œuvre Mobbile par les étudiants de l’Ecole de Condé de Nice.

 

Le MAMAC recrée Mobbile (1970/2017) grâce à la participation des étudiants de l’école de Condé. Il s’agira de conduire à travers Nice une voiture « arrangée » entre le 30 janvier 2017 et le 8 février maximum selon un parcours, un rythme et une amplitude horaire à définir (à raison de 2 à 3 heures par jour maximum). Les habitants de la ville seront témoins de votre vaisseau énigmatique, sans que soit précisée la nature de l’entreprise : expérience scientifique, test botanique ou contrôle automobile ? Des photographies de la voiture prises à différentes étapes et dans différents contextes viendront documenter l’œuvre et seront ensuite exposées aux côtés du cube de plexiglas au MAMAC dans l’exposition.

 

Réactivation de l’œuvre South Bank Demonstration.

 

Le mardi 7 février à 15h, le MAMAC recrée en public, pour l’exposition consacrée à l’artiste, South Bank Demonstration (1961/2017). Cette œuvre de Metzger est réalisée pour la première fois en juin 1961 lorsqu’il organise une grande démonstration de peinture à l’acide en public. Equipé d’un masque à gaz, de gants et muni d’un pulvérisateur, l’artiste asperge trois toiles en nylon de couleurs différentes avec de l’acide chlorhydrique et pénètre progressivement dans la structure. L’œuvre d’art se génère et  s’autodétruit simultanément, révélant progressivement le paysage de Londres et de la Tamise. Dans cette action Metzger a sciemment recours à un équipement qui au-delà de le protéger, renvoie immédiatement à un registre de danger, de toxicité. La pièce sera présentée dans le parcours tout au long de l’exposition du MAMAC.

 

 

Programmation associée :

 

En lien avec l’exposition Gustav Metzger le MAMAC et L’ECLAT proposent :

Le mercredi 22 mars : à l’auditorium du MAMAC une conférence d’Agnès Sinaï, « l’anthroprocène et ses antidotes », à 19h.

Agnès Sinaï est journaliste environnementale, auteure de divers ouvrages et membre du comité de rédaction de la revue Entropia.

Le jeudi 30 mars à 19h : à la Villa Arson, une soirée de courts-métrages expérimentaux, historiques et contemporains.

 

L’ECLAT – Pôle Régional d’Education artistique et de Formation au Cinéma Provence-Alpes-Côte d’Azur, assure une circulation entre la diffusion, la formation et la création dans le domaine des arts visuels et sonores. Situé à la Villa Arson à Nice, L’ECLAT favorise la rencontre des arts, en plaçant le cinéma dans un débat avec les différentes formes artistiques. Depuis de nombreuses années, L’ECLAT élabore des programmations en relation avec des thèmes d’exposition, afin de mettre en résonance l’esthétique, l’engagement artistique et politique des artistes exposés avec des films inscrits, tant au sommet du septième art qu’émanant de productions contemporaines. Evitant la simple illustration de sujet, la programmation, établie comme un mode de pensée, peut s’élaborer à partir de motifs plastiques ou thématiques développés par les artistes ; proposer des approches plus intuitives prenant en compte l’esprit d’une œuvre, ses affinités ou concordances avec des temporalités historiques ou sociologiques…

 

 

 

La Maison de l’environnement :

 

Durant l’exposition, le MAMAC collabore avec la Maison de l’environnement de Nice ; véritable plate-forme niçoise qui favorise une démarche éco-citoyenne pour relever les défis de l’évolution climatique et du développement durable.

Dans le cadre de cette collaboration, des visites-ateliers seront proposés à des classes du premier et second degré sur la base de la thématique de l’art et de l’environnement.

 

Visites Buissonnières :

 

Un dimanche par mois à 11h, artistes, conférenciers, historiens, géographes, scientifiques, vous emmènent en visites buissonnières et partagent leur regard singulier sur les collections permanentes et les expositions temporaires.

 

Le dimanche 19 mars, l’historienne de l’art Elodie Antoine proposera une visite en dehors des sentiers battus dans le cadre de l’exposition Gustav Metzger.

Entre 1959 et 1961 – dans la logique des avant-gardes historiques – Gustav Metzger rédige deux manifestes, « Auto destructive art » et « Auto-creative Art » semblant ainsi inscrire sa pratique artistique entre deux pôles, l’auto destruction et l’auto création. À partir de sa performance « South Bank Demonstration» – une des Acid Action Painting -, réalisée à Londres en 1961, Elodie Antoine propose d’interroger la dialectique à l’œuvre dans les expérimentations de l’artiste en ce début des années 1960 en Europe. Il s’agit également d’inscrire cette action-performance dans le contexte plus global des avant-gardes internationales de l’art d’après-guerre ; des mouvements Gutaï (Japon) et Fluxus (Etats-Unis, GB, France, Allemagne), en passant par l’actionnisme viennois (Autriche) et le Nouveau Réalisme.

Historienne de l’art, Élodie Antoine prépare actuellement une thèse sur les collectifs d’artistes en France aux lendemains de Mai 68.

 

Un dimanche d’avril avec l’artiste BEN (Benjamin Vautier) en lien avec l’exposition Gustav Metzger et du « Festival of Misfits » (« Festival des désaxés »).

Le festival des Misfits organisé par Daniel Spoerri et Robert Filliou s’est tenu du 23 octobre au 8 novembre 1962 à l’Institute of Contemporary Arts (ICA) et à la Gallery One de Victor Musgrave à Londres, et réunit Addi Kocpke, Gustav Metzger, Robin Page, Ben Patterson, Per Olov Ultvedt, Ben Vautier et Emmett Williams. L’installation de Metzger consistait à présenter sur un mur deux exemplaires identiques de la couverture du Daily Express dont le sujet était la crise des missiles cubains. La proposition de Metzger fut rejetée par les organisateurs qui la jugeaient trop inaccessible pour le public. Il choisit toutefois, non sans ironie, d’être présent dans l’exposition par le biais d’un portrait photographique. À la soirée du 24 octobre 1962, Metzger distribue à l’ICA son quatrième manifeste nommé Manifesto World (daté du 7 octobre 1962) et renouvelle sa Lecture/Demonstration devant un public stupéfié.

 

Intervention d’Aurore Asso, championne d’apnée française, auteure et réalisatrice de documentaires en milieu marin.

 

Dates à confirmer.

 

Programme à suivre sur www.mamac-nice.org

Tarif 6 euros – Réservation lelia.mori@ville-nice.fr

 

 

Collaboration avec le monde enseignant :

 

Master 2 Evènementiel, Médiation et Ingénierie de la Culture, Université Nice Sophia Antipolis.

L’édition Mars aux musées 2017, propositions d’événements culturels organisés par des étudiants dans les musées de Nice durant le mois de Mars, mettra l’exposition de Gustav Metzger à l’honneur le soir de l’inauguration de la manifestation, le jeudi 2 Mars à partir de 19h. Il s’agira d’amener le public à s’approprier les problématiques environnementales et sociétales soulevées depuis de longues années par Gustav Metzger. La compagnie 7Pépinière réalisera notamment  plusieurs performances dans l’exposition, notamment autour de l’œuvre Mass Media : Today and Yesterday, 1972/2017.

 

 

Ecole de Condé de Nice :

En mai, l’Ecole de Condé s’appropriera et réinventera  l’événement « Remember Nature » en organisant une journée de création partagée dans l’esprit de Gustav Metzger. Il s’agira d’imaginer une journée-évènements autour des thèmes chers à l’artiste tels que la lutte contre la disparition des espèces et des ressources, les enjeux écologiques contemporains, à travers des actions participatives et collaboratives de toute nature : production d’un projet, performance, conférence, intervention sur les réseaux sociaux ou dans la rue etc.

Le monde de l’art, de l’architecture et du design doit prendre position contre l’effacement continu des espèces – même s’il y a parfois peu d’espoir. C’est une chance et notre devoir d’être actif dans ce combat. Gustav Metzger, 2015.

 

 

Supportive (détail), 1965-66/2011, projecteurs de diapositives avec unités de commande, filtres polarisés rotatifs, cristaux liquides. Collection du Musée d’art contemporain, Lyon © Photo : Blaise Adilon. Photo courtesy : MAC Lyon

Supportive (détail), 1965-66/2011, projecteurs de diapositives avec unités de commande, filtres polarisés rotatifs, cristaux liquides. Collection du Musée d’art contemporain, Lyon © Photo : Blaise Adilon. Photo courtesy : MAC Lyon

Share on FacebookTweet about this on Twitter
Partager ce contenu