du samedi 25 juin 2016 au dimanche 8 janvier 2017

à 19 h 00

Parcours Jean Genet, port de Brest, juin 2006 - sérigraphie en situation - © ADAGP, Paris, 2016

Parcours Jean Genet, port de Brest, juin 2006 – sérigraphie en situation – © ADAGP, Paris, 2016

Né en 1942 à Nice, Ernest Pignon-Ernest ne cesse d’apposer des dessins sur les murs des cités à travers le monde. Considéré comme le précurseur de l’art urbain, il est aujourd’hui une figure incontournable et populaire de la scène artistique nationale.

L’année 2016 marque les cinquante ans de ce travail résolument engagé et profondément humaniste qui s’est développé dans l’espace public en marge du circuit institutionnel. En 1995, le MAMAC présente une importante exposition de ses interventions dans les rues de Naples intitulée Sudari di carta.

Vingt-un ans plus tard, le musée revient sur le parcours atypique de cet arpenteur d’origine niçoise par une rétrospective associée à une intervention in situ : Les Extases à l’église abbatiale de Saint-Pons.

« Si je reviens », Pasolini, Rome, 2015 Sérigraphie en situation © ADAGP, Paris, 2016PASOLINI. 40 ans après son assassinat. Collage à Rome, Ostia, Naples, Matera, Mai/Juin 2015Pasolini 2015

« Si je reviens », Pasolini, Rome, 2015
Sérigraphie en situation © ADAGP, Paris, 2016PASOLINI. 40 ans après son assassinat. Collage à Rome, Ostia, Naples, Matera, Mai/Juin 2015Pasolini 2015

Du plateau d’Albion à Certaldo, de Charleville à Paris, de Naples à Alger, de Nice à Soweto, du Chili à la Palestine, depuis 1966, Ernest Pignon-Ernest change les rues du monde en œuvre d’art éphémère. Il a ainsi préfiguré nombre d’expériences artistiques qui sollicitent l’espace public. Considéré comme le précurseur de l’art urbain, il est aujourd’hui une figure incontournable et populaire de la scène artistique. Unique par sa tenue éthique et esthétique, son parcours quelque soit les thèmes abordés, a réussi le rare prodige de concilier un engagement sans concessions ni reniements avec une expression artistique d’une extrême exigence. Au point que certaines de ses images, notamment les fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond reproduit à des milliers d’exemplaires sont devenues de véritables icônes des temps modernes.

Ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les évènements qu’il a précédemment choisis. Inscrits de nuit dans les contextes pour lesquels ils ont été conçus, ses dessins – essentiellement représentation humaine grandeur nature – s’apparentent à des fictions surgissant par effraction dans le champ du réel et en bouleversent autant la symbolique que les perspectives.

« … au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d’en comprendre, d’en saisir à la fois tout ce qui se voit : l’espace, la lumière, les couleurs et dans le même mouvement tout ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l’histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique… Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent un corps à échelle 1. Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique… » E.P-E, entretien avec André Velter, 2014.

Inscrites ainsi dans les lieux, les évènements qui leur donnent tout leur sens, ces images sont livrées au caprice du temps jusqu’à disparaître. Ne restent que les croquis, les esquisses préparatoires, les dessins matrices des sérigraphies et les photographies in situ que réalise l’artiste. Pensée par Ernest Pignon-Ernest, l’exposition du MAMAC, bâtie sur ces centaines de documents et d’œuvres propose la découverte d’un processus de travail, l’exposé d’une démarche novatrice, retrace l’ensemble d’un parcours d’exception, sensible, sensuel, alerté, d’une création qui exalte la mémoire, les mythes, la poésie, les révoltes, les personnalités hors norme, toujours en prise, sur le qui-vive.

MAMAC, 1er étage


ÉVÉNEMENTS  PENDANT L’EXPOSITION :

LA PUBLICATION D’UN LIVRE/OBJET réunissant dans un coffret reproductions d’œuvres, cartes postales, fac-similés ainsiqu’un livret regroupant les préfaces de Christian Estrosi et d’Hélène Guenin, les textes de Marie-José Mondzain, philosophe et écrivain, de Samatha Longhi, historienne de l’art et curatrice, et un entretien mené par Rébecca François, commissaire de l’exposition.

Gallimard, Paris, 2016, 24 x 30,5 cm –  32 €

En vente à la boutique du musée (avec une sélection de livres et DVD) et dans le réseau libraires

RENCONTRE

Ernest PIGNON ERNEST et Régis DEBRAY

Jeudi 22 décembre à 18h à l’auditorium du MAMAC

en partenariat avec LES AMIS DE LA LIBERTÉ

Entrée libre

DES VISITES COMMENTÉES AU MAMAC

> tous les vendredi à 15h français ou anglais

Tarif individuel : 6 € (gratuit pour les moins de 13 ans)

Tarif de groupe (10-30 personnes) : 82 €

Visite guidée pour les scolaires (sur  réservation)

Tarif unique de 20 € par classe pour les scolaires  –  gratuit pour les établissements de la Métropole Nice Côte d’Azur

 

 

BIBLIOTHÈQUE LOUIS NUCÉRA

Exposition Ernest Pignon-Ernest,

1er octobre 2016 – 8 janvier 2017

Share on FacebookTweet about this on Twitter
Partager ce contenu